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Dougnou dém !*

Ce matin, avec une gueule de bois, je me suis réveillé. Je suis tombé du pieu ou je ne sais quoi dire. En effet, je me suis levé du mauvais pied, du gauche ou du droit, je ne sais plus. Je me ‘’wolofise’’ et tant mieux. Je bégaie ou c’est l’histoire de ce pays que nos aimons par-dessus tout qui bégaie. Les souvenirs doux de mon enfance s’amoncellent dans mon esprit d’observateur du landernau politique et social sénégalais. Tout part en vrille. Tout périclite. Rien ne va plus dans notre Sénégal. L’horizon semble bouché et rien ne point.


Rédigé par leral.net le Dimanche 13 Septembre 2015 à 08:17 | | 21 commentaire(s)|

Dougnou dém !*
Qu’est ce qui se passe au Sénégal ? Dans ce pays lilliputien, mais grand de par la bravoure de ses hommes et de ses femmes mais rempli de sagesse grâce à ses aïeuls. Tout fout le camp ! Oups, tout semble fondre dans le néant. Sommes-nous tombés plus bas que notre popotin ? Sommes-nous réellement de vrais homo-senegalensis ? Ces questions à ne pas négliger, valent leur pesant d’or. Ces questions qui turlupinent l’esprit du citoyen lambda, méritent d’être éclairées. Quand on disserte sur le Sénégal, de nos jours, qu’est-ce qu’on peut tirer de ce pays que nous aimons tant et qui nous fait haleter jusqu’à perdre notre souffle ? De ce Sénégal d’aujourd’hui, il ne reste que nenni. Les valeurs intrinsèques qui faisaient notre fierté d’antan se raréfient comme le nectar des abeilles. Est-ce la fin des temps ? Est-ce la fin de ce Sénégal que nous criions sur tous les faîtes du monde ?

L’éducation

A l’heure où je couche ma plume sur la feuille, l’heure est très grave et le temps nous est compté. Le temps est comme les perles d’un chapelet qui s’égrènent. Mais ce chapelet risque de rompre sous l’effet de la force des doigts qui en font son usage. Le temps est nuageux et menaçant. Où va ce beau pays ? Je ne peux parler ou écrire sans utiliser l’adjectif ‘’beau’’ tellement sa beauté est galvaudée dans l’espace et le temps. Parler de l’éducation, c’est parler du socle sur lequel repose tout fondement social et sociétal. Nous ne pouvons pas avancer sans une bonne éducation. Une éducation basée sur des valeurs ancestrales mais teintée de modernité. Cette dernière est là et est criarde tel le soleil. Nous ne pouvons pas l’ignorer. A énumérer les bons et les mauvais points de l’éducation, on en perdrait notre souffle. Parler de la savante éducation de nos valeureux ancêtres reviendrait à nous poser des questionnements à la pelle ? La faute à qui ? Cela nous le connaissons. L’heure n’est plus au règlement de comptes. L’heure est aux solutions ce que le temps est aux actes. Oui, nous voulons des paroles et des actes, Mesdames, messieurs les politiques ! Il nous faut agir vite et avec ‘’bravitude’’. Il nous faut du courage sinon la société disparaitra. Un peuple sans éducation est un cadavre ambulant. Un peuple sans une jeunesse éduquée est un peuple sans âme. Il nous faut être débout et affronter ce destin qui nous semble fatal, inéluctable et qui avance inexorablement mais sûrement.

L’école

L’école sénégalaise me fait chialer comme un enfant qu’on materne. Je ne veux plus aller à l’école, me disait un enfant lors de mes vacances passées sous les tropiques. Et l’enfant, enhardi par je ne sais quelle force, embraye et me dit,’’(…)aller à l’école et pourquoi faire ? Je veux être Balla Gaye2 !’’. Avec un rire sarcastique. Je suis resté bouche bée. Terrible Sénégal ! Me suis-je dit. Effectivement, au Sénégal, l’on a une vague impression que l’école est considérée comme un fardeau, un sacerdoce pour la pseudo-élite qui nous gouverne. La vie scolaire est au rythme des saisons et des grèves. Si les élèves ne font pas la grève, les enseignants entrent dans la danse avec des valses couplées tels des danseurs de tango. Eduquons moralement et civiquement cette jeunesse! Je me demande où est passée cette savante science qu’est cette Education Civique et Morale(ECM) qu’on nous avait inculquée. Bel acronyme qui doit revenir dans toute sa splendeur. Le savoir être et le savoir faire sont à la base de tout développement humain. Tout pays qui veut éclore sur le plan international doit rendre dynamique son système scolaire et universitaire. De grève en grève, ce pays va tout droit dans le mur. Et c’est au pied du mur que l’on dissocie la bonne graine de l’ivraie. C’est au pied du mur que l’on reconnaît le bon maçon. Avouons que nous sommes plus proches du mauvais maçon. Le tocsin a sonné. Le feu couve. Ressaisissons-nous alors qu’il est temps !

