Depuis la chute de Wade, la Génération du Concret est restée dans le silence. Que se passe-t-il ?
Il faut dire que c’est bien avant l’élection présidentielle que la Génération du Concret a été mise en veilleuse pour deux raisons principales. D’abord, la GC est un mouvement piégé par le Parti démocratique sénégalais. Etre de la GC semblait rimer avec faire un péché ou bénéficier d’un statut ou d’un privilège autre que le parti peut vous donner. Or, c’était faux. La GC n’a jamais été un appareil politique mais un cadre identitaire pour trouver une base politique parce que nous sommes venus trouver un parti qui est le PDS malgré ses problèmes. Il fallait donc créer ce réceptacle qui devait regrouper tous les citoyens sénégalais nouvellement intéressés par la chose politique. La GC n’a jamais eu ce qu’elle ne doit pas avoir dans le gouvernement. Tous ces gens ne sont que des malhonnêtes, des opportunistes qui se reconnaissaient de la GC pour une promotion politique.
Vous faites allusion à qui ?
A beaucoup ! Il n’y avait pas de ministres connus sous la bannière GC à part Abdoulaye Baldé et Kalidou Diallo. Tous les autres n’ont jamais appelé à un meeting ou à une manifestation publique pour la GC qui a été utilisée comme un slogan de bureau pour avoir une promotion politique. Nous nous sommes toujours plaints auprès de Karim Wade mais comme ce dernier n’avait pas l’ambition de conquérir le pays. Karim avait juste l’ambition de se mouvoir avec ses amis, avec des gens qui n’avaient pas de place dans le parti mais qui voulaient accompagner le président Wade. Il a toujours voulu minimiser l’ampleur du problème et nous dire : « c’est pas grave ». Ceux qui véritablement incarnaient la GC n’ont jamais eu rien de l’Etat, aucun privilège. Personne n’est plus proche de Karim Wade que moi. Il y avait une vingtaine de gens qui étaient prêts à donner leur vie pour la GC mais qui n’ont jamais eu de promotion. C’est parce que c’est des membres reconnus du mouvement qu’ils n’ont pas été promus à des stations de responsabilité. D’autres ont eu des portefeuilles par opportunisme politique prétextant leur appartenance à la GC qui n’a jamais été un mouvement formel et organisé pour revendiquer tel ou tel poste.
Est-ce que la GC n’a pas aussi manqué de courage ? On a comme impression qu’elle se réfugiait tout le temps derrière le PDS.
Le Pds et la GC avaient des positions différentes. C’est depuis 2009 que j’ai théorisé la différence complémentaire. J’avais demandé qu’il fallait notre liste, non pas pour s’opposer au PDS mais pour incarner une nouvelle complémentarité parce qu’un parti politique a toujours besoin d’être reboosté par une nouvelle élite. Ce qui n’était pas le cas du PDS qui était systématiquement fermé. Nous n’avons jamais eu peur contre le PDS mais il faut essayer de se mettre à notre place. Nous sommes dans une posture qui n’était pas du tout facile. On était un mouvement nouveau qui n’était pas organisé et qui était dirigé par le fils du président de la République. Dans nos habitudes politiques sénégalaises, nous n’avons jamais eu un fils de président de la République s’impliquer dans les affaires de l’Etat. Karim est jeune qui a une autre vision. Il pense qu’il peut être utile à son père et au pays. C’est pourquoi il s’est engagé avec un mouvement. Certains même pensaient qu’au départ Karim ne savait pas quoi faire. Mais à force d’y être, nous avons été à tous les grands rendez-vous électoraux.
