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Entre eux et les urnes, c’est l’hécatombe : Ces candidats malheureux se sont terrés et se sont tus

A l’approche de chaque élection présidentielle, des personnalités connues ou inconnues au bataillon ne manquent de faire leur déclaration de candidature. Appartenant, au monde politique ou à la société civile, ils clament, à toute occasion, leur amour pour le Sénégal au point de réclamer les clés du Palais présidentiel. Selon nos confrères de Libération, nombre d’entre eux sont surpris par le verdict des urnes et choisissent de se terrer au point de ne plus participer aux débats nationaux sous toutes leurs composantes.


Rédigé par leral.net le Jeudi 10 Décembre 2015 à 11:52 | | 1 commentaire(s)|

Au Sénégal, la veille d’élections présidentielles est toujours bouillonnante. L’ambiance est électrique, mais également bon enfant. Le Président sortant comme ses principaux adversaires se tirent dessus, s’accusent à côtés de fortes mises en garde. Dans la foulée, des candidatures, souvent les plus fantaisistes sont signalées. La météo populaire fait des prévisions hallucinantes, ne manquant de faire allusion à la venue prochaine de fortes têtes appartenant à la diaspora. Ces hommes et femmes qui vont aux élections, le plus souvent sous le sobriquet de candidats de la société civile, battent campagne, mais se révèlent souvent moins tranchants dans le discours, et moins convaincants pour espérer des scores honorables le jour du vote. Et, à chaque élection, ils ne battent aucun record car, ne dépassant pas un suffrage supérieur à 1%. Clamant et déclamant leur amour pour le Sénégal au point de demander les clés du Palais présidentiel, au lendemain des élections, ils se terrent, deviennent aphones et ne participent quasiment plus aux débats nationaux sous toutes leurs composantes. Véritablement, sont-ils réellement amoureux de leur pays ? La question se pose avec acuité puisque, candidats déclarés ou candidats réels, ils sont pour la plupart des technocrates avérés qui peuvent pourtant apporter au pouvoir, mais aussi à l’opposition.

Entre la Présidentielle de 2007 et celle de 2012, ils sont venus, ont parlé, demandé, mais n’ont rien obtenu. Depuis lors, pas l’ombre de ces « faux combattants ». Les exemples les plus patents concernent Alioune Petit Mbaye, promoteur de lutte et candidat indépendant (0,26%), Louis Jacques Senghor, du Mouvement libéral pour le peuple sénégalais (0,24), ou encore Modou Dia, ancien ambassadeur du Sénégal en Arabie Saoudite (Candidat indépendant). Ces trois hommes qui se sont présentés, en 2007, se sont depuis lors terrés.

Ils ne sont pas seuls, puisque lors de la Présidentielle de 2012, certains candidats, tout comme ceux qui avaient l’intention de se présenter, ont adopté la même formule. D’ailleurs, le leader de Taxaw Tem, Ibrahima Fall, ancien fonctionnaire des Nations Unies, était vu comme un sérieux candidat. Malheureusement, tenant à respecter le mot d’ordre des candidats de l’opposition qui avaient décidé de battre la campagne entre la Place de l’Obélisque et celle de l’Indépendance, il n’aura récolté que 1,81% des suffrages au soir du 26 février 2012. Après quelques rares sorties, il a fini par se terrer et s’est presque tu sur le débat national.

Même constat pour Mor Dieng, expert-comptable, investit par le parti Yaakaar (l’Espoir). Faisant partie des derniers avec un score de 0,42%, il s’est aussi effacé. Autre candidat qui a opté par la même démarche, c’est bien Djibril Ngom. Cet économiste, leader du parti Grand mouvement, n’a obtenu que 0,38%. Depuis lors, il s’est terré aussi. Pourtant c’est une tête bien faite pour avoir été membre du Conseil des ministres chargés du Plan de la Commission économique africaine des Nations Unies (Cea), à Addis-Abeba.

Libération






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