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De l'origine des ''Dieng"

En réponse à mes chers correspondants et amis internautes, qui me pressaient, depuis quelques temps, de leur parler de l’origine des "Dieng", voici ma réponse que, j’espère, ils trouveront toute à leur convenance, du moins qu’ils l'accepteront comme satisfaisante.


Rédigé par leral.net le Dimanche 30 Août 2015 à 04:25 | | 22 commentaire(s)|

A l’origine de tout nom particulier il y a toujours le surnom d’un homme qui lui fut donné comme marque distinctive. L’ancêtre premier des « Dieng » est connu sous le surnom de "Weiyndé Dieng", encore appelé Weiyndé Peinda Sall, de par sa mère, native du Fouta et fille de Lam-Toro. Son véritable prénom d’origine était toutefois Ely.
Son père, un certain Moshé (ou Moussé), maure blanc de souche sânhajî, population nomade de sémites Blancs d’extraction yéménite et arrivée au Sahel, d’où elle vint émigrée d'Egypte ; était originaire de Tombouctou, de par son ascendance, issue de ces tribus sémites, mais aussi de Dienné dont il était natif, de par sa mère, une femme noire de la localité ; d'où son sobriquet de "Dieng", déformation wolof du parler Foutanké prononçant "Dienn", pour dire « originaire de Dienné ».
De Tombouctou, il avait suivi lui-même son propre père, appelé Sidî Elyass, jusqu'à Ouadane, en Mauritanie, où celui-ci eut un autre fils du nom de Moudrîk, né d’une souche maternelle berbère. Sid' Elyass mourut par la suite à Ouadane où il fut enterré ; Moudrîk, son fils cadet, y fit souche, tandis que son autre fils, Moshé, lui vint s'installer au Fouta où sa descendance, issue de son fils Ely, alias "Weiynde Dieng", l’enfant qu’il y eut de son épouse, Peinda Sall de Lam-Toro, devint plus tard le premier Farba-Wallaldé. Les Farba Wallaldé (Dieng), qui sont connus comme Foutanké, sont les ancêtres de tous les Dieng où qu’ils se trouvent, que ce soient ceux du Fouta, du Waalo, du Djolof, du Cayor, du Baol, comme ceux du Sine ou du Saloum.
Le premier Dieng à quitter le Fouta, pour venir en pays wolof s'installer au Waalo, fut un certain Sargâne Dieng, fils de Biram-MBagnick, fils de MBagnick, fils de NDiôkh, fils de Diâm, fils de Thiâka, fils de Weiyndé Dieng..., d'après Siré Abbas Soh, le célèbre auteur des "Chroniques du Fouta-Tooro". D'après les traditions du Wolof, il vint s'installer à Témèye, sur la rive droite du Lac de Guiers, au Waalo, où il épousa la princesse Kô MBôdj Fara, fille du Brack "Tedjêck" appelé Fara Yêrim, lui fils du Brack "Djôss", Yêrim-MBagnick Kô NDoye Deimba. De cette union, Sargâne eut un fils (NDiâck Dieng), ainsi qu'une fille (Peinda Dieng) qui elle fut donnée en mariage au Brack Thiâka Dâro Khôtte, fils du Brack Fara Peinda Têgue-Rêlla l'Ancien et de Daro Khôtte Yatma (Diop), de laquelle union celle-ci eut le Barack Fara Peinda Dieng (MBôdj) et la princesse Khoury-Yaye MBôdj, mère du célèbre Béthio Maly-Khoury (Diop).
Puis du Waalo, les Dieng vinrent s'installer dans le NDiambour, ancienne province du Waalo qui demanda son rattachement au Cayor, en 1650, sous le règne paisible du Damel Ma-Dior Fall 1er, et dont la mère (Dior de Fatim-i-Goleigne) était elle-même une Dieng. Rappelons que le grand-père de ce Ma-Dior aussi, en l’occurrence Massamba Tacko, lui-même père de son père Ma-Khourédia Kouly Fall, de même était fils d'une Dieng : celle-là appelée Tacko Youga, fille de Youga-Fally Kouly Djilâne Dieng et de Fatim NDiogou Fall, elle sœur du Lamane Damel Dethié-fou-NDiogou. Tacko Youga, fille de Fatim NDiogou, avait de même un frère germain du nom de Tanôr Fatim Dieng l’Ancien, fils donc né de son propre père, ainsi qu'un cousin paternel (ou frère agnatique) du nom de Tanôr Gogne-Tara l’Ancien, fils lui de son oncle paternel, Sa-Gogno Kouly Djilâne.
