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Education : Quatre syndicats d’enseignants suspendent leur grève

L’Union syndicale pour une éducation de qualité (Useq) qui regroupe le Sneel, le Sudes, le Sypros et l’Uden a décidé, hier, de suspendre son mot d’ordre de grève. Cela, « sur la base des résultats obtenus » à l’issue des négociations avec le gouvernement.


Rédigé par leral.net le Mardi 21 Avril 2015 à 13:31 | | 5 commentaire(s)|

Education : Quatre syndicats d’enseignants suspendent leur grève
Après un peu plus d’un mois de grève, les syndicats membres de l’Union syndicale pour une éducation de qualité (Useq), à savoir le Sneel, le Sudes, le Sypros et l’Uden, ont « invité leurs militants et sympathisants à la trêve dans l’action de grève ». Ces syndicats estiment que « les acquis obtenus et traduits en termes d’engagement précis du gouvernement, dans les modalités et dans le temps, quant à l’application de l’ensemble des points du protocole d’accord, notamment sur la validation des années de contractualisation, les lenteurs administratives, le paiement de tous les rappels, la formation diplomante et enfin la viabilisation des Zac de Dakar et des localités de l’intérieur du pays », militent en faveur d’une suspension du mot d’ordre de grève. Ils déclarent avoir pris la « pleine mesure des périls qui pèsent sur l’école publique, plus concrètement sur le droit fondamental à l’éducation de millions de jeunes Sénégalais ».
Par ailleurs, ces syndicats, après avoir salué « les efforts immenses et persévérants du collectif des médiateurs dans la recherche de solutions de crise et la ferme volonté dudit collectif à se porter garant de l’application rigoureuse des engagements souscrits », disent avoir une totale confiance en eux.
Cependant, Amadou Diaouné et ses camarades n’ont pas manqué de déplorer « la négligence coupable du gouvernement dans le traitement du protocole d’accord du 17 février 2014, au point de plonger le système éducatif dans une crise aiguë dont on pouvait faire l’économie ». L’Useq a également dénoncé la forte division syndicale et les rivalités qui en découlent. Cette situation a déteint sur le déroulement des négociations et constitué un sérieux obstacle au retour à l’apaisement et à la stabilité.
Pour ces syndicats, plus que jamais, la recherche de l’unité syndicale sur des bases saines et novatrices est d’actualité. Selon Amadou Diaouné, coordonnateur de l’Useq, par ailleurs secrétaire général du Sudes, l’état du mouvement syndical est à revoir, car ce sont les guerres de positionnement qui font que certains syndicats déclenchent en premier les grèves pour faire croire qu’ils sont plus combatifs ou qu’ils ont plus de militants.

Le Soleil










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