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DECRIMINALISATION DU TRAFIC DE DROGUE : Danse sur la tombe de Latif Guèye ? Voire !

Engorgement des cabinets d’instruction, surpeuplement des prisons et prolongation du temps des détentions préventives, c’est l’essentiel des arguments servis par le ministère de la Justice, par la voix même du garde des Sceaux, Cheikh Tidiane Sy, pour justifier l’ouverture d’un chantier pour le moins surprenant. Il s’agit du retour sur la loi dite «Loi Latif Guèye» qui criminalise le trafic de drogue. Loi, rappelons-le, votée à l’unanimité des députés présents lors de son adoption par l’Assemblée nationale. Feu l’ancien président de l’Ong Jamra, alors député et vice-président à l’Assemblée nationale, avait mis dans le vote de cette loi portant criminalisation du trafic de drogue tout le poids de son engagement de toujours dans la lutte contre le trafic et l’usage des stupéfiants.


Rédigé par leral.net le Jeudi 8 Septembre 2011 à 00:10 | | 4 commentaire(s)|

DECRIMINALISATION DU TRAFIC DE DROGUE : Danse sur la tombe de Latif Guèye ? Voire !
Il semblerait qu’à la pratique, l’application de cette disposition, acquis considérable aux yeux de tous ceux qui sont engagés dans la lutte contre le fléau de la drogue, poserait énormément de problèmes à la Justice et aux praticiens du droit, magistrats comme avocats et autres auxiliaires de justice. En tout cas, si l’on se réfère aux représentants de ces différentes corporations qui sont intervenus, hier (mardi 6/09), dans la rubrique «Qu’en pensez-vous» du journal de midi de la Rfm. Et leurs arguments sont essentiellement ceux évoqués en introduction de ce papier, repris et défendus par le garde des Sceaux.
A contrario, le Secrétaire général de Jamra, le directeur du centre Jacques Chirac de lutte contre la drogue et pour la réinsertion des drogués de Thiaroye, la représentante de la Raddho ont, tous, avec plus ou moins de véhémence, dénoncé ce projet qui, selon eux, revient sur un acquis majeur dans la lutte contre le trafic et l’usage des stupéfiants. Et, reconnaissant, pour certains d’entre eux, la pertinence des arguments avancés par les partisans du retour à la correctionnelle du délit de trafic de drogue, regrettent tous qu’aucune autre solution n’ait été envisagée, hors cette dernière, alors que, rappellera la représentante de la Raddho, «aucune prison n’a été construite dans ce pays depuis l’indépendance». Elle suggérait ainsi, comme l’avaient fait certains de ses devanciers, que c’était là une autre piste pour résoudre les problèmes posés par les partisans du retour à la correctionnelle du trafic de drogue ; en sus du renforcement des juridictions par l’adjonction de personnels supplémentaires.
À l’évidence, voici un débat bien posé et, de surcroît, par des gens concernés au premier chef. Les magistrats, chargés de l’application des lois, dont on comprend qu’ils sont à l’origine de l’initiative du ministre de la Justice, d’une part, les spécialistes de la lutte contre le trafic et l’usage des drogues, initiateurs de la loi, d’autre part. Les arbitres en sont nombreux, avec l’Etat au premier rang, les députés qui ont voté la criminalisation et devront voter la décriminalisation, ensuite, les observateurs avertis, enfin, le grand public. N’étant ni spécialiste du droit, ni particulièrement impliqué dans la lutte contre la drogue, je vais me compter dans cette dernière catégorie et donner, en vrac et vite, quelques avis et peut-être une proposition de compromis dynamique.
Premièrement, je pense que l’encombrement des cabinets d’instruction, le surpeuplement des prisons, et les trop longues périodes de détention préventives, au Sénégal, ne sont pas une cause directe de la criminalisation du trafic de drogues, parce qu’ils datent de bien avant l’adoption de cette loi ; et ont donc bien d’autres causes. Tout le monde le sait, et de les brandir comme arguments principaux, sinon seuls arguments, pour justifier le projet de retour à la correctionnalisation du délit de trafic de drogues peut affaiblir la défense du projet et ouvrir la boîte à soupçons chez les partisans de la criminalisation.
