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En Guinée: Le domicile d’Ousmane Gaoual perquisitionné

le 4 Août 2015 à 12:44 | Lu 415 fois

C’est un député très remonté qui a joint notre rédaction dans la soirée du lundi. Fodé Oussou Fofana estime que son homologue Ousmane Gaoual Diallo fait de l’objet de harcèlement depuis quelques heures dans la capitale. Il assure que le groupe parlementaire des Libéro-démocrates condamne avec la dernière énergie ce qu’il qualifie d’exactions et de méthodes anciennes utilisées pour pouvoir faire taire les gens.


 

 

Difficile pour l’instant de savoir avec exactitude ce dont on reproche à l’opposant Ousmane Gaoual Diallo, connu pour ses positions tranchantes à l’égard de l’homme fort de Conakry. Pour les uns, le discours du député tenu samedi à l’assemblée générale serait la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Mais pour d’autres, il serait visé par une plainte formulée par l’opérateur économique Diouldé Diallo, qui aurait été violenté par l’élu de Gaoual suite à une altercation entre les deux à Tane SA, sise à la cité Chemin de fer.

Quoi qu’il en soit, note l’honorable Fodé Oussou Fofana, dans un pays qui se veut démocratique, il faut respecter le droit de chacun. “Tout ce que l’UFDG demande, c’est qu’on respecte les procédures juridiques dans ce pays. C’est le respect de ces procédures qui détermine la viabilité d’un pays en matière de justice”, avance le président du groupe parlementaire des Libéro-démocrates. Si Diouldé Diallo a été victime d’agression, précise-t-il, il est de sa responsabilité de porter plainte. “C’est lui seul qui doit porter plainte et quand il le fera, Ousmane Gaoual, comme tout autre citoyen guinéen, ne peut pas se soustraire à la justice”.

La même justice, poursuit l’honorable Fofana,  a “l’obligation de respecter les règles et les procédures en matière d’interpellation. C’est ça un pays normal. Mais aller perquisitionner chez quelqu’un, le rechercher comme un criminel est une honte pour le pays. Même si c’est un citoyen ordinaire, on doit pouvoir respecter sa dignité et ses droits à plus forte raison un élu du peuple, un honorable député alors que nous connaissons quelle est la procédure qu’il faut pour interpeller un député”.

Le vice-président de l’UFDG reconnaît au procureur de la république le plein droit d’interpeller tout pitoyable mais avec une convocation à l’appui. “C’est comme ça que ça se fait. Et le citoyen a l’obligation de répondre quand il est convoqué. Mais vous ne pouvez pas aller nuitamment chez quelqu’un et perquisitionner son domicile pour régler un problème pour des fins politiques”, dénonce-t-il.

Pour apporter leur soutien à Ousmane Gaoual Diallo, une réunion de crise est prévue demain mardi à l’issue de laquelle les députés du groupe parlementaire des Libéro-démocrates feront une déclaration officielle, nous rassure-t-on. “C’est une situation inacceptable que nous condamnons avec la dernière énergie. On nous apprend même qu’il a été demandé que les frontières soient fermées pour l’empêcher de sortir. C’est extraordinaire le déroulement de ces événements”, rouspète Fodé Oussou Fofana, qui prend à témoin l’opinion nationale et internationale : “On ne peut pas vouloir régler des problèmes civils à des fins politiques. Mais nous prenons la communauté nationale et internationale à témoin de tout ce qui adviendra à Ousmane Gaoual par rapport à cette situation”.

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