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Défaut de paiement des primes, affaire des handicapés de l'aéroport : Les travailleurs de la santé menacent de boycotter gardes et permanence

Les travailleurs du secteur de la santé ont décidé de boycotter les gardes et permanences de jour comme de nuit dans toutes les structures sanitaires publiques du pays (Hôpitaux, postes de santé, districts sanitaires….) à partir du mois de février prochain. C’est du moins la teneur de leur communiqué de presse parvenu hier à notre rédaction où le Secrétariat exécutif permanent (SEP) du Sutsas a invité le gouvernement à payer les primes des gardes et permanences, ainsi que d’autres revendications.


Rédigé par leral.net le Lundi 19 Janvier 2015 à 13:36 | | 0 commentaire(s)|

photo d'illustration
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Réuni en séance ordinaire le 17 janvier, le Secrétariat Exécutif Permanent ( SEP) du SUTSAS s’est penché sur les questions des indemnités d’heures supplémentaires, l’Agence nationale de la couverture maladie universelle, la rupture abusive de la convention de l’handicapé moteur Laity Diop, gérant de l’entreprise Sénégal Emballage avec les ADS, ainsi que sur la régularisation des statuts du personnel des établissements publics de santé (EPS).

Dans ledit communiqué, le Sep du Sutsas après être revenu sur la frustration des personnels (gardes et permanences ) due au non paiement des indemnités des heures supplémentaires, estime que cela constitue une violation du point VI.7 du protocole d’accord Gouvernement /Sutsas du 17 février 2014. Dans la même source, le Sep estime «qu’en dépit de la volonté du ministre de la Santé et de l’Action sociale de permettre la consommation des dits crédits pour éviter de les laisser tomber en fonds libres, le ministre de l’Economie des Finances représenté par le Cof s’est opposé à cette volonté du patron du secteur de la santé ».

Par conséquent, le Sep du Sutsas « condamne énergiquement le manque de volonté du ministre de l’Economie et des finances pour l’application des accords dont il est lui-même signataire ». Et de dénoncer « la violation du protocole d’accords du 17 Février 2014 que le gouvernement avait qualifié de réaliste et réalisable et le rend responsable de toutes les perturbations et dysfonctionnements qui en résulteraient »

Par ailleurs, dans la même source, le Sep « exige la sécurisation et le paiement intégral de tous les crédits alloués aux indemnités pour travaux des heures supplémentaires de l’année 2014 ». Avant « d’inviter les instances supérieures (CEN/BEN) et les unions régionales de décliner des plans d’action devant aboutir à la consommation intégrale des crédits alloués aux ayant droits ». A défaut de disposer de l’intégralité des dits crédits, les camarades de Mballo Dia Thiam « invitent le personnel sanitaire à boycotter purement et simplement les travaux d’heures supplémentaires, de jour comme de nuit (Gardes et permanences), dans toutes les structures sanitaires et sociales du pays à compter de la fin du mois de Février 2015 ». Tout en « invitant leurs camarades au respect strict de ces éventuels mots d’ordre pour rétablir le droit ».

Le Sep d’avertir le gouvernement que « par rapport au système de rémunération des agents de l’Etat commanditée par la Fonction publique, le SUTSAS ne saurait tolérer aucun nivellement par le bas dans le traitement salarial qui nous priverait de nos indemnités acquises de hautes luttes depuis les années 80 ». C’est pour cela qu’il exige des Directeurs des établissements publics de Santé (EPS) « l’application des dispositions du Code du travail en matière de paiement des heures supplémentaires à tous les contractuels avant d’appeler également le gouvernement au respect de l’accord pour l’octroi des prêts DMC aux contractuels ».

Autres points évoqués dans le communiqué figurent « l’insuffisance d’application de la loi hospitalière de 98 et le retard accusé dans sa révision, l’inexistence du décret portant statut spécial du personnel des EPS, les dysfonctionnements liés aux subventions qui ne couvrent pas les charges hospitalières, les fonds de dotation qui subissent des coupes sombres ou qui n’arrivent pas ». Sans compter « l’absence de financement des projets d’établissement ; les difficultés liées à la gestion de l’urgence entres autres …et l’indigence qui constituent le ventre mou de la réforme hospitalière ainsi que l’absence ou l’insuffisance des budgets consolidés investissement (BCI)».

Sud Quotidien






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