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Ebola - Après l’ouverture des frontières aériennes et maritimes : La peur reste à terre

Le Sénégal a officiellement décidé d’ouvrir son ciel et son port aux pays affectés par le virus Ebola. Mais, il maintient la fermeture de ses frontières terrestres avec la Guinée. La montée de l’inquiétude au Mali, qui a enregistré hier deux nouveaux décès dus à Ebola, accrédite cette décision.


Rédigé par leral.net le Samedi 15 Novembre 2014 à 12:26 | | 1 commentaire(s)|

Ebola - Après l’ouverture des frontières aériennes et maritimes : La peur reste à terre
Le Sénégal se soumet partiellement aux recommandations de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Il a, officiellement, ouvert hier ses frontières aériennes et maritimes au Liberia, à la Guinée et à la Sierra Léone. Dakar n’a pas, par contre, souhaité ouvrir la voie terrestre pour réduire les risques de contamination du virus Ebola. Le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique précise : «Cette mesure concerne uniquement les frontières aériennes et maritimes à l’exclusion de la frontière terrestre. Toutefois, le Sénégal réitère sa solidarité à tous les pays touchés par l’épidémie de la fièvre hémorragique à virus Ebola.»

Il faut savoir que le Sénégal a décidé depuis le 21 août dernier de fermer à nouveau ses frontières terrestres avec la Guinée, «compte tenu de l’évolution de la fièvre hémorragique à virus Ebola, qui pose un problème de santé publique de portée mondiale». Cette mesure était étendue aux frontières aériennes et maritimes pour les aéronefs et navires en provenance de la République de Guinée, de la Sierra Leone et du Liberia.

Cette décision souveraine montre que la préservation de la santé des Sénégalais prime sur les considérations d’ordre économico-diplomatique. Malgré la stabilisation constatée dans les foyers d’infection, le virus se propage dans d’autres pays de l’Afrique de l’Ouest. Le Mali, resté longtemps loin de la zone de propagation d’Ebola, fait face depuis quelques jours, à un début d’épidémie avec la succession de décès dus au virus hémorragique. Deux personnes décédées hier au Mali sont considérées comme de nouveaux «cas très suspects d’Ebola» liés au décès d’un imam guinéen dans une clinique de la capitale. Cela porte à, au moins, 5 le nombre de personnes mortes à cause du virus Ebola. Aujourd’hui, l’inquiétude grandit à Bamako où les autorités tentent de circonscrire rapidement la propagation du virus.

Le Mali a décidé de regrouper toutes les entrées de Guinée par voie terrestre en un seul point de passage, où les contrôles sanitaires seront renforcés, à la suite de l’arrivée de malades d’Ebola en provenance de ce pays voisin, informe le ministre de l’Information et de la Com­muni­cation malien, Mahamadou Camara. Il a annoncé l’installation «dans les 72 heures d’un site d’isolement dans le village de Kourémalé, côté Mali». «Nous avons préféré limiter les passages, c’est ce qui a été décidé hier (jeudi), un passage unique à partir duquel les contrôles seront accentués, à partir duquel les contrôles seront des plus rigoureux et sans complaisance», a-t-il assuré.
5 décès au Mali

En apparence, le piège semble se refermer sur Bamako qui avait décidé de ne pas fermer ses frontières avec la Guinée. M. Camara a rappelé le choix des autorités «de ne pas fermer la frontière avec la Guinée parce que nous savons que les frontières sont relativement poreuses».

La restriction des déplacements, décidée par Dakar, reste bien sûr pertinente. L’apparition d’Ebola à Bamako renforce l’opportunité de la fermeture des frontières et la levée partielle de cette mesure. Mais, les autorités vont continuer à observer la situation au Mali dont le destin est lié à celui du Sénégal à cause des échanges commerciaux. Car, le danger reste toujours à portée des mains.

Il faut rappeler que l’épidémie d’Ebola a tué plus de 5 000 personnes en Afrique de l’Ouest, selon le bilan publié mardi par l’Organisation mondiale de la santé (Oms). Effrayant !

Le Quotidien






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