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Démantèlement de l'opposition : La Macky-Formula, l'héritage de la Wade-Formula

Après la Wade-Formula, la Macky-Formula. Une technique qui consiste à diviser (l'opposition) pour conserver le pouvoir. Un usage qu'a choisi donc de perpétuer l'actuel Président après l'avoir hérité de son "père politique". Le Quotidien est revenu, dans sa livraison du jour, sur cette manière de faire des politiques dont le chef de l'Etat veut faire usage pour briguer un second mandat.


Rédigé par leral.net le Mardi 25 Août 2015 à 11:34 | | 4 commentaire(s)|

Désormais, chaque fois que le groupe de Decroix se réunira, Macky Sall se posera, sans doute, cette question, selon Le Quotidien : "Qui après Djibo?". Seulement, ce serait naïf de croire que Idy et Cie s'avoueront vaincus. Ils ne douteront plus que Macky Sall cherche à avoir des actions dans cette entreprise de construction d'une alternance à son régime. Abdoulaye Wade avait réussi, en 2004, après le départ de Idrissa Seck de la Primature, à disloquer les forces du Cpc (Cadre permanent de concertation), en cooptant le même Djibo Kâ dans son gouvernement, laissant Tanor, Niasse, Dansokho et autres repartir de... zéro. En février 2007, le "pape du Sopi" avait aussi réussi à tuer dans l’œuf, la coalition Jamm-j en passant par Idrissa Seck, un nouvel allié - de circonstance - fraîchement sorti de prison et à la grosse envie de prendre sa revanche. Le leader de Rewmi, allié du Ps, de la Ld/Mpt, fera ainsi faux bond à Tanor et à Bathily en répondant à l'appel de Wade. "Idrissa Seck était venu dans l'opposition dans le cadre de la coalition Jamm-ji. Il est retourné au Pds. C'est donc terminé. Nous combattons le Pds. Comment peut-on s'allier avec quelqu'un qui retourne à la maison Pds que nous voulons effacer de l'horizon sénégalais?", avait déclaré Bathily, selon le journal.

Mais, c'est une leçon bien sue par les politiques puisqu'avant Wade et Macky, Diouf avait tenté le coup en 2000 en suppliant un Djibo Kâ crédité d'une bonne représentativité avec son score de 11 députés aux Législatives de 1998. C'est le fameux virage du 14 mars lorsque le leader de l'Urd a trahi le pacte du choix du mieux placé au second tour. La politique est ainsi faite, le pouvoir cherchera toujours à affaiblir les forces en puissance.

Macky Sall doit la bonne espérance de vie de sa majorité à la technique séduisante du "gouverner ensemble"; à la tactique contraignante du partage du bilan ; à la ruse menaçante du "si ce n'es pas toi, ce sont les autres". Que l'élève sait si bien réciter la leçon du maître ! Abdoulaye Wade a vécu le "gagner ensemble et gouverner ensemble" sans en faire un slogan. Et de façon éphémère. Lorsque Niasse et ses 17% avec Dansokho, Madior Diouf et autres l'ont accompagné en 2000, il les a tous bousculés vers la porte de sortie pour recoller les morceaux avec des socialistes. Le Président de la première alternance aura ainsi gagné en dégarnissant les rangs de Tanor, obligé de relooker son parti. Mais en même temps, il aura créé des forces de l'opposition qui rejoindront le Ps, au point de le faire trembler en 2007, même s'il a été réélu dès le premier tour.

Macky Sall redoute justement l'étoffe d'un rassemblement de ses potentiels adversaires : un Idy maître de Thiès, un Baldé patron de Ziguinchor, un Karim Wade qui voudrait compter sur une "victimisation" par ses déboires judiciaires, etc.






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