Lors des municipales du 22 mars 2009, beaucoup de ceux qui se disaient responsables de la GC ont été laminés…
(Il coupe) C’est faux ! J’ai créé le 30 juin 2009 la CFDS (Convergence des forces pour le développement du Sénégal) parce qu’ au lendemain des élections municipales du 22 mars, des responsables du PDS qui étaient sortis pour dire que c’est Karim Wade qui est la raison de la débâcle du parti. Comment un maire qui gère sa localité pendant cinq ans et qui appartient à une majorité au pouvoir ne puisse pas s’atteler convenablement et correctement aux préoccupations des populations qui l’ont élu attend d’être battu et laminé pour essayer de trouver de faux prétextes ? Karim n’a pas été tête de liste. Il était troisième sur une liste proportionnelle. Nous autres qui étions de la GC, on n’a pas été investis du tout. Moi je suis de Nioro et les responsables du PDS de cette localité avaient catégoriquement refusé de m’investir sur leurs listes parce qu’ils savaient que je suis dix mille fois plus crédible qu’eux. Donc le PDS a piégé la GC et a joué avec elle. Qui a perdu ? Nous avons tous perdu. Il faut dire que personne n’a plus que Karim Wade dans le PDS parce que c’est le parti de son père. Et c’est pour cela que beaucoup nous suggéraient de rester dans le parti et se battre. Mais nous nous sommes dit que la GC est un concept nouveau et il fallait qu’on le développe. Si on peut le faire avec le parti et préserver le pouvoir, tant mieux. Il est vrai qu’il ne devait pas y avoir une confrontation entre GC et PDS. Par contre, Karim n’a pas assumé son leadership c’est-à-dire qu’il n’a pas organisé le mouvement. Il n’a pas mis en place des structures qui vont s’atteler à l’animation et à la vie du mouvement. Depuis sa création, la GC n’a jamais eu de bureau et ça a été un mauvais choix. Dans l’évolution des groupes sociaux, il faut forcément qu’il y ait un cadre ou une personne qui dirige. Ce qui n’a jamais été le cas à la GC et qui a fait dire à certains qu’il y a un manque de considération et de perception des vrais enjeux de la GC.
Donc Karim Wade a failli…
Je n’ai pas dit que Karim Wade a failli. J’ai dit qu’il n’a pas assumé son leadership politique. Faillir veut dire qu’il avait une ambition d’aller à la conquête du pouvoir. Ce qui n’a pas été le cas. Karim est comme moi. On n’a pas été des militants actifs du PDS et on n’avait aucune responsabilité dans ce parti. Donc il nous fallait un cadre pour soutenir le PDS qui est un parti qui avait connu des difficultés.
La GC avait-elle l’intention de mettre Karim Wade au sommet ?
Je ne sais pas ce vous voulez dire par sommet. Notre ambition a toujours été de développer et de partager avec les Sénégalais un nouveau concept, une nouvelle philosophie de gagnant. On a connu un Sénégal gagnant sous l’ère Wade avec les « Lions » et il fallait conforter cette idée. Maintenant, nul n’est touché depuis le berceau par la prédestination d’être président de la République. C’est la vie, ses espoirs et ses échecs qui vous guident peu à peu vers cette noble mission de président de la République. C’est un projet de société qu’il faut partager avec les Sénégalais et cela demande du temps et un travail.
Est-ce que Karim Wade avait l’intention de succéder à son père ?
Je ne peux pas répondre à cette question. Ce que je peux dire c’est que moi, je fais partie d’une génération qui pense qu’on pouvait amorcer une rupture et concevoir autrement les choses au Sénégal avec Karim Wade. Je ne suis pas un novice en politique. Mon engagement dans la GC est marqué par des contributions. J’ai toujours dit à Karim que j’ai un leadership depuis ma naissance, depuis mon jeune âge. Au Sénégal comme en France où j’ai vécu pendant plus de dix ans, partout où je suis passé j’ai essayé de faire partie de ceux qui gouvernent. Je ne sentais pas mon appartenance dans la GC parce qu’en politique, l’action est importante. Quand nous avons été attaqués et que personne ne pouvait réagir, j’ai fait, le 30 juin 2009, à la Place du souvenir africain, la mise en place de la CFDS avec 1587 responsables de la région de Dakar pour réaffirmer notre ancrage dans la GC et notre disponibilité à continuer le combat. J’ai aussi créé la Nouvelle conscience politique que j’ai lancée dans le Nioro. J’ai aussi fait plusieurs autres contributions dans la GC. J’ai intégré plus de quatre cents cadres de la GC dans le processus de retrouvailles des structures de cadres du PDS. C’était une manière pour notre mouvement de sortir de l’informel. Nous sommes des produits de ce mouvement et nous avons été injustement récompensés par le fait que nous avions toujours été dans l’informel politique. C’est comme si les gens voulaient nous bloquer entre quatre murs nous considérant comme une élite qui a été favorisée. Alors que moi, personne ne m’a jamais rien donné. « Travailler avec le PDS dans le volontarisme et le désintérêt. Ne cherchez pas à avoir quelque chose ». Tel a été le mot d’ordre que nous avait donné Karim Wade.
