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EL HADJI AMADOU DIA BA, MEDAILLE D’ARGENT AUX JO DE 1988 : “Seoul, je me souviens…“

Il y a des moments qui marque à jamais la vie d’une personne. La date du 25 septembre 1988 en est une pour El Hadji Amadou Dia Bâ. Aligné en finale de 400 mètres haies aux Jeux Olympiques de Seoul, il s’adjuge la médaille d’argent devant Edwin Moses des Etats-Unis laissant l’Or à un autre Américain, André Phillips. Depuis cette date, les portes du bonheur sont ouvertes pour Dia Bâ. De retour sur cette terre bénie, l’actuel directeur du Centre régional du développement ne cache pas son émotion.


Rédigé par leral.net le Jeudi 1 Septembre 2011 à 03:05 | | 0 commentaire(s)|

(DAEGU, COREE DU SUD) – Seoul ! C’est la ville bénite d’El Hadji Amadou Dia Bâ. C’est en quelque sorte Rome, Jérusalem ou La Mecque pour lui. Pour cause ! C’est dans cette capitale sud-coréenne qu’il a vu son destin basculer, un jour du 25 septembre 1988, lors d’une finale mémorable des Jeux Olympiques entre un Sénégalais et des Américains.

Le verdict est connu. Dia Bâ ne se laissera pas intimider. Il a tenu à aller chercher le métal en argent en 47 secondes 23. De retour sur le sol, il ne peut cacher son émotion.

“Je suis déjà revenu à Seoul, il y a cinq ans (2006). Mais que d’émotions ! Que de satisfactions de revenir dans ce pays qui m’a révélé au monde entier en prenant 2ème en finale des 400 mètres haies aux JO de 1988“, confie-t-il, les yeux pétillants de joie. “Vous ne pouvez pas imaginer ma satisfaction, ma joie de revenir à Seoul. Je vis des moments heureux“, ajoute-t-il.

Pourtant, il souligne n’être “jamais retourné au stade“ avant de s’empresser de préciser : “Mais, j’aimerais bien le faire si le temps me le permet parce que nous avons une demi-journée de repos. J’aimerais bien y aller pour revoir le stade ne serait ce que pour me remémorer les beaux souvenirs. Ce sera un vrai pèlerinage parce que c’est Seoul. Tout le monde me connait“.

“Parce que quand même cette médaille a changé ma vie. Elle m’a permis d’être ce que je suis actuellement. Jusqu'à présent, je détiens la sixième performance mondiale de tous les temps (47“23). Je suis reconnu dans mon pays (Sénégal) grâce à cette performance. Quand on parle de Dia Bâ, c’est Seoul. C’est la consécration. Et puis dans ma vie, Seoul me poursuit. Ça m’a permis d’être entraîneur en Arabie Saoudite“.

“Ça m’a permis par la suite de travailler pour la Fédération internationale des Associations d’athlétisme (IAAF) avec un poste de Directeur du Centre Régional de Dakar (CRD). Cette médaille m’a également permis d’avoir une bonne connexion au niveau de tous les pays lusophones et francophones d’Afrique qui sont reliés au CRD. Je suis aussi dans le bureau exécutif de l’association mondiale des Olympiens“.

“La médaille de Seoul m’a également permis d’être nommé président de la commission des athlètes au niveau de l’ACNOA (Association des Comités nationaux olympiques africains)“, cite-t-il sans discontinuer, avant de souhaiter les athlètes devant prendre part aux JO de Londres en 2012, une bonne chance.

Dia Bâ s’est toutefois gardé de faire un quelconque commentaire sur l’athlétisme sénégalais.

Abdoulaye Thiam
Source Sudonline.sn






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