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Détournement à la librairie Clairafrique : L’ex Dg Jean-Charles Faye et son chef- comptable prennent 6 mois ferme


Rédigé par leral.net le Samedi 21 Juin 2014 à 21:23 | | 0 commentaire(s)|

Détournement à la librairie Clairafrique : L’ex Dg Jean-Charles Faye et son chef- comptable prennent 6 mois ferme
Il aura fallu une détention provisoire de 9 mois pour que Jean-Charles Faye, ancien directeur général de la librairie Clairafrique et ses coprévenus, soient fixés sur leur sort. Le Tribunal correctionnel de Dakar a donné jeudi, lecture de sa décision, dans l’affaire de détournement présumé à la librairie Clairafrique. Dans son délibéré, le juge a déclaré l’action publique recevable, après avoir reconnu Jean-Charles Faye, ex-directeur général de la célèbre librairie et son coprévenu, notamment le chef-comptable Théophile Coly, coupables de détournement de fonds et complicité. Ils ont été condamnés à 6 mois de prison ferme. En détention depuis septembre 2013, ils ont déjà purgé leur peine.
Le juge correctionnel a établi les faits qui leur sont reprochés. Mais, il a été plus clément que le procureur de la République. Dans ses réquisitions, le ministère public avait demandé 1 an de prison ferme.
Pour les intérêts civils, les deux condamnés ont été assignés à payer, solidairement, la somme de 15 millions de francs Cfa, à titre de dommages et intérêts. Alors que la partie civile avait réclamé 2 milliards de francs. Le Tribunal correctionnel a ordonné le paiement de cette somme, sous peine de sanction relativement à la saisine des biens des mis en cause. Toutefois, il a ordonné la relaxe du Directeur administratif et financier (Daf), Guy Anoma et l’informaticienne Maguette Lillane Thiaw. Les charges retenues contre ces derniers n’ont pas été suffisantes aux yeux du Tribunal pour qu’il entre en voie de condamnation.

Recours sur les intérêts civils

Dans cette affaire de détournement présumé de fonds destinés au fonctionnement de Clairafrique, le montant du préjudice se chiffre à 2 milliards, à la suite de l’instruction du dossier, par le juge du deuxième Cabinet d’instruction. Ainsi, les 15 millions de dommages et intérêts en guise de réparation de ce préjudice matériel et qui découlent des faits objets de la poursuite, sont jugés insuffisants par des conseils de la célèbre librairie. «Entre le préjudice subi par notre client et les dommages et intérêts qui lui ont été alloués, le gap est énorme», commente Me Baboucar Cissé, un des avocats de Clairafri­que. Ce dernier et ses collègues de la partie civile réfléchissent sur l’opportunité d’interjeter appel sur les intérêts civils. D’autant plus que le détournement de fonds est bien constitué, estiment-ils. Toujours est-il que le juge du deuxième Cabinet d’instruction, Samba Fall n’a pu justifier, par le biais d’expertises, le préjudice exact subi par la partie civile. C’est pour cette raison que les conseils de la librairie ont toujours sollicité des expertises, afin de «vérifier l’exactitude du préjudice». En vain !

Le Quotidien






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