Les mass-médias

Des mass-médias ou des mass-destructeurs, nous pouvons les appeler ainsi. Joli mot plus enclin à détruire qu’à éduquer une jeunesse ‘’malsaine’’. Oups, veuillez m’excuser. Je me suis mis calife à la place du calife, le président Abdou Diouf, qui avait sorti cette diatribe à l’endroit de la jeunesse sous son magistère. Salut à Abdou Diouf, l’artiste et le francophile jusqu'au trognon ! Au Sénégal, l’heure est internet. Tout le monde est linked ! Je veux dire connecté ou lié. Le pays vibre sous internet. Tout se trame sur le net. Oui pour une utilisation saine des mass-médias et non pour une utilisation massive et abusive par des enfants à peine sortis de leurs berceaux. Où sont les parents ? Occupés malheureusement à fouetter d’autres chats ou à chercher la dépense quotidienne. Pauvres de nous ! Nous sommes sur une pente glissante et très dangereuse. L’apocalypse approche. Les mass-médias sont in fine devenus un terrain fertile pour les prédateurs de quelque nature que ce soit. Donc, aux parents de surveiller leur progéniture. Et que dire de la télévision, terreau de bon nombre de maux qui gangrènent la société sénégalaise actuelle. Haro sur les émissions à deux balles et sur le système lutte-musique-danse ! Du balai !

La politique

Nous ne pouvons pas terminer sans parler de la politique qui nous tient par les tripes. Terme qui définit la bonne ou la mauvaise marche d’une société. La vie dans la Cité. Les affaires qui lient les uns aux autres. La politique, je dis oui mais le trop de politique tue la quintessence de ce beau terme. Ce dernier perd son âme et son essence dans ce Sénégal-là.
Je me demande si la politique a de beaux jours au Sénégal. Des paroles et aucun acte suivi. 10 paroles et 1 acte suivi. C’est ce Sénégal 2.0 que nous connaissons. Nous ne pouvons pas avancer avec des diarrhées verbales à longueur de journée. Des séminaires, des conférences à n’en plus finir. Allez à Dakar et regardez tout autour de vous ! Une grande déception vous y attend! Le tout et son contraire. Tout bruisse de cacophonie ambiante mêlée à de la politique des caniveaux. Quand on parle de politique de nos jours, il est question de transhumance. Les politiques sont presque tous devenus des moutons à la recherche de pâturages plus herbeux et plus verdoyants. Triste décor et que dire de notre cher président qui débauche à tout va tel un chauffeur de car rapide prenant tout le monde à bord. Macky Sall oublie que pour une bonne démocratie, il faut qu’il y ait une opposition farouche et responsable. Pouvoir et opposition doivent être des compléments et se jauger. Il nous faut agir avant le coucher du soleil sinon ce ne serait que pure perte. Une course contre la montre est engagée. Dougnou dém n’est qu’un grand coup de gueule d’un citoyen qui voit de loin son pays qui est à l’image d’un cadavre dans un état avancé de putréfaction et de décomposition. Non, il ne faut pas que le pays se meure ! Non, il ne faut pas baisser les bras ! Mais commençons par le commencement même si nous répétons les mêmes choses qui produiront des effets escomptés et à coup sûr. L’espoir peut être permis. Et peu ‘’nous’’ chaut ! Vivement que tout aille de l’avant et dans le bon sens ! Je ne peux terminer cette tribune sans penser aux victimes des inondations et de l’avancée de la mer qui engloutit tout sur son passage. Que Dieu entende nos prières et bénisse le Sénégal ! Amen.

POUYE Ibra
ibpo2004@gmail.com

Dougnou dém ?!* : nous ne nous développerons pas !






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