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Emu, très ému, Tahibou craque comme une madeleine à la première plaidoirie de ses avocats

L’homme a gardé son calme depuis le début de son procès. Un calme que même le Substitut du procureur spécial Antoine Diome a noté en faisant son réquisitoire. Tahibou Ndiaye, puisque c’est de lui qu’il s’agit, poursuivi pour enrichissement illicite pour lequel le Procureur spécial a demandé qu’il soit condamné à 5 ans ferme, a fondu en larmes, dès le début des plaidoiries de ses conseils.


Rédigé par leral.net le Mercredi 1 Juillet 2015 à 12:08 | | 6 commentaire(s)|

Emu, très ému, Tahibou craque comme une madeleine à la première plaidoirie de ses avocats
Tout de blanc vêtu, assis aux côté de sa famille, également poursuivie pour enrichissement illicite, Tahibou Ndiaye n’a pas cessé de pleurer, au moment où l’un de ses avocats Me Pape Samba Sô faisait sa plaidoirie.

La robe noire, qui a semblé toucher le fort intérieur de son client, est en effet revenu sur la médiation pénale dont son client a dû faire, a-t-il dit, sous le coup de la contrainte. Laquelle médiation, dont l’ancien Directeur général du Cadastre n’a jamais voulu parler, tout au long des débats d’audience. Au fur et à mesure que Me Sô explique les raisons pour lesquelles son client a eu à signer la médiation pénale, Tahibou Ndiaye versait, pendant ce temps, de chaudes larmes.

Tahibou Ndiaye sur la médiation pénale “sous la contrainte” : «on m’a fait comprendre que mon enfant était sur le point de se suicider, je préfère aller voir ce qui se passe chez moi, plutôt que de rester avec eux»

Ces larmes, il a tenté de les dissimuler, avec son mouchoir, mais en vain. Pour en revenir à la médiation pénale, Me Sô a expliqué que leur client n’a jamais été demandeur, car, dans le cadre d’une médiation pénale, c’est entre les deux parties. «Partout, on a fait dire que Tahibou Ndiaye a demandé une médiation pénale, mais on n’était pas présent, on n’a pas eu accès à la salle, il était seul séquestré dans le bureau du Procureur spécial et forcé à signer.

Il n’a jamais été assisté par ses avocats», s’est désolé la robe noire. Pis, a ajouté Me Sô, l’agent judiciaire de l’Etat est venu leur dire que Tahibou n’avait plus besoin de leurs services, ce qui n’est pas vrai. Et là, l’avocat se rappelle la phrase que lui avait dite, à l’époque, Tahbou : «on m’a fait comprendre que mon enfant était sur le point de se suicider, je préfère aller voir ce qui se passe chez moi, plutôt que de rester avec eux».

Son avocat Me Lô : “à sa place tout le monde aurait signé, c’est un homme d’honneur, on lui a dit que s’il ne signait pas, on allait mettre sa femme et ses enfants en prison»

Un avis que Me Sô partage avec son client car, a-t-il dit, «à sa place tout le monde aurait signé, c’est un homme d’honneur, on lui a dit que s’il ne signait pas, on allait mettre sa femme et ses enfants en prison». Tahibou Ndiaye va-t-il supporter que ses avocats en disent plus, est ce qu’il va adopter ce comportement tout au long des plaidoiries de ses avocats au nombre de six? Des questions auxquelles seuls, lui et Dieu sauront répondre.

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