Aujourd’hui avec la chute de Wade, la GC a-t-elle un avenir ?
Je conçois la GC comme étant une philosophie. Je suis déjà moulé GC et je ne peux pas me renier. Maintenant, notre mouvement ne peut pas avoir un avenir parce que le PDS dans lequel nous sommes ne connaît pas encore son avenir. Cela dit, nous allons essayer de réfléchir et proposer des solutions. Abdoulaye Wade est encore là. Qu’est-ce qu’il va devenir ? Va-t-on réformer le parti ? Va-t-on élaborer une nouvelle offre politique beaucoup plus séduisante? Il y a toute cette problématique qui reste entière. Il faut aider le PDS à sortir de cette impasse. Ce que je vois aujourd’hui dans le PDS ne me rassure guère. Il y a un vide autour du leadership. Nous avons constaté la gestion de Omar Sarr et il y a beaucoup à dire. Les autres ne sont pas encore manifestés et je ne pense pas que pour le moment il nous faut une personne. On peut penser à des formules de gestion collégiale. Il nous faut un grand parti qui regorge des compétences, un parti où les gens seront libres de dire ce qu’ils pensent. Nous avons besoins de responsables qui mettent leur expertise au service de leur pays.
A Suivre...
Il faut dire que c’est bien avant l’élection présidentielle que la Génération du Concret a été mise en veilleuse pour deux raisons principales. D’abord, la GC est un mouvement piégé par le Parti démocratique sénégalais. Etre de la GC semblait rimer avec faire un péché ou bénéficier d’un statut ou d’un privilège autre que le parti peut vous donner. Or, c’était faux. La GC n’a jamais été un appareil politique mais un cadre identitaire pour trouver une base politique parce que nous sommes venus trouver un parti qui est le PDS malgré ses problèmes. Il fallait donc créer ce réceptacle qui devait regrouper tous les citoyens sénégalais nouvellement intéressés par la chose politique. La GC n’a jamais eu ce qu’elle ne doit pas avoir dans le gouvernement. Tous ces gens ne sont que des malhonnêtes, des opportunistes qui se reconnaissaient de la GC pour une promotion politique.
Vous faites allusion à qui ?
A beaucoup ! Il n’y avait pas de ministres connus sous la bannière GC à part Abdoulaye Baldé et Kalidou Diallo. Tous les autres n’ont jamais appelé à un meeting ou à une manifestation publique pour la GC qui a été utilisée comme un slogan de bureau pour avoir une promotion politique. Nous nous sommes toujours plaints auprès de Karim Wade mais comme ce dernier n’avait pas l’ambition de conquérir le pays. Karim avait juste l’ambition de se mouvoir avec ses amis, avec des gens qui n’avaient pas de place dans le parti mais qui voulaient accompagner le président Wade. Il a toujours voulu minimiser l’ampleur du problème et nous dire : « c’est pas grave ». Ceux qui véritablement incarnaient la GC n’ont jamais eu rien de l’Etat, aucun privilège. Personne n’est plus proche de Karim Wade que moi. Il y avait une vingtaine de gens qui étaient prêts à donner leur vie pour la GC mais qui n’ont jamais eu de promotion. C’est parce que c’est des membres reconnus du mouvement qu’ils n’ont pas été promus à des stations de responsabilité. D’autres ont eu des portefeuilles par opportunisme politique prétextant leur appartenance à la GC qui n’a jamais été un mouvement formel et organisé pour revendiquer tel ou tel poste.
