leral.net | S'informer en temps réel

Déclaration de Serigne Khadim Lo Gaydel à la suite d’une publication caricaturale de « Jeune Afrique ».

« Mon soutien aussi bien que mon appui et mon rempart contre les ennemis me proviennent de Dieu ; Le Très-Haut ; Le Donateur qui demeure L’Auxiliaire Incomparable », Cheikh Ahmadou Bamba, ASSIROUL MAHAL ABRARI, Vers 5


Rédigé par leral.net le Vendredi 29 Janvier 2016 à 12:25 | | 12 commentaire(s)|

C’est avec indignation et ressentiment que les disciples mourides de Cheikh Ahmadou Bamba ont vu la photo de leur honorable guide être associée caricaturalement à un texte méphitique du magazine de publication « Jeune Afrique. » Nous condamnons fermement une telle ligne éditorialiste copiée de Charlie Hebdo qui ne vise rien d’autre qu’à heurter les sensibilités religieuses. La liberté de la presse loin de se définir en termes de droit à l’insolence et de droit à l’irrespect ; requiert plutôt un sens élevé de la responsabilité... Être responsable c’estpareillementéviter de s’exposer à des troubles inutiles en respectant les croyances d’autrui ! A cette diffamation infâme vient s’ajouter un texte laconique de M. lez qui présente ses excuses. La suffisance dénotée dans la formulation n’a d’égal que la médiocrité de l’idée du départ. En tout état de cause ; le mal est déjà fait …Alea Jacta est !

Par cette démarche intrusive, « Jeune Afrique » fait étalage de son état encore bien « jeune » dans les idées alors que le magazine de Ben Yahmed devrait se glorifier d’une expérience déontologiquement « adulte » de plusieurs décennies. Mais, comme dirait l’autre ce n’est pas en tirant sur la salade qu’elle pousse plus vite. Ainsi il demeure clair qu’une plume télécommandée prête à se mettre au service du groupe de lobby le plus offrant perd avec le temps assurément de son lustre.

Dans un monde aux crises multidimensionnelles où l’Afrique est angoissée par de multiples défis, le Sénégal en particulier, gagnerait beaucoup plus à se consacrer sur l’essentiel en lieu et place de débats puériles de sacs à main qu’il ne produit même d’ailleurs. Le débat véritable est celui du développement durable et ironiquement le saint Homme qu’on a tenté de dénigrer est l’un des rares à apporter des solutions au banquet de l’universel. En effet comme le réitère Edem Kodjo ; l’Afrique connaitrait le développement si les politiques étaient basées sur la philosophie de Cheikh Ahmadou Bamba. Ceci parce que la philosophie de Cheikh Ahmadou Bamba ; tout en se basant sur la notion de « khidma » (le travail singulier) est aussi symbole d’une indépendance culturelle sans laquelle aucune indépendance économique ne peut faire long feu.

Oui ! Parler du « boubou » du saint Homme au nom de la liberté de la presse démontre d’une ignorance abjecte. Apprenez alors que c’est avec ce « boubou » qu’il mena une résistance acharnée dont toute l’Afrique réfléchie peut aujourd’hui s’en glorifier. Avec cet habit distinctif de non-violence par le blanc que Cheikh Ahmadou Bamba porta haut l’étendard de l’islam sur les eaux troubles de la colonisation. Lorsqu’il s’agissait de restaurer la dignité des peuples brimées d’un certain joug colonial ; il était bien seul avec ce boubou ! Dès lors, cet accoutrement fut le témoin privilégié de tant d’épreuves subies par un mutagharib (expatrié) dont le seul tort fut de refuser les honneurs à l’honneur : De Mayombe à Bafouli, du pays des Galwa aux khaymah (tentes) de la Mauritanie ; il le porta pendant trente-trois années de privation de liberté pour sauver son peuple. Alors, cet habit si simple pour des néophytes ne saurait jamais souffrir d’une impéritie.

Je voudrai terminer mes propos en réitérant un appel à la jeunesse de mon pays pour le devoir à l’éducation. S’il ne souffre l’ombre d’un doute dans vos cœurs que la suivie de la pensée du saint maitre est la source d’une vie vertueuse ; Il est impérieux alors d’en étudier le contenu en son message de paix ; d’adoration du Seigneur et de travail au service de la communauté ; substratums de l’appartenance à la voie. C’est uniquement alors qu’on peut s’en prévaloir et en parler.

Serigne Khadim Lo Gaydel
Touba Baghdad (28/01/2016)






Hebergeur d'image