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En quête de mari : Awa se livre au marabout Fakara

Va, si ton problème ne trouve pas solution favorable, reviens et je renocerai à mon Coran et les hadiths, inch Allah !, Telles sont les paroles rassurantes que Fakara le marabout adresse généralement à ses nombreux clients. Mais Awa, une jeune demoiselle de la ville de Bamako fera exception à la règle cette nuit-là quand elle est allée consulter Fakara dans le but de retrouver l’homme de sa vie.


Rédigé par leral.net le Lundi 8 Juin 2009 à 16:08 | | 0 commentaire(s)|

En quête de mari : Awa se livre au marabout Fakara


Awa venait de franchir ses 30 ans de vieille fille. Elle n’était jamais parvenue à rencontrer l’âme sœur qui aurait transformé la demoiselle en dame pour le bonheur de conjugaison familiale. Le désir ardent de Awa était de se marier, peu importe le prix à payer, mais les hommes ne voulaient pas d’elle. Les rares admirateurs qui se présentaient à elle avaient pour seul but de la découvrir ... et passer. Elle enviait ses copines qui s’étaient mariées et qui menaient une vie de famille agréable.

Pour n’être toujours pas mariée à son âge, Awa avait tout vu et entendu. Certains n’ont pas hésité à la traiter de tous les mots désagréables. « Je suis victime d’un mauvais sort », disait-elle. Pour cela, il fallait trouver les voies et moyens pour neutraliser ce mauvais sort qui plane au-dessus de sa tête. C’est ainsi que par l’intermédiaire d’une de ses copines, elle apprit l’existence d’un marabout capable de résoudre son problème. Déprimée par le sort qui s’acharnait sur elle, elle se rendit chez Fakara le marabout pour solliciter son aide. Elle trouva celui-ci devant ses livres, ses tablettes et son tas de sable.

Fakara fit savoir à Awa qu’elle est victime d’un mauvais sort jeté par un homme auquel elle avait refusé sa main. Notre marabout prit le soin de dire à Awa qu’elle devait apporter une somme de 50 000 F Cfa, un bélier, un coq blanc et l’urine d’un lion afin que l’affaire soit réglée. Awa, prise de panique, commença à verser des larmes tout en affirmant être dans l’impossibilité d’honorer la requête du marabout. Elle était issue d’une famille très pauvre et n’avait aucun revenu lui permettant d’honorer cet engagement.

Fakara, obsédé sexuel de grand chemin, le sourire aux lèvres, invita Awa à faire l’amour avec lui tout en la rassurant detenir de quoi compenser la requête. Après quelques mo-ments d’hésitation, Awa accepta l’offre et se livra au marabout. Après quoi, Fakara s’engagea à neutraliser le mauvais sort en récitant des versets coraniques toute la nuit et en déboursant de ses propres poches ladite somme afin d’accomplir le sacrifice. Mais nos deux complices avaient compté sans Mariétou, la deuxième femme de Fakara qui probablement « était de service » cette nuit et qui, ne dormant pas au moment de leurs ébats, avait suivi tout le spectacle.

Tôt le matin, elle fit le compte-rendu à sa coépouse et la nouvelle fit le tour du quartier puis de la ville. Ce qui n’était pas fait pour honorer la réputation ni du marabout ni de Awa. A ce rythme, elle risque de courir toujours derrière un hypothétique mari qui ne viendra pas. Quant à Fakara, il achève de convaincre que les bons marabouts ne courent pas les rues. Mais ce genre de pratiques malsaines finissent toujours par se savoir.

Trois jours après, quelle ne fut la surprise de Fakara, quand son ami du quartier, Birama, lors d’une visite spéciale, lui suggère de prendre Awa en troisième noce. Le marabout arrête le macher sa cola et regarde son ami d’un regard perçant. Sacré Fakara !!!

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