Ce dernier, dit Tanôr Gogne-Tara, engendra une certaine Thioro NDjinguène (Dieng), la mère du Teigne Ma-Malick Thioro, que Damel Massamba Tacko eut de sa cousine Kodou NGoné Fall – et non de sa tante comme le disent par erreur certaines traditions qui le véhiculent comme un inceste, fomenté par son propre père, entre son fils et sa propre sœur. Ladite Kodou NGoné, fille de Déthié-fou-NDiogou Fall et de NGoné Sobel NDiaye, avec son autre sœur appelée Kéwé NGoné Sobel, étaient les deux sœurs germaines du Damel-Teigne Amar-i-NGoné Sobel. Thioro NDjinguène (sa nièce donc et non sa propre sœur), née de sa sœur germaine, Kodou-NGoné, avec son cousin par alliance Tanor Gogne, fut donnée, par ruse, à Massamba Tacko, substituée à une autre, au dernier moment, par son père Amar-i-NGoné, oncle maternel de celle-ci, de sorte à lui faire engendrer, pour sa succession royale sur les deux pays, un petit-fils issu de son propre matrilignage "Wagadu". De cette sorte seulement, il pouvait espérer un héritier pouvant remplir les deux conditions de légitimité par la naissance, à la fois pour le patrilignage (Fall) et le matrilignage (Wagadu), sur les deux royaumes du Cayor (essentiellement patrilinéaire) et du Baol (essentiellement matrilinéaire). Les Dieng exerçaient alors en ce temps-là, la fonction de Diawrigne-NDienguène dans le Cayor-Baol.
Le premier fondateur du village de Gouyar au NDiambour fut aussi un Dieng du nom de Padié, fils de Singar-i-NGâne (Dieng). Son frère, du nom d’Abdallah, fils de Boury Fall (sa mère qui était-elle fille du Teigne Ma-Malick Thioro), vint fonder à son tour le village NGaniâkh au NDiambour, avant de s'exiler au Baol, où il fonda par la suite le village de NDogal dont il devint le chef sous le titre de Serigne-NDogal, du temps du règne du Teigne Thié-NDella NDiaye(Fall) dit le "Diafougne". Le même Abdallah Boury Fall (Dieng) avait une autre épouse, originaire du Gandiole, du nom d’Awa Thiam, et qui fut la mère de son fils Malick Awa (Dieng), père d’un certain Mor Dieng dit Modou-Malick, qui émigra à son tour en Mauritanie pour y enseigner le dogme religieux, se servant, à l’occasion, d’interprètes maures dans sa communication avec eux dans leur langue hassanya. Modou y épousa alors une femme de la tribu des Oulad-Deymane ses disciples qui lui en firent « âdiya » (don de bonne grâce) et fit par-là souche, parmi eux, de maures blancs, issus d’une racine métisse d’extraction wolof et gardant la marque distinctive du nom "Dieng" encore de nos jours.
D'autres parmi les Dieng s'étaient, parallèlement, installés au Djolof avec un certain Uthmen Dieng, fils du Farba-Wallaldé Biram-MBagnick, qui y épousa la princesse "Guêtt", Danty Samâne, fille du Bourba-Djolof Boukar-i-Bigué Sangoulé. De cette union, Uthmen engendra Deimba-Danty, ancêtre de la famille des Grand-Djarâf de NGrâf (Dieng), qui furent choisis, en alternance politique avec les Diaw de Louy, pour cette charge de second personnage de l'Etat au Djolof. D'autres Dieng se sont tout aussi illustrés dans leurs mariages princiers, ainsi ceux venus jusque dans le Sîne où ils donnèrent à la lignée "Guêlewaar" un roi du nom de Dioûma Dieng, fils d’un certain Ma-Dieng avec une princesse du nom de Gnilâne Faye, sœur de Tassé Faye, de Mabâne Faye et de Wagâne Faye Ier, tous petits-neveux et successeurs immédiats de Manysa-Waly "Dione" Mané, ses héritiers directs "Guêlewaar" qui lui étaient nés de sa nièce Tenîng Diom, par son union avec le champion lutteur Sérère, Bougâr Biram Faye. Le roi Dioûma Dieng, qui descendait alors d'un certain Youga-Fally Dieng, père de son père Ma-Dieng, avait aussi une sœur germaine du nom de Daba Dieng (Rokhaya), mère d'une seconde Gnilâne Faye, mère celle-là du Bour-Sine Wagâne Faye II dit "Wasylla", frère germain de Mâne Faye, mère du premier Bour-Saloum, MBégane NDour.
