Damel Meissa Fall président de ‘’sunu natangue reew’’: « Il ya des entités de Bby qui appartiennent au passé politique du Sénégal »

Damel Meissa Fall, président de ‘’Sunu natangue reew’’/Rassemblement pour la dignité et la prospérité, un parti politique fondé en 2011 dans la diaspora sénégalaise, a décidé depuis longtemps, de se détacher de la coalition Benno Bokk Yakaar pour se frayer son propre chemin dans l’arène politique. Sans détour, il affirme : « il y a des entités de Bby, qui appartiennent au passé politique du Sénégal. Non seulement, elles sont du passé, mais elles sont aussi à la base de tous les problèmes que vit le pays actuellement ».


Rédigé par leral.net le Lundi 12 Juin 2017 à 11:31 | | 0 commentaire(s)|

« Nous sommes venus en politique pour apporter du sang neuf et contribuer au renouvellement de la classe politique. Nous ne pouvons pas venir avec cette ambition et cheminer avec des personnes qui sont là depuis les années 60.

D’ailleurs, être là depuis les années 60, ne pose pas un obstacle, mais le problème c’est par rapport aux actes que les uns et les autres ont posé, par rapport à la situation dans laquelle ils ont mis le pays », a déclaré Damel M. Fall.

C’est entre autres, fort de cela, dit-il, qu'il a décidé de cheminer seul, notamment lors des élections législatives du 30 juillet. A l’en croire, la manière dont le pays est géré aujourd’hui, n’est que la conséquence de plusieurs décennies d’incurie.

Elle résulte aussi de la structuration de la société sénégalaise et de la famille. Il ne faut pas s’attendre pour le moment que le pays soit géré avec rigueur et intelligence, dit-il, si la société continue d’être ce qu’elle est aujourd’hui.

Il poursuit : « les hommes politiques portent une grande responsabilité dans cette affaire, parce que faisant partie des élites qui doivent impulser le mouvement dont on a besoin pour que la société sénégalaise dans sa globalité puisse changer ».

De l’avis de Damel Meissa Fall, il suffit de jeter un regard sur la structuration politique pour se rendre compte comment le jeu politique est gangrené par la transhumance, l’arrogance, le cinéma, etc.

En ce qui concerne la transhumance dit-il, Sunu natangue reew porte depuis 2011, des propositions de réforme pour y apporter une solution. A l’en croire, il suffit de voter une loi qui pose un cadre très précis, pour cerner cette problématique qui constitue le ventre mou de la démocratie sénégalaise.

Il ajoute que « c’est à la sortie des élections, que les perdants ont toujours tendance à rejoindre le gouvernement. C’est aussi à la veille des élections que les opposants ont tendance à aller rejoindre le pouvoir. I

l s’agit d’un mouvement vers l’argent et puisque les responsables politiques n’ont pas l’intégrité nécessaire, il faut un cadre législatif pour y mettre un terme. On ne peut pas interdire aux gens de changer de parti mais il faudrait que ce mouvement soit encadré et réduit dans un temps bien déterminé.

Il s‘agit à travers la proposition, de bloquer la transhumance avant et après les élections pour une durée de 6 mois. Le terrain politique sénégalaise est tel qu’il faut des mesures qui n’existent nulle part ailleurs, pour moraliser la vie publique et lutter contre la pure sauvagerie qui règne parfois dans l’arène
».

L’As