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Dadis Camara est vraiment en colère !!!

Rédigé par Alio Informatique le 14 Juillet 2009 à 11:40 | Lu 1384 fois

C’est un Moussa Dadis Camara très remonté qui est apparu hier devant les journalistes à Conakry. Le chef de la junte militaire s’est expliqué sur le communiqué publié samedi au sujet des forces militaires financées par des narcotrafiquants qui se prépareraient à envahir la Guinée à partir du Liberia, de la Guinée Bissau et du Sénégal. Un communiqué qui a aussitôt provoqué bien des interrogations au sein de la population guinéenne et bien des remous diplomatiques dans les pays concernés.


Dadis Camara est vraiment en colère !!!
Source : Avec Rfi

La capitaine Dadis pas content

Le site d’information Guinéenews a constaté la mauvaise humeur du capitaine Dadis : « visiblement mécontent de l’écho défavorable que ce communiqué a provoqué, le président autoproclamé a tenté de démontrer que ces prétendues menaces d’attaques rebelles n’étaient pas inventées ' contre ' les élections. « Je suis dans le chronogramme des élections. Ce communiqué est purement militaire », s’est défendu le chef de la junte.

Guinéenews rapporte par ailleurs le ton menaçant du capitaine Dadis envers la presse lorsqu’il a « interdit aux journalistes d’interroger les citoyens ou les leaders d’opinion sur cette prétendue menace d’attaques rebelles. N’est-ce pas ce qu’on appelle des libertés limitées pour la presse guinéenne ? », s’insurge Guinéenews. « La junte militaire peut-elle publier une information et réussir à empêcher les citoyens de faire leurs commentaires sur cette information aussi sensible et combien importante ? », tempête encore le site guinéen.

Gbagbo n’ira pas à Conakry

Dans la sous-région, cette affaire provoque stupeur et inquiétude. Le Sénégal, le Liberia et la Guinée Bissau ont formellement démenti la préparation d’attaques rebelles-narcotrafiquants à partir de leur territoire. Pas de réaction pour l’instant du Sénégal. D’ailleurs, la presse de Dakar se contente de rapporter l’affaire, sans livrer le moindre commentaire.

Et puis en Côte d’Ivoire, L’Intelligent d’Abidjan indique que « le président Laurent Gbagbo n’ira pas ce mardi comme prévu à Conakry, où il devait participer à un sommet régional des chefs d’Etat de la rivière Mano », en raison justement de ces menaces d’attaques.

Menace réelle ou paravent ?

Enfin, L’Observateur au Burkina Faso s’interroge sur cette affaire. « Si cette agression extérieure se précise, ce serait alors, affirme-t-il, la première vraie épreuve de cette junte qui a pris le pouvoir en décembre dernier (…). Mais de quels agresseurs peut-il s’agir ? », se demande le journal. « Des irrédentistes Casamançais qu’on a payés pour tenter cette aventure ? Ou des adversaires politiques qui veulent en découdre avec les militaires au pouvoir ? Ou alors des narcotrafiquants comme l’affirment les autorités guinéennes ? » Cependant, poursuit L’Observateur, « il y a une autre hypothèse : cette histoire d’attaque n’est-elle pas concoctée par les illustres locataires du camp Alpha-Yaya-Diallo pour divertir les populations afin de les détourner de la problématique de la transition, qui semble être de moins en moins une préoccupation pour Moussa Dadis et ses camarades ? »