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Discours du Président de l’Assemblée Nationale à la Session inaugurale du 12 mars 2012

le 12 Mars 2012 à 20:45 | Lu 351 fois

Discours du Président de l’Assemblée Nationale à la Session inaugurale du 12 mars 2012
Madame la Grande Chancelière de l’Ordre National, Représentant le Président de la République,
• Monsieur le Président du Conseil Constitutionnel,
• Monsieur le Président de la Cour Suprême,
• Monsieur le Président du Conseil Economique et Social,
• Monsieur le Médiateur de la République,
• Monsieur le Représentant du Facilitateur du Dialogue Direct,
• Monsieur le Doyen d’âge de l’Assemblée Nationale,
• Mesdames et Messieurs les Ministres,
• Messieurs les présidents Emile BROU et Mamadou KOULIBALY,
• Monsieur le Nonce Apostolique,
• Excellences, Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs,
• Mesdames, Messieurs les Représentants des Institutions Internationales,
• Honorables Députés, chers collègues,
• Mesdames, Messieurs les Officiers Généraux et Officiers Supérieurs des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire,
• Messieurs les Hauts Dignitaires Religieux,
• Messieurs les Rois et Chefs Traditionnels,
• Honorables Invités.
Mesdames et Messieurs les Députés,

Jeudi dernier, comme le veut notre constitution, suite aux élections législatives, je remettais au Président de la République, ma démission du poste de Premier Ministre, Ministre de la Défense.

Moins d’une semaine, après cette cérémonie, dont je garde encore un souvenir ému, vous venez de me confier les destinées de notre Assemblée Nationale, symbole de notre démocratie, lieu par excellence, où s’exprime librement la volonté du peuple ivoirien.

Au moment où vous venez de m’élire à cette éminente fonction, je veux vous dire chers collègues, à la fois mon émotion et mon infinie reconnaissance.

Je veux féliciter les députés qui m’ont voté et je salue même ceux qui n’ont pas porté leur choix sur moi, car ils m’ont grandi et ont grandi la démocratie.

Oui, chers collègues,

Quelquefois, la brusque accélération de l’histoire fait défiler les événements à une allure telle que leur maîtrise par l’homme devient impossible et dessine votre destin sans que vous n’en soyez l’artisan.

Présider notre Assemblée, l’Assemblée Nationale de notre pays, constitue un immense honneur.

Chers collègues, je le dis avec force : je suis fier de vous !

Je veux exprimer du fond du cœur, toute ma gratitude à chacune et à chacun, vous qui venez de me témoignez votre confiance.

A vous tous, quelque soit votre appartenance politique, religieuse, ethnique, quelque soit votre sensibilité, je veux vous dire toute mon estime et mon respect. Car nous sommes tous dépositaires quelque part de la souveraineté du peuple ivoirien.

Nous portons chacune et chacun une part de cette souveraineté nationale.

Notre Assemblée est incontestablement le reflet de la volonté du peuple ivoirien au-delà de nos divergences d’opinion.

Nous devons être l’Assemblée de toutes les ivoiriennes et de tous les ivoiriens.
C’est donc dans un esprit de responsabilité démocratique partagé que nous devons remplir notre mission.

Représentants de la nation que nous sommes, nous devons servir l’intérêt général, rien que l’intérêt général.

Ce à quoi je vous invite, chers collègues, c’est d’être à l’écoute du peuple, de nos concitoyens, de répondre à leurs aspirations profondes, de penser à la Côte d’Ivoire à chaque instant dans l’accomplissement de votre mandat.

Pour ma part, je m’engage à ne pas vous décevoir. Vous me connaissez, je ne suis animé que d’une passion : servir mon pays.

J’en ai administré la preuve lorsque j’ai eu à assumer les fonctions de Premier Ministre pendant cinq ans, à un moment difficile de la vie de notre nation.

Je n’ai pas une conception manichéenne de la Côte d’Ivoire, les bons d’un côté et les méchants de l’autre.

Je veux être digne de cette prestigieuse fonction en travaillant sans relâche au rassemblement des ivoiriens.

