Départ annoncé de l’Armée française : Les secouristes sénégalais crient déjà au secoursMardi 2 Mars 2010 - 20:05
Désormais le Sénégal va coordonner ses opérations de secours, en cas d’accident, sans l’appui des Forces françaises du Cap-Vert. Ce qu’ont regretté hier des secouristes sénégalais. Par Aly FALL le quotidien
Il n’y a pas que le secteur de l’économie qui va subir le choc du départ des Forces françaises du Cap-Vert. Les victimes des routes et autres catastrophes, risquent aussi de souffrir de ce départ, prévu pour l’année prochaine. Des secouristes sénégalais se sont désolés hier, du vide que vont laisser ces forces dans la gestion des accidents, surtout au niveau de la coordination des actions. En marge de la cérémonie officielle marquant la journée de la Protection civile, certains secouristes ont regretté ce départ, tout en s’empressant néanmoins, d’ajouter que les secouristes sénégalais sont capables de porter seuls les opérations de secours. Seulement, ajoutent-ils, il va falloir une réorganisation des secours à tous les niveaux.
Les sapeurs-pompiers, les services médicaux du ministère de la Santé et d’autres segments des secours du privé ont réfléchi durant la journée d’hier pour coucher sur papier un ensemble de recommandations destinées à optimiser les opérations de secours au Sénégal. Parce que «devant une situation de catastrophe, la chaîne de secours allant jusqu’à la prise en charge hospitalière requiert une organisation maitrisée», estime Bécaye Diop, ministre de l’Intérieur, qui présidait la cérémonie. Pour lui, le thème de la journée de cette année, répond parfaitement aux exigences de la convergence des actions pour la sauvegarde des vies humaines, en cas d’accident. La pertinence de «La médecine de catastrophe» réside, selon M. Diop, dans le fait que «le système de santé est un des maillons les plus importants de la chaîne où chaque minute compte pour sauver des vies.» Et heureusement, se félicite-t-il, que les «médecins et urgentistes savent qu’il y a une grande différence entre soigner des patients et soigner un grand nombre de blessés en situation de catastrophe». C’est la raison pour laquelle ajoute Bécaye Diop, «la médecine de catastrophe est considérée comme une discipline à part entière dont il est nécessaire de maîtriser les contours en vue d’en dégager les principes directeurs». Rappelant les malheureux évènements qui ont secoué le pays, avec l’accident de la Sonacos, le déraillement d’un train à l’occasion du magal et le naufrage du bateau le Joola, le ministre de l’Intérieur estime que cette «discipline simple» qu’est la Médecine de catastrophe, «doit tenir compte des conclusions et de l’expérience des autres, du fait de la diversité et de la spécificité des catastrophes». Car, au cas où une catastrophe se produit, pour limiter les dégâts, il va falloir, selon Bécaye Diop, «disposer d’un répertoire des structures hospitalières publiques et privées, des moyens matériels et humains disponibles sur toute l’étendue du territoire et d’un manuel de procédures pouvant guider tous les intervenants dans la filière de gestion des catastrophes». Un dispositif qui, selon les secouristes sénégalais, est à portée de main, mais il suffit juste que toutes les entités arrivent à coordonner toutes leurs interventions sur le théâtre des opérations. alyfall@lequotidien.sn leral .net
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