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Djibril Diallo, chargé de communication de Transrail : ‘’Travailleurs, syndicats et direction doivent être un et indivisible’’

Djibril Diallo est le chargé de communication de Transrail. C’est lui qui a conduit les festivaliers des rails, de la cité des Caïmans Bamako à la capitale du Khasso. Un voyage qu’il mettra à profit pour apporter, en compagnie du directeur d’exploitation de la société ferroviaire, Sidy Yaya Fofana, la bonne information sur Transrail à la population riveraine. Dans une interview qu’il a bien voulu nous accorder, Djibril Diallo parle sans détour.


Rédigé par leral.net le Lundi 21 Juin 2010 à 21:10 | | 1 commentaire(s)|

Djibril Diallo, chargé de communication de Transrail : ‘’Travailleurs, syndicats et direction doivent être un et indivisible’’

Comment se porte la société ferroviaire?
La société ferroviaire se porte très bien aujourd’hui par la volonté des deux chefs d’Etats, malien et sénégalais, Amadou Toumani Touré et Me Abdoulaye Wade. Nous avions traversé des époques hyper difficiles. Nous étions allés jusqu’en règlement préventif qui est l’étape avant le dépôt de bilan. Mais les Etats se sont donné la main, grâce-je le rappelle- à la volonté des deux chefs pour redonner vie et corps au chemin de fer qui est le cordon ombilical entre le Mali et le Sénégal. Donc à ce jour, Transrail se porte moralement bien. Financièrement, elle commence à se retrouver.

Tout récemment, les autorités maliennes et sénégalaises ont annoncé, lors d’une réunion à Dakar, la création d’une société de patrimoine pour aider Transrail. Comment avez-vous accueilli cette décision ?
C’est une décision très normale. Un investissement ferroviaire est amorti en 50 ans. Demander à quelqu’un qui a une concession intégrale pour 25 ans d’investir pour 50 ans, force est d’admettre que cela n’obéit à aucune logique. Une société de patrimoine va donc se charger de gérer l’infrastructure. Pour ce faire, elle va s’endetter pour les infrastructures parce que celles-ci reviennent au bout du compte à notre pays. Voilà qui est vraiment une bonne chose pour l’entreprise.

Qu’est ce qui a motivé Transrail à soutenir une manifestation telle que le festival des rails ?
Le FIRKA, ainsi que sa dénomination l’indique, est le Festival international des rails. Or, qui dit rail parle de Transrail qui est aujourd’hui l’opérateur. A cause de son activité principale qui se trouve être la circulation ferroviaire, partout où l’on dit rail, Transrail doit y être avec les différentes populations. Donc une fête des rails dans la capitale des rails oblige l’opérateur des rails d’y être.

En outre, Transrail ne peut pas rester en marge d’une manifestation aussi grandiose en matière de culture, le chemin de fer étant un facteur de brassage culturel. Enfin, il faut signaler que cette édition est placée sous le signe du cinquantenaire, alors le chemin de fer ne pouvait pas rester en marge.

Quelle appréciation faites-vous de cette 4è édition ?
Cette 4ème édition coïncide avec le jubilé des indépendances des deux pays. Elle est aussi placée sous le signe de la volonté retrouvée des deux chefs d’Etat à relancer le chemin de fer. Nous devons également rappeler que Transrail a une obligation d’assistance aux populations riveraines, de nombreux villages ayant été créés suite au passage des rails.


Le FIRKA vous sert donc d’espace d’échange, de communication et de sensibilisation?
Les dirigeants de Transrail ont compris que le festival est un tremplin de communication à laquelle ils accordent la plus grande importance. Cette édition qui s’achève en est une preuve tangible. Cela me permet de bien jouer ma partition.
Il faut reconnaître que la non implication des populations dans le développement est déplorable dans nos pays. Transrail est le cordon ombilical qui relit le port de Dakar port à l’hinterland. C’est une occasion pour Transrail de saluer l’ensemble des sponsors qui soutiennent ce festival des rails.

Et avec les syndicats ?
Vous savez, les syndicats sont là en concertation avec les travailleurs pour leur expliquer les enjeux de la réunion de Dakar et de Bamako, leur faire savoir que les gouvernements nous ont fait confiance. Ils ont profité pour leur rappeler leur devoir de génération, à savoir que la chose la plus importante aujourd’hui est que les travailleurs, les syndicats et la direction soient un et indivisible.

Entretien réalisé par Drissa Togola http://www.maliweb.net/



1.Posté par velo le 22/06/2010 11:09 | Alerter
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