Un autre personnage important de cette grande famille des Dieng et qui a eu lui à s’illustrer dans l’histoire du Cayor, aux côtés de son frère de même mère, qui fut lui Damel, fut le célèbre Diambôr Sâlla Bîgué NGoné, fils du Diawrigne-NDienguène Youga-Fally Yacine-Isseu et à qui fut dédié primitivement le Chant célèbre du « Diengâké » (Hymne des Dieng). Celui-ci, son père, de matrilignage « Gééj » comme lui, surnommé "Kor Diôr Dieng"(Tout cher à Dior), était le frère germain de la princesse « Gééj » Diôr Yacine Isseu (Dieng), mère quant à elle du Damel Mâ-Diôr Diôr Yacine (Fall), né lui fils du Damel « Dôrobé » Biram Kor NDoumbé. Quant à la mère de Diambôr Sâlla Bîgué, dénommée Bîgué NGôné (NDaw), elle était la fille du Beu-Leub du Djoloff, Al-Boury NDiémmé NDaw, et de la Lînguère NGôné-Latyr Fall l'Ancienne (homonyme de Ngôné-Latyr Absa-MBounoum la Récente, mère de Lat-Diôr Diop). Lînguère NGôné-Latyr Fall l'Ancienne, qui eut à s’illustrer à la grande bataille de NGram-NGram contre les Maures, fut la fille quant à elle du Teigne-Damel Lat-Soukâbé Fall NGôné Dieye et de la Lînguère « Gééj » Isseu Teinde Weidj sa cousine. Elle était par ailleurs sœur germaine du Damel-Teigne Ma-Isseu Teinde et des Lînguères Fâtim-Peinda Lat-Soukabé et Yacine Isseu Teinde (cette dernière, mère de Youga-Fâlly Yacine-Isseu et de Diôr Dieng Yacine-Isseu). Telle fut l’ascendance maternelle "Gééj" de Youga-Fâlly Yacine-Isseu, père du Diambôr Sâlla Bîgué.
Bîgué NGôné, la mère de celui-ci, d’un premier mariage avec son cousin, le Diambôr Lat-Degén Oumi Samb (Fall) – fils aîné de son oncle maternel le Damel-Teigne Ma-Isseu Teinde Weidj, frère germain de sa mère NGôné Latyr Fall –, en eut un premier né du nom de Ma-Isseu Bîgué NGôné (Fall), et qui s’illustra lui par trois fois comme Damel du Cayor (1748-1749, 1756-1757 et 1759-1764). Son second règne fut interrompu par sa guerre contre le Bourba-Djolof son cousin maternel, Bira-Yamb Madjiguène NDaw (NDiaye). Celui-ci l’avait une fois chassé du Cayor à la bataille de Bitîw (septembre 1757) pour se faire proclamer "Damel-Bour" pendant deux ans (1757-1759), avant d'être assailli à son tour dans le Cayor lors de son bain à MBâl où il fut tué, en 1759, par une coalition des princes voisins (Wâlo-Cayor-Baol-Saloum). Ce fait historique survint quelques temps seulement après que les Anglais aient supplanté les Français dans leurs positions maritimes sur les côtes sénégalaises, à Saint-Louis et Gorée, en décembre 1758, durant la Guerre de Sept Ans, et qui mentionnèrent ces évènements politiques dans leur presse, La Gazette, en Angleterre.
