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De Lille à Saint-Louis, un projet pour les Sénégalais

Ville classée au patrimoine mondial de l’Unesco, Saint-Louis du Sénégal a fêté ses 350 ans d’existence cette année. Marquée d’influences étrangères, françaises notamment, elle révèle une richesse architecturale que les autorités municipales et ses partenaires, dont la métropole lilloise, veulent sauvegarder.


Rédigé par leral.net le Vendredi 24 Décembre 2010 à 01:35 | | 0 commentaire(s)|

De Lille à Saint-Louis, un projet pour les Sénégalais
Depuis déjà de nombreuses années, cette ville sénégalaise de 250 000 habitants entretient d’étroites relations avec notre région, avec la ville de Lille, la Communauté urbaine et, dans un cadre plus large, avec le Conseil régional Nord-Pas-de-Calais. De la même façon, des associations, en particulier le Partenariat, animateur du centre Gaïa, se sont engagées dans cette coopération.
Avec le soutien de la Communauté urbaine de Lille, enseignants et étudiants de l’Ecole nationale supérieure d’architecture et de paysage de Lille ont établi, de 2001 à 2005, l’inventaire du patrimoine. Accompagné d’une cartographie, ce travail impressionnant a fait l’objet d’éditions, imprimée et numérique, très appréciée des spécialistes. Cette nomenclature détaillée de quelque 1 300 bâtiments de la ville a permis d’entreprendre la deuxième étape : l’élaboration du Plan de sauvegarde et de mise en valeur du patrimoine en 2007-2008, toujours avec le concours de Lille Métropole.
Sensibiliser la population
En décembre 2009, à l’occasion de la venue en France de Cheikh Bamba Dièye, maire de Saint-Louis, la commission de pilotage de cette coopération se réunit. Il apparaît opportun, voire indispensable, explique Suzanne Hirschi, cheville ouvrière du projet d’inventaire architectural, de maintenir la dynamique de la réhabilitation et de faciliter l’appropriation de ce patrimoine par les Saint-Louisiens. L’Ecole nationale supérieure d’architecture et de paysage de Lille propose à cet effet une nouvelle mission que le maire de Saint-Louis accepte avec enthousiasme.
Différents projets sont envisagés, analysés puis abandonnés jusqu’à ce qu’émerge l’idée de concilier sensibilisation et formation au sein d’ateliers d’art et d’artisanat. Suzanne Hirschi monte le projet dans le détail : elle mobilise des étudiants de l’école qui acceptent d’animer bénévolement des ateliers à Saint-Louis, définit les objectifs pédagogiques, structure les contenus de formation.
Fin juillet 2010, tout est prêt. Suzanne Hirschi s’envole pour Saint-Louis où la rejoignent peu après Monika Cysek, Clémentine Delval, Guillaume Dupont et Geoffrey Diackiw. Dans les bagages, les Français ont emporté le matériel nécessaire, dont un pyrograveur et une machine à coudre. Ces étudiants de l’école d’architecture découvrent Saint-Louis. Les premiers jours, ils parcourent la ville, localisent les bâtiments remarquables, s’habituent à leur nouveau mode de vie. Quelques jours après leur arrivée, ils sont prêts : ils accueillent les premiers « stagiaires » Saint-Louisiens.

… à suivre
http://www.lillemetropole.fr/






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