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Elections législatives 2017, Y en a marre à l'assaut de l'Assemblée Nationale

Le mouvement Y en a marre n'entend pas rester comme spectateur aux prochaines élections législatives. Fadel Barro, Thiate, Malal Talla et Cie veulent siéger à l'Assemblée Nationale pour, disent-ils, incarner un nouveau type de député en tant que citoyen modèle et engagé. Dans une sorte de manifeste dont Walfadjri a obtenu copie, le mouvement dénommé IFANAN décline sa vision, sa raison d'être et ses valeurs.


Rédigé par leral.net le Mardi 11 Avril 2017 à 12:49 | | 0 commentaire(s)|

Elections législatives 2017, Y en a marre à l'assaut de l'Assemblée Nationale
Dans la quête des suffrages, Y en a marre va s'allier avec des syndicalistes comme Mamadou Lamine Dianté et d'autres membres de la société civile.

Le mouvement Y en a marre est en train de tisser sa toile pour aller aux Législatives de 2017. Depuis mars dernier, ses animateurs ont mis sur pied un mouvement et décliné les ambitions et le programme. Dans sa vision, le mouvement rêve d'un "Sénégal prospère, modèle de laïcité, de citoyenneté et de spiritualité, construit par ses enfants épanouis, où l'équité, la démocratie, les droits fondamentaux, les libertés et la dignité humaine sont préservés et promus".

Dans sa mission, IFANAN précise qu'il est un mouvement qui promeut une citoyenneté active et politiquement engagée. "Il est indépendant et non partisan, équidistant des partis politiques mais ouvert. IFANAN est une force sociale de proposition et de construction", peut-on lire dans le document signé par Fadel Barro, le coordonnateur, Moustapha Guèye allias Petit Guèye, maire de Sokone et porte-parole du mouvement, Mamadou Lamine Dianté, ancien secrétaire général du SAEMS-CUSEMS.

IFANAN ambitionne de "mettre en oeuvre des projets de transformation sociale et institutionnelle, à ancrage politique, culturel, économique et environnemental, avec pour mission de porter les citoyens au pouvoir et de remettre au travail, les institutions".

Le mouvement souligne, expliquant sa raison d'être que "notre pays a connu deux alternances politiques sans effet positif notable induit sur les comportements et les pratiques des acteurs politiques. La précarité persistante et grandissante des conditions de vie des populations des banlieues et des terroirs de l'intérieur contraste d'avec les richesses immenses et indues des dirigeants politiques actuels ou anciens, gestionnaire des deniers publics".

Aussi, ajoutent les initiateurs du mouvement, "la carence de l'Assemblée Nationale dans l'exécution de ses missions (approbation du budget, contrôles de l'action gouvernementale) est notoire. Le Parlement est devenu au fil des alternances, une assemblée des partis politiques dont les représentants excellent dans les "khoulo" et les "tessanté". Les Sénégalais dans leur écrasante majorité, aspirent à une nouvelle offre politique afin de doter notre pays d'un parlement rénové avec un nouveau type de député, imbu de valeurs et d'engagement citoyen".

Les initiateurs du mouvement promettent de mettre en oeuvre un programme de gouvernance parlementaire articulé autour des deux axes suivantes, " le député en tant que citoyen modèle et engagé, une icône exemplaire dans ses attitudes et ses comportements".

Ainsi, dans leur missions à l'Assemblée Nationale, notamment en termes de législation, les futurs députés de IFANAN annoncent qu'une vingtaine de propositions de loi seront initiées, portant notamment sur la protection de la famille, des enfants et des couches vulnérables, sur la valorisation de la fonction enseignante, sur la veille sanitaire et l'excellence médicale, sur la gouvernance du contrôle de l'Exécutif, sur la politique pénale, la sécurité et les libertés, la gestion et la répartition des ressources publiques, sur la protection des générations futures entre autres.

Les futurs députés de IFANAN veulent également une loi des finances dénommée "une commune, un milliard par an". Ils rêvent aussi d'une Cour des Comptes renforcée ayant un contrôle concomitant de l'exécution du budget national.
IFANAN affirme qu'il va rendre à l'Assemblée Nationale sa personnalité de deuxième institution de la République. "Un véritable parlement du peuple, élu par le peuple et pour le peuple. Une Assemblée Nationale représentative des citoyens, notamment des jeunes et des femmes".

source: walfquotidien