Deuxièmement, il faut, et là je suis d’accord avec le magistrat intervenu sur la Rfm, dépassionner le débat. Il ne sert à rien d’indexer les magistrats, ni une quelconque autre corporation, l’engorgement des juridictions et ses corolaires évoqués ici, sans être des causes directes de la criminalisation du trafic de stupéfiants, sont des réalités avec lesquelles ils sont journellement confrontés, et ils sauteront sur toute mesure apte à les leur alléger. Pour ce qui concerne, sous ce chapitre, les défendeurs du maintien de la criminalisation, il sera difficile de leur enlever le sentiment frustrant, plus émotionnel que vraiment pensé, qu’on est en train d’attenter à la mémoire de Latif Guèye, comme si on avait attendu qu’il fût mort pour lui enlever ce que de haute lutte, face à des lobbys puissants, il avait arraché à la société, et laissé comme héritage à ses successeurs. Ici, sans vouloir céder à la tentation de la formule forte, on serait en pleine «Danse sur une tombe». Et ça n’est pas pour dépassionner le débat
Troisièmement, il est évident que cette loi a été votée dans une certaine euphorie, à l’unanimité des députés présents, portée par le charisme et la sincérité indiscutable de son initiateur, et donc un peu vite, dans un pays qui baigne depuis un certain nombre d’années dans une pudibonderie hypocrite où n’importe quoi, placé de façon proche ou lointaine sous l’égide de la religion, fait toujours l’unanimité. Ainsi, on s’est retrouvé, par cette criminalisation du trafic de drogues, avec un bébé tout beau, mais un peu encombrant…, ou, plutôt encombré – je vais m’en expliquer tout de suite avec mon quatrième point, qui portera sur une proposition, une sorte de compromis dynamique qui devrait satisfaire tout le monde avant que ce débat de poudre ne s’enflamme sous les étincelles de la passion.
Quatrièmement (donc), et pour finir. Mais en commençant par la proposition évoquée tantôt, nous pensons qu’il faudrait couper cette poire en deux, pas seulement par souci du compromis ou pour arbitrer hypocritement un débat qu’il faut forcément trancher objectivement, on va le voir. Il faudrait non pas revenir totalement sur la criminalisation, mais amender la «Loi Latif Guèye» pour que le trafic international de drogue reste criminel, et ramener le trafic local à la correctionnelle. Tel que c’est ressorti des débats en question et de quelques recoupements auprès de personnels de la justice, ce qui fait véritablement problème et participe des engorgements et surpeuplement invoqués, c’est le petit trafic, surtout de cannabis, qui mène depuis le vote de la criminalisation des trafiquants de quartiers, revendeurs miséreux de paquets d’herbe à cinq cent francs, sur le chemin long et dramatique des Assises criminelles - c’est cela qui encombre cette belle loi, ce beau bébé législatif applaudi par toute une assemblée.
Cette option consistant à criminaliser le seul trafic international aiderait au désencombrement des allées de la justice, parce que ce ne sont pas des trafiquants internationaux de drogues qui encombrent nos cours d’Assises ces dernières années, ou provoquent un boom démographique dans les prisons sénégalaises. Ça se saurait ! Ensuite, dans la nécessité de distinguer le trafic international du trafic local, il faut savoir que le premier est au centre d’activités dont la nature criminelle ne fait pas l’objet de débats. Il s’agit du blanchiment de capitaux, de crimes de sang et enlèvements ; jusqu’aux coups d’Etat, fréquents comme dégâts collatéraux dans les modes opératoires de cette activité. Il faut ajouter que c’est le trafic international qui introduit chez nous toutes ces drogues dures, héroïne, cocaïne, crack, menant, en des temps record, à l’addiction, aux pulsions criminelles chez leurs usagers, et mortelles à des doses plus ou moins élevées.
Si les autorités faisaient cela, ils s’affranchiraient des soupçons de connivence avec les narcotrafiquants qui peuvent naître dans la suite de l’idée émise par Cheikh Tidiane Sy de décriminaliser entièrement le trafic de drogue. Et, franchement, on serait soulagé de cette désagréable impression, certes très épidermique mais réelle, que l’on est en train de voler un mort, Latif Guèye, et de piller son héritage, laissé, peut-être au péril de sa vie, aux générations futures.

