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En Côte d'Ivoire, la crise malienne s'invite dans la conférence des chefs d'Etat de la Cédéao

le 30 Juin 2012 à 16:08 | Lu 2764 fois

La crise malienne s'est imposée à l'ordre du jour de la 41e conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cédéao qui s’est tenue à Yamoussoukro, en Côte d’Ivoire. Les présidents n'ont pu que constater une situation « difficile et extrême », notamment depuis que les islamistes d’Ansar Dine et du Mujao ont pris le dessus, au détriment des « indépendantistes » du MNLA.


En Côte d'Ivoire, la crise malienne s'invite dans la conférence des chefs d'Etat de la Cédéao

Les dirigeants de la Cédéao ont surtout réaffirmé la nécessité d'envoyer très vite des troupes militaires pour aider le Mali. Il s'agirait de préparer concrètement l'arrivée de la Micema (Mission de la Cédéao au Mali). C'est d'ailleurs le nom que porterait cette force d'intervention. Les chefs d'Etat et de gouvernement ont annoncé l'envoi d'une mission technique d'évaluation au Mali.

La Cédéao a aussi demandé une nouvelle fois à l'ONU d'adopter rapidement une résolution qui autoriserait ce déploiement sous la bannière des Nations unies. Cette proposition aurait, semble-t-il, désormais le soutien de Bamako. Cheik Modibo Diarra, le Premier ministre malien, a fait le constat devant ses pairs, à Yamoussokro, que la lutte contre les narcotrafiquants et les terroristes qui occupent très clairement aujourd'hui le nord du Mali passait par une solution militaire. « La négociation avec nos compatriotes peut se poursuivre », a expliqué à RFI le porte-parole du gouvernement malien, mais « elle n'est pas possible avec les terroristes ».

Très prochainement d'ailleurs, le Premier ministre malien devrait se rendre aux Nations unies pour clarifier les besoins militaires du Mali. En effet, il est très clair dans l'esprit de Bamako que si intervention il y a, elle doit se concentrer au nord du pays. Il n'est pas question d'avoir des troupes étrangères pour sécuriser le processus de transition dans la capitale. Les autorités maliennes envisagent aussi d'avoir très vite des discussions bilatérales avec les Etats-Unis pour les convaincre de soutenir le pays. D'ailleurs, les Etats-Unis ont fait part de leur frilosité quant à une intervention militaire. Or, ils font partie des Etats qui pourraient apporter une aide logistique en cas d'envoi de troupes.

Enfin, il faut noter que le sommet de Yamoussoukro a, une nouvelle fois, haussé le ton face à l’ex-junte. Les dirigeants ouest-africains ont réaffirmé qu'ils ne reconnaissaient pas le statut d’ancien chef d’Etat accordé au capitaine Amadou Sanogo, le chef de l’ex-junte. Et cela au risque de crisper à nouveau celui qui est toujours vu comme un des hommes forts de Bamako.



Source:rfi


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