Notons que cette guerre africaine entre les deux enfants de Madjiguène NDaw et de Bîgué NDaw, est à l'origine du célèbre adage wolof qui dit : "Bitîw ja mbaal ja fey na ko". Le Damel Ma-Isseu Bîgué qui y prit ainsi sa revanche sur son cousin Bira-Yamb Madjiguène à MBâl, précisément en début d'année 1759, pour entamer un troisième et dernier règne, était donc le frère utérin de Sâlla Bîgué NGôné son cadet qu'il nomma Diambôr du Cayor (héritier présomptif) à ses côtés. Ce dernier, quant à lui (Salla Bîgué Dieng), était donc né du second mariage de sa mère Bîgué NGôné, avec son cousin "Gééj", Youga-Fâlly Yacine Isseu. Il fut le père de Youga-Fâlly Fâtim-Peinda, lui père de Sâlla-Fâlly NGoné-NDoumbâne (Dieng), le père du Teigne Tanôr-Gogne Dieng, qui fut lui le père de Weiyndé Bobo, père de Lamane Dieng. Diambôr Salla leur ancêtre, descendait, par son père Youga-Fally Yacine, de son homonyme Salla-Bîgué Farimata Lèlle, fils de Tanôr Koura NDiaye de Sâ-Dîcké Dior (Dieng).
Sakhéwar Fatma Diop le père des 5 princesses: Makhouredia mariée à Diambor Sala Bigué Dieng avec qui elle aura Youga Faly Khourédia ak Dior Khourédia, Dior Khourédia est la mère du Damel Meissa Teinde Dior père de Ngoné Latyr mère de Lat Dior Diop Assaita Diop à Serigne Makhtar Penda Diakhaté à Mame Diambé Diakhaté avec qui elle aura Absa Mbounoume Diakhaté mère de la Linguère Ngoné Latyr Fall mère de Lat Diorcodou Samba Diop mariée au Brak du walo Kouli Mbaba Fatma Diop mariée au Damel Mawo Ngoné Fall Dior Diop n'a pas de progétinure.ces 5 princesses seront les aïeules de tous les rois, reines et princesses du cayor baol, walo djolof sine, saloum jusqu'u fouta, et aïeules aussi des plus grandes familles maraboutiques du Sénégal
Quant à cet ancêtre prénommé Tanôr Koura, il est bien sûr différent de Tanôr Koura-NGouye NDiaye (Dieng), dit « Simakha Dieng », qui lui est tout postérieur d'un siècle. Koura-NGouye NDiaye, la mère de cet autre Tanôr Dieng, fils lui de Weiyndé Borso-MBissâne Dieng, appartient lui à la souche princière "Sangôme" du Djoloff de par sa mère Koumbä-NDiapp, fille de Khoudiä-m Thiâte. La princesse Koumbä-NDiapp NDiaye, mère de cette Kourä-NGouye NDiaye (mère de Tanôr, qui elle était née du Bourba-Djoloff Bakân-Tâme Gâne son époux), était la fille du célèbre Boumî Aymérou Youmé Dieye (NDiaye) du Djoloff et de la princesse "Sangôme" Khoudiä-m Thiâte (NDiaye), fille quant à elle du Bourba-Djoloff Al-Boury Diakhère Lôddo Barko et de la célèbre Lînguère Madjiguène NDaw. Cette dernière étant elle la fille du Beur-Leub Al-Boury NDiémé, celui-là le même que le père de Bîgué NGôné NDaw, mère de Diambôr Sâlla Bîgué NGôné. Il faut donc ici préciser que Lînguère Madjiguène NDaw du Djoloff et Lînguère Bîgué NGôné NDaw du Cayor sont toutes deux nées d’un même père (Beuleub Al-Boury NDiémé, fils de Beuleub Biräm Fâtma NDaw et de NDiémé NDiaye fille de Biräm-NDiémé-Koumbä II). Leurs deux mères, par conséquent coépouses, était l'une, Dieyla-Gâne Niang (mère de Madjiguène NDaw), princesse "Sangôme" du Djoloff, et l'autre, NGôné Latyr Fall (mère de Bîgué NDaw), princesse "Gééj" du Cayor.
