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Elhadj Malick Sy « Souris » répond à Mamadou Diagna Ndiaye

Du nouveau dans le différend entre le président du Comité de normalisation du football, Mamadou Diagna Ndiaye, et l’ancien président de la Fédération sénégalaise de Football, El hadj malick Sy « souris ». Le second répond aux accusations de détournement du premier à travers une mise au point que Nettali.net publie intégralement.


Rédigé par leral.net le Vendredi 7 Novembre 2008 à 20:56 | | 0 commentaire(s)|

Elhadj Malick Sy « Souris » répond à Mamadou Diagna Ndiaye
"J’ai hésité à vous faire parvenir cette mise au point. Elle me paraît indispensable pour ma famille, mes amis et tous ceux qui chaque jour me témoignent leur sympathie dans la rue, à travers les ondes, les grands’ places. Elle est nécessaire pour le milieu sportif qui constitue le socle sur lequel je me suis toujours reposé pour agir. Elle est obligatoire pour les élèves de mon école et leurs parents qui me font confiance et me reconnaissent comme modèle.

Cette mise au point n’est pas polémique. Les membres du Comité de Normalisation savent très bien, pour un grand nombre, les rapports que nous avons eus tout au long de ma carrière administrative et sportive. Contre vents et marées je m’accrocherai à ces aspects positifs.

J’ai été souvent accusé depuis que j’exerce des responsabilités dans le football. Ces accusations ont toujours voulu occulter les réalisations. Pourquoi ? Dieu seul le sait. Le sport ne reconnaît que les faits et les résultats sur le terrain.

Je ne suis jamais resté longtemps aux postes auxquels j’ai toujours été appelé. En 1983, j’ai quitté la Fédération sénégalaise de football dont j’étais le 1er Vice-Président sous l’autorité de mon maître en la matière le Président Abdoulaye Fofana.

Les responsabilités de Directeur général des Postes et Télécommunications avec mission de séparer la Poste et les Télécommunications et de créer la SONATEL n’étaient pas compatibles avec mes charges à la FSF. Les résultats d’aujourd’hui dans ce secteur attestent que la mission a été réussie. Pour appuyer l’équipe nationale que j’avais participé à mettre sur pied pour enfin qualifier le Sénégal à la Coupe d’Afrique et lui assurer une participation de qualité, j’ai lancé Caire 86 avec le feu vert des Autorités. L’opération a été réussie. Les acteurs sont toujours là.

Je suis revenu à la Fédération en 1991 à l’appel du Président de la République dans le cadre de l’organisation par le Sénégal de la Coupe d’Afrique des Nations en 1992. Devant les difficultés de coordination et conscient du caractère indispensable de la constitution d’une chaîne d’union très forte autour d’une équipe pour qu’elle atteigne les sommets j’ai déclaré solennellement que je n’étais pas comptable du résultat sur le terrain. Par contre il était de ma responsabilité de placer l’équipe dans des conditions matérielles et financières optimales. Ce qui fut fait. Les acteurs sont là, ils peuvent témoigner.

Après la Coupe d’Afrique, je présentai ma démission et de 1992 à l’an 2001 date à laquelle le Ministre Joseph NDong a bien voulu m’appeler pour me confier la présidence de la Fédération sénégalaise de football je me suis consacré au Centre Aldo Gentina. A ce sujet, les dirigeants de la JA à cette époque sont là. S’il y en a un qui a participé à la création de ce centre qu’il se prononce. Ce qui s’est passé est très simple.

J’ai créé le Centre Aldo Gentina avec l’agrément du Ministère des Sports et en parfait accord avec le Président Jean Louis Campora, Président de l’AS Monaco. Quand ce problème a été soulevé il y a quinze ans, il est venu à Dakar et a clarifié la situation après avoir reçu le représentant de la JA à Monaco. Quand j’ai été élu à la Jeanne d’Arc, j’ai décidé de venir avec le centre malgré l’avis contraire de mes partenaires avec la conviction de ne jamais avoir de différends avec mon club. Je me suis trompé. J’ai quitté la Jeanne d’Arc avec mon centre que j’ai développé et qui est devenu le Collège Africain Sports Etudes. Je précise que la pose de la 1ère pierre de cette Institution a eu lieu en 1998 sous la présidence de l’AS Monaco et en présence du Ministre des Sports. Le centre Aldo Gentina a été le premier du genre en Afrique. Il a fait beaucoup de clones. Le CASE est aussi le premier du genre et a pour ambition dans un cadre d’excellence d’offrir à la jeunesse sénégalaise et sous-régionale les moyens de concilier sports et études.

