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Egypte - Des femmes battues par leurs maris brisent le silence

le 25 Septembre 2012 à 12:34 | Lu 794 fois

Les violences conjugales et domestiques contre les femmes sont un phénomène répandu en Egypte. Elles seraient au moins 28% à en être victimes selon un rapport «Combattre la violence contre les femmes et les enfants» du Conseil national pour les femmes, une étude mise en oeuvre entre 2007 et 2012.


Egypte - Des femmes battues par leurs maris brisent le silence
Parmi ces violences sont comptabilisées les harcèlements, l’excision et le trafic humain. Physiques ou verbales, elles ont été répertoriées dans un sondage datant de 2009.

«Ces violences physiques comprennent les coups de pied, le fait de traîner, d’étouffer et de brûler sa compagne. Une enquête similaire menée en 2005, montrait déjà qu’un bon tiers des femmes étaient victimes de violences», rappelle le site Daily News Egypt.

Dans le dernier rapport, un expert note que les raisons qui poussent à de telles violences sont toutes aussi injustifiables les unes que les autres. L’argent, le sexe… Elles renvoient également à une mauvaise vision des femmes véhiculées dans la société égyptienne. Le domestique n’est que le reflet de la place des femmes dans la société égyptienne.

Nour livre le récit des violences dont elle a été victime. Dès qu’elle refusait de donner de l’argent à son mari, celui-ci la frappait sur toutes les parties de son corps avec sa ceinture:

«Il m’attrapait par les cheveux et me traînait sur le sol devant mes enfants».

Sa sœur qui a essayé de calmer les ardeurs de son beau-frère a subi le même traitement, précise le site égyptien.

Zeinab est l’une des voisines de Nour. Elle a également été victime de violences par son mari, qui, par ailleurs est accroc à la drogue. Après l’avoir frappé, il l’a violé.

«Quand il a du désir, ce qui est fréquent, il s’approche de moi d'une manière extrêmement violente et me demande de me déshabiller. Si je désapprouve, j'entends des déclarations sexuellement explicites et vulgaires puis il commence à me jeter dans la pièce», confie Zeinab.

«Parfois, quand je refusais fermement de coucher avec lui, il me battait jusqu'à ce que je m'évanouisse, puis il commence à me faire l’amour.»

Malgré ces violences, ni Nour, ni Zeinab ne peuvent demander le divorce, qui reste tabou dans la majorité des classes sociales en Egypte.

Lu sur Daily News Egypt