Tanôr fatim coura ngouye est le fils de Weindé Borso MBissâne Dieng, Diawrigne-DJênguène du Cayor (frère de Dior Bôrso MBissâne, la mère du Teigne Amary Dior Borso), et de la princesse Koura-NGouye NDiaye du Djolof, fille du Bourba-Djolof Bâkan-Tâme Boury-Gnäbou (1768-70). Il vint au Djolof soutenir la querelle de ses oncles maternels contre leur rival Lat-Kodou Madjiguène Pêyä qu'il tue exactement en mars 1851, après que celui-ci, contesté dans sa légimité de sang, eut tué ses oncles élus Biräm-Peinda Koumbä-NGouye et MBagne-Pâthé Koumbä NGouye, fils de Bäkan-Tâme Boury_Gnäbou, et destitué son demi-frère, Bira-Yâmb Aram-Khourédia (1847-49), né du même père (MBaba Boury-Gnäbou: 1805-38). Le commandant français de Merinaghène atteste le règne de son successeur (Al-Boury Peyä Biräm) pour deux mois (avril-mai) et annonce la mort de celui-ci le lundi 19 mai 1851, suite à l'attaque de Tanôr en ce même jour, vers 14 h, à la célèbre bataille de NGeuneunène où périt Biräm-Peinda NDiémé NDiotté, jeune-frère de ce roi et père d'Al-Boury Seynabou, homonyme de son frère aîné Al-Boury Pêyä Biräm mort à Kânka... Après le jeune Bâkan-Tâme Yâgo (17 ans), proposé au Conseil par son cousin Tanôr, et qui régna à sa suite deux ans (1851-53), tué par Lat-Kodou NDiémé NDiotté (jeune frère du père d'Al-Boury Seynabou)en 1853 à Gnieck, Tanör-Fâtim Dieng (ou Tanôr Kourä-NGouye), sur proposition ouverte du Conseil du Djolof, prit alors le pouvoir en tant que Dieng, pour deux ans (1853-55), afin d'arbitrer le conflit entre ses cousins maternels du Djolof, fils de ses oncles, avant d'abdiquer au profit de Lat-Kodu Madjiguène Pêyä qui règne de 1855 à 1859 , remplacé cette année-là exactement par le jeune Bakân-Tâme Khary Djalôr, sur proposition de Tanôr, en juin 1859, date à laquelle vint le visiter l'officier français Azan
Avant de fermer ce volet généalogique sur l’origine des Dieng, je proposerais une petite anecdote historique, avant de terminer, qui nous raconte un conflit ayant opposé, à ses débuts, le puissant Clan des « Dieng » à celui des « Fâll », toutes deux familles d’égale noblesse (au même titre que les Diop de Sagatta-Guêtt) et qui se sont fréquemment alliées par des mariages princiers. R. Rousseau, ancien professeur du Lycée Faidherbe, nous relate dans « Le Sénégal d’Autrefois – Seconde Etude sur le Cayor », à travers son recueil présenté comme des « Compléments tirés des manuscrits de Yoro Dyâo », cette petite histoire ayant opposé ces deux grandes familles. Voici comment il nous en présente le récit :
«AMARI N’GONE SOBEL avait demandé la main de sa cousine germaine TACKO YOUGO, au père de celle-ci, le diaourigne Djiguène et celui-ci tardait à la lui donner pour femme. »
«Le damel fit enlever la princesse par une quarantaine de cavaliers, tous seugtêhff (nom social des Fall damel), en forme de gueuff (rapt), ce qui fut fait. Mais la mission royale fut vivement poursuivie par les DIENG de Djiguène (NDiengène, ou Clan des Dieng), frères et cousins consanguins (germains compris) de TACKO YOUGO, (dont on estime également le nombre) à une quarantaine de cavaliers, et atteinte aux champs de KOULY-N’GUIDIANE, entre N’DIOUCKI et SOUGUERE. Ils avaient pris le fait (l’enlèvement) pour une grande insulte de la part du damel vis-à-vis du diaourigne Djiguène (car il était) tagne-garmi, (étant du mêne) MOUYOYE.»
