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En attendant le verdict du procès de Karim Wade – La banlieue dakaroise sous haute surveillance policière

L’Etat semble avoir pris très au sérieux les velléités de troubles à l’ordre public et menaces de manifestations des responsables libéraux et autres mouvements de soutien de l’ancien ministre des transports terrestres et aériens, Karim Meïssa Wade. Il a renforcé les dispositifs de sécurité dans le pays, notamment, dans la grande banlieue dakaroise, en perspective du jugement du procès de Wade-fils prévu le 23 mars prochain.


Rédigé par leral.net le Lundi 16 Mars 2015 à 08:42 | | 15 commentaire(s)|

En attendant le verdict du procès de Karim Wade – La banlieue dakaroise sous haute surveillance policière
De vastes opérations de sécurisation nocturne ont été lancées, avant-hier, dans les coins et recoins de la grande banlieue de Dakar par les forces de police en service dans les commissariats. Les patrouilles des limiers, selon nos sources, consistent à traquer puis mettre hors d’état de nuire les gangsters et surtout les potentiels fauteurs de trouble, à l’annonce du verdict du procès de l’ex ministre d’Etat, Karim Meïssa Wade, poursuivi pour enrichissement illicite présumé par la Crei.

Les pro-Wade fils ont tout le temps hurlé sur tous les tons et tous les toits être prêts à déclencher des actions de rue si jamais leur mentor est condamné par la cour de ré- pression de l’enrichissement illicite (Crei). Mais, depuis quelques jours, des agents de police sont le qui-vive et fouillent le pays aux fins d’enrayer ou tuer dans l’œuf les desseins pyromanes voire insurrectionnels des partisans de Wade fils.

A en croire nos informateurs, des flics et des éléments de la gendarmerie nationale ont mutualisé leurs forces le mardi 10 mars dernier avant d’initier des opérations de sécurisation d’envergure dans la région de Dakar. Les policiers – venus de commissariats différents – ont pris départ la nuit du 10 devant le commissariat de police de Dieuppeul avant d’aller à la pêche.

Avant-hier, mercredi, les agents de police en service aux commissariats de la banlieue dakaroise ont pris le relai de leurs collègues du centre-ville et ont lancé, à leur tour, la traque aux malfaiteurs et autres gangsters de tout acabit.

Ils se regroupent chaque nuit à leurs commissariats respectifs pour une séance de briefing et de coordination autour de la nouvelle stratégie à adopter ou itinéraire à emprunter avant de se fondre dans les quartiers malfamés ou criminogènes de la banlieue.

Les patrouilles nocturnes commencent aux environs de 21h pour prendre fin au petit matin. Les opérations vont cependant prendre fin le dimanche 15 mars prochain. Plus de 100 éléments du groupement mobile d’intervention (Gmi), nous confient nos sources, ont été appelés en renfort dans les opérations de sécurisation nocturne.

Des agents des corps urbains et les éléments des différentes brigades de recherches des commissariats et postes de police ont été également mis à contribution. Outre la chasse aux délinquants, selon toujours nos informateurs, la filature de responsables libéraux et de pro Karim a été également enclenchée.

Ces derniers, nous dit-on, sont fichés, traqués et surveillés comme du lait sur le feu dans les dédales de la vaste banlieue. Et pour mieux les pister, notent nos sources, les flics en civil se font discrets et utilisent souvent des véhicules banalisés. On a effectué, hier, un tour dans quelques artères de la localité pour constater de visu le renforcement du dispositif de sécurité.

Des fourgonnettes de police sillonnent souvent les principales routes. Tandis que d’autres se positionnent aux arrêts cars. «Tout ce branle-bas des forces de sécurité à Dakar et sa banlieue consiste à anticiper sur d’éventuels troubles à l’ordre public et de violentes manifestations lorsque la Crei rendra son verdict dans le procès de l’ancien ministre des transports terrestres et aériens, Karim Meïssa Wade», nous signale-t-on.

D’autres commissariats de police du pays vont emboîter le pas à leurs collègues de la région de Dakar, dit-on. Une manière de maintenir le cap ou de continuer à tenir en respect les potentiels loubards et surtout annihiler les velléités d’actes de vandalisme.

Grand Place via seneplus






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