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Drogue: Une nouvelle "technologie" de la conscience (Par Mame Mactar Guèye)

Au-delà de cette ténébreuse affaire d’infiltration de narcotrafiquants nigérians au cœur du système sécuritaire sénégalais - lequel est justement sensé lutter contre le trafic de stupéfiants -, et qui laisse encore abasourdie toute une conscience collective; après les cérémonies officielles ayant marqué il y a juste un mois la journée du "26 Juin", décrétée en 1988 par les Nations-Unies "Journée Internationale de Lutte contre la Drogue", dont le point d’orgue, au Sénégal, est la cérémonie publique d'incinération des variétés de drogue saisies ; par-delà les statistiques officielles sur l'ampleur du fléau et les énormes enjeux financiers des 20 tonnes de cocaïnes saisies en moyenne annuellement Afrique de l’Ouest, et que l’Onudc estime à quelques 400 milliards de nos francs !; par delà son incidence sur le taux de la criminalité et le grand banditisme, ainsi que ses effets particulièrement ravageurs chez la plus fragile frange sociale qu’est la Jeunesse, il ne serait sans doute pas vain de tenter une singulière excursion, affranchie des œillères de la stigmatisation et des préjugés sociaux, dans ce monde féerique et… stupéfiant de la Drogue, pour tenter de comprendre pourquoi ces produits de la mort continuent-ils d’exercer une si puissante fascination chez les «camés» ? Pourquoi se défoncent-ils assidûment? Pourquoi persistent-ils à se détruire à petit feu ? La réduction, en amont, de la demande semble être l’option la mieux partagée, au niveau des structures en charge de la «prévention», pour contenir les assauts récurrents de ces «marchands de la mort».


Rédigé par leral.net le Dimanche 21 Juillet 2013 à 23:35 | | 0 commentaire(s)|

Drogue: Une nouvelle "technologie" de la conscience (Par Mame Mactar Guèye)
Comment en est-on arrivé là ?
La Chimiothérapie enseigne que toutes les drogues utilisées par la médecine moderne le sont dans un but thérapeutique. C'est donc la banalisation et la popularisation de leur usage qui en font des "drogues", péjorativement parlant. Et l'Autorité Médicale de trancher plus nettement la question en cataloguant sous le vocable générique de "drogues non-prescrites" toute la pharmacopée fichée dans la nomenclature officielle, et dont la consommation est susceptible d'avoir une incidence sur le fonctionnement du système nerveux central humain.
Au fait, comment des produits destinés à une utilisation clinique ont-ils pu être littéralement détournés de leurs objectifs ? Vraisemblablement, selon le principe d'utilisation, à bon ou à mauvais escient, des ressources de l'univers, qui a toujours caractérisé l'Homme dans sa quête perpétuelle d'un mieux-être. Nous avons souvenance, d’une démarche de proximité et de sensibilisation que Jamra, du vivant de son défunt fondateur Abdou Latif Guèye, effectuait régulièrement dans les quartiers populaires et les établissements scolaires, à l'occasion de chaque 26 juin, consacrée, par l'Organisation des Nation Unies, "Journée internationale de lutte contre la Drogue". Alors qu'un de nos animateurs s'apitoyait devant un auditoire juvénile sur les ravages que causent les stupéfiants dans beaucoup de segments sociaux, un jeune étudiant, visiblement "planeur" de son état, lui fit cette réplique : "Pourquoi tout ce tapage, tout cette alerte autour de la drogue ? A bien y réfléchir, si elle est véritablement nocive pour l'espèce humaine, pourquoi le Créateur de l'Univers qui, à ce qu'on dit, ne nous veut que du bien, l'a-t-elle mise à la disposition de l'homme ?". Spontanément, le moniteur répondit à sa question par une question : "Qui a donc crée et mise à la portée de l'homme l'énergie nucléaire ? – Le Bon Dieu, pardi ! s'est-il empressé de répondre – Eh bien, figure-toi que cette énergie prodigieuse qui a servi, en août 1945, à détruire en quelques secondes plus de deux cent cinquante mille vies, à Hiroshima et à Nagasaki, est entrain, parallèlement, de servir à des fins pacifiques et humanitaires dans l'Industrie électrique, la Médecine, l'Astronomie, etc.". Pour ne citer que ces exemples.
Considérons le cas de cette célèbre drogue chimique, de synthèse, qu’est le LSD, un hallucinogène extrêmement puissant. Elle est utilisée avec succès dans le traitement de sujets n'ayant pas réagi à la thérapie conventionnelle. Par exemple les enfants atteints d'autisme (trouble du comportement caractérisé par un repli morbide sur soi-même), jusque-là incapables d'apprendre quoi que ce soit, parce qu'enfermés dans leur univers intérieur, ont pu être traités par ce puissant psychédélique. Et le LSD n'a pas encore livré tous ses secrets, car on ne sait pas encore pourquoi il soulage les malades névrosés ou psychotiques. On a avancé l'hypothèse d'un pouvoir neuroleptique qu'il posséderait. Mais toujours est-il que toutes les utilisations thérapeutiques du LSD ne concernent que des patients dont la condition justifie que l'on prenne des risques : alcooliques, psychopathes, moribonds, enfants autistiques, etc.
En contre-point, il est suffisamment prouvé que l'usage fantaisiste et intempestif de cette même drogue provoque des modifications importantes dans les chromosomes, qui peuvent entraîner la naissance d'enfants difformes, mongoliens ou retardés mentaux. Et au risque de maladie mentale, souvent irréversible, il faut ajouter que l'impression trompeuse d'euphorie et d'immortalité, caractéristique du "plané" au LSD, aboutit parfois à un suicide non voulu chez les utilisateurs : ayant éprouvé ce que certains psychothérapeutes décrivent comme une "conscience élargie", le drogué risque de passer à coté des quelques effets plus subtiles de cette sensation et se dire, par exemple, qu'il peut sans danger sortir par la fenêtre du 6e étage ! En somme le "voyage" qu'est supposé s'offrir le "camé", en quête de sérénité, peut à tout moment devenir un voyage sans retour ! On ne le dira jamais assez : l'abus en toutes choses est nuisible; on ne peut pas tricher avec la Nature.
(A SUIVRE…)

Mame Mactar Guèye
Vice-président Organisation
Islamique Jamra
ongjamra@hotmail.com






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