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El Hadji Ibrahima Sall, président du "Parti Demain la République" : « Ce que la CENA a modifié, n’est pas substantiel; ça ne mérite une saisine de la CEDEAO »


Rédigé par leral.net le Dimanche 2 Juillet 2017 à 16:32 | | 0 commentaire(s)|

Ibrahima Sall, l’ancien ministre du Plan de 1998 à 2001, estime être en phase avec la proposition de la Commission électorale nationale autonome (CENA), de permettre à l’électeur de se saisir de 5 bulletins en lieu et place des 47, mais, il déplore toutefois le déficit de dialogue démocratique qui doit être permanent; pour éviter des décisions non consensuelles et non majoritaires.
 
Ibrahima Sall ne trouve pas opportun de saisir la CEDEAO ou même de manifester contre la proposition du CENA sur les 5 bulletins.
 
« Pourquoi doit-on saisir la CEDEAO. Si ce qui est modifié est substantiel oui, cela mérite un recours et des manifestations, mais, si ce qui est modifié n’est pas essentiel, non. Maintenant, si on arrive, avec cette décision, à régler le temps de l’élection et le passage aux urnes, je dis bravo et c’est une solution intelligente et nécessaire. Et il faut s’en féliciter qu’on ait trouvé une solution heureuse à ce problème », a déclaré, ce mati, Ibrahima Sall au micro du journaliste Antoine Diouf, dans l’émission « Le Grand Jury » sur la RFM.
 
« C’est une bonne décision à mon avis, puisque elle permet d’aller plus vite au lieu d’attendre trois heures de temps dans les queues. Et à partir de ce moment, on peut penser que cela peut encourager les électeurs et relever légèrement le taux de participation, car, avec 47 listes, c’est intenable.

 C’est vraiment très grave et cela demande une autopsie et une analyse très sérieuse de la situation et des réactions appropriées
 », a ajouté le leader du parti, Parti Demain La République (PDR).
 
Toutefois, l’ancien ministre a fustigé le manque de dialogue politique et démocratique entre le pouvoir et l’opposition. "Cette décision est une micro-décision dans le cadre des problèmes nombreux et importants que posent les Législatives et la configuration de ces mêmes élections. Toutes les décisions règlent des problèmes, mais, il vaut mieux avoir des décisions consensuelles que non consensuelles, majoritaires que minoritaires.

Ce n’est pas le cas de cette décision qui n’a été ni consensuelle, ni majoritaire. Si en amont, les questions étaient discutées, on aurait pu trouver en aval des solutions. En démocratie, les consultations doivent être permanentes. On ne doit pas attendre la veille des élections pour voir la CENA trouver une nouvelle règle et qu’on passe au vote. S’il y avait assez de dialogue politique, assez de de négociations, on aurait abouti à une solution acceptée de tous"
, a-t-il conclu.
 
Massène DIOP Leral.net
 









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