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Démission du juge Dème du Csm: Les objections du Président Sall

L’affaire du magistrat Ibrahima Hamidou Dème s’est invitée hier en réunion du Conseil des ministres. Même si le démissionnaire du Conseil supérieur de la magistrature n’a pas été cité nommément, le Chef de l’Etat, par ailleurs président du CSM, semble ne pas approuver la démarche du magistrat Dème qui a fait une sortie médiatique pour fustiger le fonctionnement de la Justice. Comme en témoignent les propos qu’il a tenus devant le gouvernement en abordant la consolidation de l’Etat de droit, de l’indépendance du pouvoir judiciaire, et la modernisation de la Justice.


Rédigé par leral.net le Jeudi 16 Février 2017 à 11:12 | | 0 commentaire(s)|

Selon le communiqué du Conseil, le Chef de l’Etat a demandé au Gouvernement ‘’de poursuivre, en relation avec toutes les composantes de la Justice, les actions exceptionnelles et sans précédent, d’amélioration de l’efficacité de notre système judiciaire, dans le respect scrupuleux de la déontologie, des règles et procédures prévues par la Constitution, ainsi que les textes législatifs et règlementaires en vigueur’’.

Des propos qui s’inscrivent dans la même veine que son vice-président, et par ailleurs, ministre de la Justice. Face aux députés jeudi dernier, Me Sikidi Kaba a tenu un discours presque similaire pour accuser le magistrat Dème d’avoir failli à l’obligation de réserve car selon lui, la presse n’est pas le cadre approprié pour parler des problèmes de la Justice. Toujours est-il qu’il ne serait pas surprenant que l’ancien membre élu du CSM se retrouve devant la commission disciplinaire dudit conseil, d’autant que le Garde des Sceaux a déjà indiqué la voie.

En outre, le président de la République a rappelé au Gouvernement ‘’les efforts importants consentis, depuis son accession à la magistrature suprême, pour faire de la modernisation du service public de la Justice un pilier stratégique de la consolidation de notre démocratie et des performances de notre économie’’. A cet effet, il a cité les réformes du Code pénal et du Code de procédure pénale, l’entrée en vigueur de la nouvelle organisation judiciaire, du statut des magistrats, des réformes du Conseil supérieur de la magistrature et de la Cour suprême.

Ces réformes, a souligné le Président Sall, ‘’ont permis de mieux positionner notre appareil judiciaire dans son environnement national et international, marqué par des phénomènes nouveaux et des enjeux complexes’’. Et d’ajouter : ‘’C’est également dans cette perspective qu’il faut inscrire le recrutement d’un nombre important de magistrats et de greffiers, la construction, sur l’ensemble du territoire national, d’infrastructures fonctionnelles et modernes, afin d’assurer aux acteurs de la Justice des conditions optimales de travail, de rapprocher la Justice des justiciables’’.

L’impératif de lancer, dans les meilleurs délais, les travaux de construction de la nouvelle Ecole nationale de la Magistrature et de celle des Avocats est à inscrire dans ce cadre.

(Source: Enquête)