Est-ce que la GC n’a pas aussi manqué de courage ? On a comme impression qu’elle se réfugiait tout le temps derrière le PDS.
Le Pds et la GC avaient des positions différentes. C’est depuis 2009 que j’ai théorisé la différence complémentaire. J’avais demandé qu’il fallait notre liste, non pas pour s’opposer au PDS mais pour incarner une nouvelle complémentarité parce qu’un parti politique a toujours besoin d’être reboosté par une nouvelle élite. Ce qui n’était pas le cas du PDS qui était systématiquement fermé. Nous n’avons jamais eu peur contre le PDS mais il faut essayer de se mettre à notre place. Nous sommes dans une posture qui n’était pas du tout facile. On était un mouvement nouveau qui n’était pas organisé et qui était dirigé par le fils du président de la République. Dans nos habitudes politiques sénégalaises, nous n’avons jamais eu un fils de président de la République s’impliquer dans les affaires de l’Etat. Karim est jeune qui a une autre vision. Il pense qu’il peut être utile à son père et au pays. C’est pourquoi il s’est engagé avec un mouvement. Certains même pensaient qu’au départ Karim ne savait pas quoi faire. Mais à force d’y être, nous avons été à tous les grands rendez-vous électoraux.
Lors des municipales du 22 mars 2009, beaucoup de ceux qui se disaient responsables de la GC ont été laminés…
(Il coupe) C’est faux ! J’ai créé le 30 juin 2009 la CFDS (Convergence des forces pour le développement du Sénégal) parce qu’ au lendemain des élections municipales du 22 mars, des responsables du PDS qui étaient sortis pour dire que c’est Karim Wade qui est la raison de la débâcle du parti. Comment un maire qui gère sa localité pendant cinq ans et qui appartient à une majorité au pouvoir ne puisse pas s’atteler convenablement et correctement aux préoccupations des populations qui l’ont élu attend d’être battu et laminé pour essayer de trouver de faux prétextes ? Karim n’a pas été tête de liste. Il était troisième sur une liste proportionnelle. Nous autres qui étions de la GC, on n’a pas été investis du tout. Moi je suis de Nioro et les responsables du PDS de cette localité avaient catégoriquement refusé de m’investir sur leurs listes parce qu’ils savaient que je suis dix mille fois plus crédible qu’eux. Donc le PDS a piégé la GC et a joué avec elle. Qui a perdu ? Nous avons tous perdu. Il faut dire que personne n’a plus que Karim Wade dans le PDS parce que c’est le parti de son père. Et c’est pour cela que beaucoup nous suggéraient de rester dans le parti et se battre. Mais nous nous sommes dit que la GC est un concept nouveau et il fallait qu’on le développe. Si on peut le faire avec le parti et préserver le pouvoir, tant mieux. Il est vrai qu’il ne devait pas y avoir une confrontation entre GC et PDS. Par contre, Karim n’a pas assumé son leadership c’est-à-dire qu’il n’a pas organisé le mouvement. Il n’a pas mis en place des structures qui vont s’atteler à l’animation et à la vie du mouvement. Depuis sa création, la GC n’a jamais eu de bureau et ça a été un mauvais choix. Dans l’évolution des groupes sociaux, il faut forcément qu’il y ait un cadre ou une personne qui dirige. Ce qui n’a jamais été le cas à la GC et qui a fait dire à certains qu’il y a un manque de considération et de perception des vrais enjeux de la GC.
Donc Karim Wade a failli…
Je n’ai pas dit que Karim Wade a failli. J’ai dit qu’il n’a pas assumé son leadership politique. Faillir veut dire qu’il avait une ambition d’aller à la conquête du pouvoir. Ce qui n’a pas été le cas. Karim est comme moi. On n’a pas été des militants actifs du PDS et on n’avait aucune responsabilité dans ce parti. Donc il nous fallait un cadre pour soutenir le PDS qui est un parti qui avait connu des difficultés.
