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Dans le Fouta, les instituteurs n’ont pas la vie facile

Au-Senegal – Thienel, un petit village de brousse situé à 65 km à l’est de Podor compte environ 400 habitants. Parmi eux, nous rencontrons Diaw et Fall, les deux instituteurs de l’école élémentaire. Tous deux originaires de la ville, ils se sont retrouvés mutés dans le Fouta du jour au lendemain.


Rédigé par leral.net le Mardi 26 Mai 2015 à 23:45 | | 7 commentaire(s)|

Dans le Fouta, les instituteurs n’ont pas la vie facile
Maître des CE2, CM1 et CM2, Diaw est originaire de Dakar. Il est muté à Thienel par l’éducation nationale en 2002. Depuis, sa femme et ses deux plus jeunes enfants vivent en ville. Ses deux aînés l’ont cependant rejoint dans le Fouta l’été dernier. « Lors de mes retours en ville, j’ai constaté qu’à presque 10 ans mes jumeaux ne maîtrisaient ni la lecture, ni l’écriture. Leur enseignant semblait se tourner les pouces ! J’ai alors décidé de les emmener avec moi afin de garder un œil sur leurs apprentissages » raconte-t-il.
Bienvenue dans le Fouta

Fall, en charge des CI, CP et CE1, est quant à lui originaire de Saint-Louis. Il a débarqué à Thienel en 2008. « J’ai eu énormément de mal à m’habituer à la vie de la brousse. Le plus difficile étant la chaleur, les températures atteignent souvent 50 degrés. Une autre barrière est celle de la langue : je parle français et wolof. Or, ici, la plupart des villageois ne connaissent que le Pular, ça crée pas mal de problèmes pour communiquer. Ensuite, on est loin de tout. Rejoindre Saint Louis nécessite plus de 8 h de voyage en charrette, pirogue et bus. Si on doit se rendre d’urgence dans notre famille, il faut compter deux jours : le temps d’organiser puis de réaliser le voyage. C’est extrêmement contraignant. Et enfin, le village ne dispose pas de l’électricité. Lorsque que comme moi on vient de la ville, on est presque dépendant de l’électricité. J’ai mis des mois à m’habituer à évoluer dans l’obscurité une fois le soleil couché. C’était la galère, mais aujourd’hui lorsque je rentre à Saint Louis, la lumière des réverbères me dérange ».
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