Louis Seck
Le Populaire




1.Posté par BLACK_PHENIX le 08/09/2011 09:26 | Alerter
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Dans tout ce méli mélo personne n'a encore entendu la grande gueule de MAME MATAR GUEYE ce monsieur que feu LATIF GUEYE ( paix à son âme ) a créé de toutes pièces, nous espèrons tous que par respect à la mémoire du défunt à qui il doit tout IL PRENDRA SES RESPONSABILITES ET SON COURAGE (ces valeurs qu'il lui a laissé) pour oublier son compagnonage avec le poignardeur de tombe et son néanmoins mentor ABLAYE WADE him self pour condamner avec la dernière énergie cette TRAHISON D'outre tombe, nous nous rappelons tous du tintammarre que lui MAME MATAR GUEYE avait fait lors des obsèques de Latif, pour faire des révélations du genre que Latif a été supprimé par des narco traficants qui disait t'il ( lui MAME MATAR GUEYE) avaient saboté son véhicule et qui lui a valu l'accident mortel qui lui a coûté la vie.
MAME MATAR GUEYE ce répondeur automatique TOUS LES SENEGALAIS, LA FAMILLE DE FEU LATIF GUEYE, l'organisation JAMRA, et LATIF LUI MEME sont à son écoute, nous saluons au passage le courage de l'IMAM MAME MASSAMBA GUEYE digne héritier de LATIF qui lui au moins a condamné vigoureusement cette trahison ignoble à la mémoire de leur compagnon disparu.
Il doit être dans ses petits souliers et bien caché sous son lit , mais dans sa conscience il doit en ce momement comprendre lui MAME MATAR GUEYE que tout ce qui lui arrive ces temps çi ne sont pas le fait du hasard, il doit comprendre que DIEU a fait tomber son masque , et c'est la fin réservé à tous les hypocrites , aux nâfèkhes et aux faux dévôts, il doit savoir LUI MAME MATAR GUEYE que y'a pas pire tricherie que de dire : JE NE MANGE PAS LA VIANDE DE PORC , MAIS JE PEUX NEANMOINS BOIRE A LA SOUPE DE PORC.
Comme IBA DER THIAM , tu savais trés bien MAME MATAR GUEYE qu'il arrivera un jour qu'une situation aussi délicate t'arrive, ALLAH , RABBI IZEUTTI WAL DIABARAUTE ( celui à qui rien n'échappe et qui sait tout) VOUS ECOUTE ET VOUS SOMME DE PARLER DANS CETTE AFFAIRE QUI VOUS INTERPELLE EN PREPMIER CHEF. sarrpape54@yahoo.fr

2.Posté par fdsgfs le 08/09/2011 09:53 | Alerter
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3.Posté par BOUR NDIAMBOUR le 08/09/2011 18:03 | Alerter
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personnelement, je pense en tous cas que l'usage de la drogue doit etre dépénalisé et non le trafic. les drogués ont besoin de soins pas de sanctions. par contre des sanctions civiles peuvent leur etre inflligées: genre travaux d'interet publics.

pour un joint on 'enferme, pourquoi est ce que les prisons ne seront pas pleines?

4.Posté par schwarzeraal le 15/09/2011 21:40 | Alerter
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doudou diop aveugle animateur disait gni tokhe gni djie gnoléne togne, donc il faut imaginer des peines plus souples pour les detenteurs de petites quantitées de drogue ,en les infligeant des amendes et genre travaux d ínterets publics.pourquoi toujours remplir les bureaux et commissiarats alors qu´on peut adresser des courriers aux delinquants porteurs de cartes d´identité nationale portant leurs adresses,on peut manquer d´argent mais des solutions intelligentes non .reflechissez mes vieux et vivez avec le temps la drogue est devenue une chose incoutournable ,le voleur de poulets , linge un mouton,d´oeufs ne doivent pas remplr les bureaux ,commissariats ou prisons .

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