La GC avait-elle l’intention de mettre Karim Wade au sommet ?
Je ne sais pas ce vous voulez dire par sommet. Notre ambition a toujours été de développer et de partager avec les Sénégalais un nouveau concept, une nouvelle philosophie de gagnant. On a connu un Sénégal gagnant sous l’ère Wade avec les « Lions » et il fallait conforter cette idée. Maintenant, nul n’est touché depuis le berceau par la prédestination d’être président de la République. C’est la vie, ses espoirs et ses échecs qui vous guident peu à peu vers cette noble mission de président de la République. C’est un projet de société qu’il faut partager avec les Sénégalais et cela demande du temps et un travail.
Est-ce que Karim Wade avait l’intention de succéder à son père ?
Je ne peux pas répondre à cette question. Ce que je peux dire c’est que moi, je fais partie d’une génération qui pense qu’on pouvait amorcer une rupture et concevoir autrement les choses au Sénégal avec Karim Wade. Je ne suis pas un novice en politique. Mon engagement dans la GC est marqué par des contributions. J’ai toujours dit à Karim que j’ai un leadership depuis ma naissance, depuis mon jeune âge. Au Sénégal comme en France où j’ai vécu pendant plus de dix ans, partout où je suis passé j’ai essayé de faire partie de ceux qui gouvernent. Je ne sentais pas mon appartenance dans la GC parce qu’en politique, l’action est importante. Quand nous avons été attaqués et que personne ne pouvait réagir, j’ai fait, le 30 juin 2009, à la Place du souvenir africain, la mise en place de la CFDS avec 1587 responsables de la région de Dakar pour réaffirmer notre ancrage dans la GC et notre disponibilité à continuer le combat. J’ai aussi créé la Nouvelle conscience politique que j’ai lancée dans le Nioro. J’ai aussi fait plusieurs autres contributions dans la GC. J’ai intégré plus de quatre cents cadres de la GC dans le processus de retrouvailles des structures de cadres du PDS. C’était une manière pour notre mouvement de sortir de l’informel. Nous sommes des produits de ce mouvement et nous avons été injustement récompensés par le fait que nous avions toujours été dans l’informel politique. C’est comme si les gens voulaient nous bloquer entre quatre murs nous considérant comme une élite qui a été favorisée. Alors que moi, personne ne m’a jamais rien donné. « Travailler avec le PDS dans le volontarisme et le désintérêt. Ne cherchez pas à avoir quelque chose ». Tel a été le mot d’ordre que nous avait donné Karim Wade.
Aujourd’hui avec la chute de Wade, la GC a-t-elle un avenir ?
Je conçois la GC comme étant une philosophie. Je suis déjà moulé GC et je ne peux pas me renier. Maintenant, notre mouvement ne peut pas avoir un avenir parce que le PDS dans lequel nous sommes ne connaît pas encore son avenir. Cela dit, nous allons essayer de réfléchir et proposer des solutions. Abdoulaye Wade est encore là. Qu’est-ce qu’il va devenir ? Va-t-on réformer le parti ? Va-t-on élaborer une nouvelle offre politique beaucoup plus séduisante? Il y a toute cette problématique qui reste entière. Il faut aider le PDS à sortir de cette impasse. Ce que je vois aujourd’hui dans le PDS ne me rassure guère. Il y a un vide autour du leadership. Nous avons constaté la gestion de Omar Sarr et il y a beaucoup à dire. Les autres ne sont pas encore manifestés et je ne pense pas que pour le moment il nous faut une personne. On peut penser à des formules de gestion collégiale. Il nous faut un grand parti qui regorge des compétences, un parti où les gens seront libres de dire ce qu’ils pensent. Nous avons besoins de responsables qui mettent leur expertise au service de leur pays.
A Suivre...






