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En regardant le juge dans le blanc de l’oeil pour lui dire tout ça : Samuel Sarr lui a simplement demandé de lui passer les menottes

Décidément, lui, la peur, il connaît pas ! Pour cause, déféré devant le Procureur de la République et présenté au juge du deuxième Cabinet pour offense au Chef de l’Etat, l’ancien ministre de l’Energie sous le défunt régime libéral a non seulement réitéré ses propos qui lui ont valu une interprétation suivie d’une garde-à-vue dans les locaux de la Section Recherches de Colobane.


Rédigé par leral.net le Jeudi 21 Août 2014 à 00:30 | | 32 commentaire(s)|

En regardant le juge dans le blanc de l’oeil pour lui dire tout ça : Samuel Sarr lui a simplement demandé de lui passer les menottes
Mais aussi, fait montre d’une témérité insolente face au magistrat. “J’ai la sensation et la désagréable impression d’avoir été enlevé par le pouvoir pour m’empêcher de parler et d’exercer mes droits de citoyen libre”, crache, d’abord, Samuel Sarr à la figure du juge.

Poursuivant, il ajoute : “je n’ai jamais offensé qui que ce soit. Je ne me suis jamais adressé à Macky Sall. Je suis un citoyen et je suis interloqué par la déclaration de patrimoine du Président de la République qui se trouve à la tête d’une fortune colossale, alors que nous savons tous qu’à la veille de l’alternance survenue en 2000, il était simple locataire qui peinait à payer ses loyers”.

“Nous savons tous qu’à la veille de l’alternance survenue en 2000, il était simple locataire qui peinait à payer ses loyers”

Avant que le magistrat ne trouve les mots justes pour le rappeler à l’ordre, Samuel Sarr, dans une déclaration lue devant celui-ci et parvenue à la Rédaction de Actusen.com, enfonce le clou en ces termes : “je ne suis pas le seul Sénégalais qui s’interroge sur l’origine de sa fortune. Je me suis également interrogé lorsque j’ai appris qu’un compte bancaire serait ouvert au nom de Macky Sall dans une banque américaine, accusant un solde créditeur en sa faveur d’un montant de 14 millions de dollars américains, soit environ 7 milliards de francs Cfa.

Et comme s’il voulait pousser, coûte que coûte, le magistrat du deuxième Cabinet à lui passer les menottes, direction Rebeuss, l’ancien ministre de l’Energie sous le défunt régime de Me Abdoulaye Wade déclare : “je ne me suis pas limité à m’interroger sur l’impérieuse nécessité pour Macky Sall de nous éclairer et de nous convaincre qu’il exerce ses fonctions avec vertu et délicatesse”.

“ce BOURDON est aujourd’hui mandaté par Macky SALL et que manifestement de sa part il n’y aura pas d’investigations le concernant”.

Samuel Sarr, peint comme quelqu’un qui ne se renie jamais, persiste et signe : “je me suis également interrogé sur ces donneurs de leçons de la trempe de William BOURDON qui prétendent traquer les biens mal acquis de nos dirigeants. J’ai rappelé que ce BOURDON est aujourd’hui mandaté par Macky SALL et que manifestement de sa part il n’y aura pas d’investigations le concernant”.

Samuel au juge : “Suis-je là parce que je ne suis plus libre de parler comme un démocrate, ou est-ce Macky SALL ne peut plus et ne veut plus être critiqué et souhaite substituer un régime de terreur à notre système démocratique ?”

Et visiblement de plain-pied dans le maquis, le responsable du Parti démocratique sénégalais d’enchaîner : “je n’ai pas tort parce que je considère BOURDON comme un mercenaire. Si c’est cela qu’on me reproche je le réitère. Je me considère dans ces conditions comme un otage. Macky SALL est le seul responsable de cette prise d’otage”.

Avant de regarder dans le blanc de l’oeil le juge, pour lui lâcher : “je voudrais, Monsieur le juge, être édifié sur le sens de ma comparution aujourd’hui devant vous : suis-je là parce que je ne suis plus libre de parler comme un démocrate, ou est ce Macky SALL ne peut plus et ne veut plus être critiqué et souhaite substituer un régime de terreur à notre système démocratique ?”.

Actusen.com






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