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Départ du préfet de Bambey : Les dessous d’un changement

Nommé en Conseil des ministres le 11 septembre 2014, le Préfet du département de Bambey, en remplacement de Virginie Rachelle Fayçalyne Coly, actuelle secrétaire générale du ministère de la Fonction publique et de la Rationalisation des effectifs, El Hadji Papa Madické Dramé n’est resté que 21 mois à la tête de l’Exécutif départemental, indique Le Quotidien. Il cède la place à Moustapha Ndiaye qui devra gérer l’affaire du Conseil départemental et la probable élection du nouveau président si Aida Mbodj perdait son bras de fer avec l’Etat.


Rédigé par leral.net le Lundi 20 Juin 2016 à 11:54 | | 1 commentaire(s)|

El Hadj Papa Madické Dramé fait-il les frais des retrouvailles annoncées entre le pouvoir et le Pds ? Ce sont nos confrères qui s'interrogent avant d'avancer que tout porte à le croire. Et pour cause, le désormais ex-Préfet du département de Bambey n’est resté que seulement 21 mois à la tête de l’Exécutif départemental avant d’être muté à Gossas. Le préfet aurait, d’après certaines indiscrétions, commis beaucoup de maladresses. Dans un premier temps, il a été accusé par les maires dont les collectivités locales sont traversées par l’autoroute Ilaa Touba d’être conciliants avec les Chinois dont les activités au quotidien impactaient leurs terres sans communiquer avec eux. Baboucar Ndiaye, le maire de Ngogom ne lui a jamais pardonné cette complicité : « Ma commune est traversée par l’autoroute à péage Ilaa Touba sur une distance de 15 km. Près de trois (3) passerelles devraient y être érigées et, à cet effet, il a délibéré près de 15 hectares pour servir de base aux Chinois, chargés de la construction de l’infrastructure. Mais, ces derniers traitent directement avec le préfet de Bambey à la place des maires concernés. Ils brandissent comme preuve, l’autorisation faite par le préfet aux Chinois de construire des forages dans leurs communes respectives sans aucune délibération des conseils municipaux concernés ».

Le porte-parole des maires ajoute : « Cela constitue une violation manifeste des textes. C’est un combat de principe et un combat pour la légalité. Il faut que force reste à la loi. Comme le préfet fait ce qu’il veut, nous allons saisir le président de la République, mais aussi nous allons le traduire devant la Chambre administrative de la Cour suprême parce que, pour nous, le préfet a fait un excès de pouvoir. Nous allons déposer des lettres au ministère des Infrastructures pour rétablir la légalité. Depuis que nous avons attribué les terres aux Chinois, Il n’y a plus de synergie entre le préfet et les maires qui ne sont plus conviés aux rencontres avec les directeurs chargés de l’exécution des projets à Bambey. C’est à la surprise générale que nous avons appris que le préfet a mis sur pied une commission auxiliaire de protection civile à Bambey commune, qu’un dépotoir d’ordures doit y être aménagé, alors qu’aucune visite de proximité n’a été organisée par les Chinois au niveau des communes rurales ».

Dans un second temps, indique le journal, le préfet n’aurait pas joué comme il se devait son contrôle de la légalité en n’informant pas très tôt l’autorité du cumul de mandats de Aida Mbodj. Ce qui, confient des sources dignes de foi, aurait évité au pouvoir toute cette publicité malheureuse faite au tour de cette éviction de la présidente du Conseil départemental de Bambey. Moustapha Ndiaye est chargé de déminer le terrain pour rétablir la confiance entre les maires et l’Administration territoriale.






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