Nous devons tous, autant que nous sommes, apporter notre contribution à l’œuvre de réconciliation nationale et de reconstruction entreprise par Son Excellence Alassane OUATTARA, Président de la République de Côte d’Ivoire, grand homme d’Etat, pour qui j’ai une profonde admiration et un grand respect et qui m’honore de sa confiance et de son affection.

Chers collègues, je vous le dis, sen tant que représentants du peuple ivoirien, nous aurons à contrôler l’action du gouvernement ivoirien, car tel est notre rôle.

Mais nous devons le faire dans un esprit de responsabilité, dans le souci constant d’améliorer notre gouvernance, conformément à la volonté exprimée par le Président de la République lui-même.

Profondément attaché au principe de la séparation des pouvoirs, le Chef de l’Etat ne concevra pas, je vous le dis, que notre Assemblée soit une chambre d’enregistrement.
Elle doit être plutôt utile à notre pays, une grande Assemblée digne des grandes nations démocratiques.

Je veux ici saluer le RDR, ce grand parti qui a porté ma candidature en me donnant son onction.

Je veux saluer la sagesse du Président Henri KONAN BEDIE qui m’a accordé son affection et son appui.

Je n’oublie pas, chers amis et collègues, Messieurs MABRI Toikeusse, ANAKY Kobena et GNAMIEN Konan qui m’ont accordé leur soutien.

Je joins à ces remerciements, tous les députés indépendants.

A présent, me remémorant la liste de mes illustres prédécesseurs, j’ai été saisi d’inspiration et leur rends hommage pour leur contribution au rayonnement de notre Institution.

Au moment où nous allons écrire une nouvelle page de l’histoire de notre nation, la Côte d’Ivoire a besoin au plus vite, que toutes les énergies institutionnelles se conjuguent à réaliser ensemble l’édification de ce pays.

A cet effet, l’Assemblée Nationale jouera pleinement le rôle qui est le sien.

La première marche vers le réveil définitif de notre jeune nation est sans aucun doute la Réconciliation entre ses filles et ses fils, après la fracture profonde qui a ébranlé la cohésion nationale que l’Accord Politique de Ouagadougou a heureusement réparée.

Je veux dire mon infinie gratitude au Président du Faso, Son Excellence Blaise COMPAORE, entremetteur de cet Accord décisif et historique.

A présent, je veux m’adresser à tous nos invités, vous, mesdames et messieurs les ambassadeurs, mesdames et messieurs les représentants des institutions internationales, les officiers généraux et officiers supérieurs des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire, autorités religieuses, chefs traditionnels, chers compagnons des Forces nouvelles, je veux vous dire ma reconnaissance, merci de votre soutien, merci de nous accompagner.
Chers collègues,

Il urge pour notre Assemblée Nationale, véritable creuset du rassemblement, de la tolérance et du pardon, de constituer tous ses organes : le bureau, les commissions permanentes.

C’est pour cela que j’entamerai, sans tarder, de larges concertations à cet effet. Nous devrons être fin prêt pour la session ordinaire de l’Assemblée Nationale, le 25 avril prochain.

Enfin, en mon nom et au nom de Madame Sacko Sarra FADIKA, Première Vice-présidente, je veux rendre hommage au bureau d’âge de notre assemblée, à savoir le Général OUASSENAN KONE, Madame Yasmina OUEGNIN et Monsieur DAH SANSAN qui a enregistré et conduit avec brio les débats et l’organisation de l’élection de ce jour.

Pour terminer mon propos, je vous invite à vous souvenir respectueusement avec moi de ce grand homme de paix, natif de cette ville de Yamoussoukro, père de la nation ivoirienne, qui traça les sillons de notre Etat et de ses Institutions, feu le Président Félix HOUPHOUET BOIGNY.

En sa mémoire, j’irai tout à l’heure, m’incliner sur sa tombe, avec respect et dévouement.
Chers collègues, pour chacun d’entre vous, je forme des vœux sincères de réussite dans vos fonctions. Je souhaite que cette deuxième législature de la deuxième république soit à l’honneur de la République et des ivoiriens.

Vive la Côte d’Ivoire.
Je vous remercie.
Guillaume SORO

Source:abidjan.net


1.Posté par ISSA le 13/03/2012 06:22 | Alerter
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