En 2001-2003, grâce à la cohésion autour du Ministre des Sports et des membres de la Fédération qui ont tenu à m’élire nous avons propulsé le Sénégal à des niveaux jamais atteints, par l’organisation, le travail, l’expertise et le leadership. Vouloir le contester, c’est vouloir noyer le poisson. Ce qui est également incontestable est que sous notre magistère la Fédération a fait un énorme bond qualitatif. Compétitions organisées dans toutes les catégories et selon un calendrier précis, toutes les équipes nationales jusqu’à l’équipe féminine gérées de manière professionnelle, toutes les subventions aux clubs versées et les retards soldés, une administration formée, un siège fonctionnel et équipé, des finances saines. Les acteurs sont là il faut les interroger.

Or, de notre qualification à la Coupe du Monde jusqu’à mon départ nous n’avons reçu aucun franc de l’Etat. Par le marketing et l’image nous étions devenus financièrement autonomes. Dans le haut niveau ce sont les résultats sportifs qui déterminent la santé financière et des joueurs et des clubs et des fédérations.

Tout le monde sait ce qui s’est passé par la suite. Le mal est toujours lancinant et le traumatisme plus aigu. Il ne m’appartient pas de revenir sur ce contentieux. Les acteurs sont là, il faut les interroger. Ce que je puis affirmer sur l’honneur c’est que collectivement nous avons fait notre devoir et nous avons la conscience tranquille. Le football n’est pas un lieu d’enrichissement pour ses dirigeants.

A ma démission de la Fédération, après les accusations d’enrichissement illicite et jusqu’à ce jour, je n’ai assumé aucune responsabilité ni locale ni internationale. C’est ici qu’il faut placer le problème de l’UFOA d’où je serai parti avec un chèque de cinquante millions. Faire une telle affirmation c’est ignorer le fonctionnement des instances du sport où traditionnellement le Président n’a aucun pouvoir exécutif qui lui soit propre.

Il est l’autorité morale. Il assure le leadership. Il exécute les décisions du Bureau. Comment une organisation peut perdre cinquante millions sans jamais les réclamer ? Comment la Fédération sénégalaise peut accepter de donner cinquante millions à son Président ? Les acteurs sont là, il faut les interroger.

Par contre il est fondamental de rappeler que de Tunis alors que j’étais à Dakar, une information est tombée dans toutes les radios du Sénégal disant que j’avais cinq ou treize millions de l’UFOA non justifiés prétexte pour me remplacer. Ces déclarations se sont avérées fausses. Le Président de la Fédération Ivoirienne objet des mêmes basses méthodes dira que cette démarche, fondée sur les faits que je n’avais plus la confiance des autorités sénégalaises, devait légitimer mon départ.

Je remercie au passage le Président Anouma qui avait tenu à me faire élire Président d’Honneur de l’UFOA. Les acteurs sont là, il faut les interroger.

En résumé : - Je n’ai pas pris le Centre de formation de la JA - Je n’ai jamais reçu un centime de l’UFOA encore moins cinquante millions CFA - J’ai laissé à la Fédération sénégalaise une reconnaissance internationale, des structures qui fonctionnent, un siège moderne, des finances saines.

Pour conclure cet exerce pénible, auquel je m’astreinds pour la première fois de ma vie, le vœu que je formule est que les sénégalais se remettent en cause et optent pour la préférence nationale. Michel Platini, Maradona, Franz Beckenbauer et tant d’autres respectés et adulés, promus au plus haut niveau du football mondial qu’ont-ils fait de plus pour leur pays que Bouba Diakhao, Moustapha Dieng, Louis Camara, Demba Thioye, Samassa, Bocandé, Oumar Gueye Sène, Cheikh Seck et tant d’autres pour notre très cher Sénégal.

Nous avons toujours été des bénévoles accomplissant par ailleurs nos responsabilités administratives. Tout ce que nous aimerions obtenir c’est le respect et la considération surtout à notre âge bien que nous soyons plus jeunes que Sepp Blatter et Lamine Diack qui dirigent avec brio les deux plus grandes Fédérations Internationales."

El Hadj Malick SY






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