« TACKO YOUGO ne fut pas ramenée à son père, mais le tamarinier formé de deux tiges (dans le) champ de KOULY N’GUIDIANE fut le témoin de la destruction des deux (corps de) cavaliers, (destruction connue) dans la postérité sous le nom de DAKHAR I KOULY N’GUIDIANE (L’affaire des Tamariniers de K. NG.). Il n’arriva à M’BOULE, amenant TACKO YOUGO, que six cavaliers, et il n’en retourna à N’DJIGUENE que huit. »
La suite de l’histoire c’est que le jeune damel célibataire devait venir faire, publiquement, son mea culpa devant Youga-Faly Kouly Djilâne, le père de la fille enlevée et qui se trouvait en même temps être l’époux de sa tante paternelle, Fâtim NDiogou, sœur de son père (Dethié) et mère de la jeune fille enlevée (Tacko Youga). Il fallut le renfort des deux plus puissants orateurs de l’époque pour calmer le Doyen des Dieng dans son courroux et l’amener finalement à accepter ce mariage qu’il retardait depuis trop longtemps au goût du Clan des Fall.
Je ne terminerais pas sans éclaircir un fait portant sur l’origine supposée « Dieng » des Wane-Wanebé (lignage des Wane) du Fouta qui, aux dires des vrais connaisseurs descendraient, en ligne agnatique (masculine) plutôt des Wade que des Dieng eux-mêmes (dont ils sont seulement issus par le croisement avec les femmes). L'histoire du Waalo retient bien que c'est sous le règne du Brack Yêrim-MBagnick Kô NDoye Deimba, qu'un certain Bira Wade s'étant réfugié au Fouta, y fit souche, avec quelques partisans Waalo-Waalo ses compagnons, suite à un délit commis sur le petit-fils du roi (il eut l'œil crevé au cours d'un jeu de "koupé", sorte de football traditionnel wolof).
Là, installé au Fouta auprès du Farba-Wallaldé Biram-MBagnick, qui se trouvait être son parent, celui-ci lui donna en mariage sa petite-fille Dyâssa, née de sa fille NGiré Dieng Biram-MBagnick, dont celui-ci eut Siwâ-Dyâssa-NGiré, la souche ancestrale maternelle des Wane (déformation pulaar de Wade). C'est par méprise que les "Wane-Wanebé" prétendent qu'ils portaient à l’origine le nom Dieng, qui est en fait seulement celui de leur grand-mère maternelle, qu'ils connaissent mieux (parce qu’issue elle du Fouta) que celui de leur père, Wolof étranger venu immigrer au Fouta, à partir du Waalo.
Babacar Méthiour NDiaye

De l'origine des ''Dieng"
Qui était ‪#‎Diéri_Dior_Ndella_FALL‬ ?
Première partie

Diéri Dior Ndella FALL est le fils du Damel Samba Yaya FALL et de la Princesse Dior Ndella FALL DIENG. Cette dernière est la fille de Tanor Fatim Koura Ngouille DIENG et de Ndella Koumba FALL (fille du Damel Teigne Amary Ngoné Ndella FALL et de Deguene Codou) Tanor Fatim Koura Ngouille DIENG + Ndella Koumba FALL = Weindé Ndella Koumba FALL DIENG Sa Gogno Ndella FALL DIENG Dior Ndella FALL DIENG Dior Ndella FALL DIENG fut donnée en mariage au Damel Samba Yaya FALL Debo Souka, de ce mariage naquirent Diéri Dior Ndella FALL DIENG et de Gagne Siri FALL DIENG. Après le décés de leur père Samba Yaya FALL DIENG (mort à Saint Louis) Dieri et sa sœur furent confiés à leur oncle Sa Gogno Ndella FALL DIENG pour assurer leur éducation. Sa Gogno Ndella FALL DIENG fut donnée en mariage au Jaaraf Diambour Madior Thioro. A la mort de Sa Gogno Ndella FALL DIENG le jaaraf Diambour avait accusé un retard pour venir présenter ses condoléances à Diéri, mécontent de cet acte Diéri rompit le mariage de sa sœur et du Jaaraf Diambour et donna en mariage sa sœur à Ganar FALL. Durant cette époque la coutume dans l’aristocratie Ceedo exigeait lors des mariages Princiers (GARMI) il fallait donner des esclaves comme dot à la famille de la mariée. Ganar FALL captura alors des esclaves qu’il donna à Diéri or la vente et le trafic d’esclaves avaient été interdits par le Gouverneur Général. Diéri et Ganar furent alors convoqués à Thiès par le Commandant de cercle pour répondre de leurs actes. La suite pour bientôt bonne lecture
Aly Khoudia Dieng https://youtu.be/jNnrDggHBBg






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