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Escroquerie au visa : L’«agent» de l’ASECNA et son complice encourent un an ferme

Pour avoir escroqué la dame Binta Sarr, un «agent de l’Asecna» nommé A.B. Samb risque de passer une année entière en prison. La peine requise par le parquet à son encontre.


Rédigé par leral.net le Mercredi 8 Octobre 2014 à 16:32 | | 0 commentaire(s)|

Escroquerie au visa : L’«agent» de l’ASECNA et son complice encourent un an ferme
Les faits ont eu lieu durant le mois de ramadan. Binta Sarr, commerçante, voulait faire voyager trois membres de sa famille, son neveu, son cousin et son beau fils. C’est ainsi qu’elle a été mise en contact avec A. B. Samb qui lui a fait croire que son métier consistait à amener les jeunes qui voulaient voyager à l’étranger.

Après plusieurs négociations, les deux parties tombent d’accord sur un montant forfaitaire de 3.337.000 francs CFA. Une somme que la dame verse sans jamais voir les papiers qui allaient permettre à ses proches de voir l’autre bout du monde. Mais pour le rassurer, l’«agent» de l’Asecna lui confie que c’est lui-même qui va voyager avec le trio pour plus de sécurité. Et toujours pour ferrer davantage sa «cliente», A.B. Samb fait appel à son «collègue», un certain Augustin. Ce dernier appelle la dame au téléphone pour lui dire que tout est fin prêt pour le voyage.

Mais lasse d’attendre, la commerçante finit par se confier à la police qui l’invite à mettre en place un plan pour confondre les deux escrocs et mettre fin à leurs agissements. A.B. Samb sera vite arrêté chez la dame après que celle-ci l’a convoquée chez elle. Mais il ne sera pas seul à tomber dans les filets de la police car son ami qui l’accompagnait alors, B. Ndao, est également pris épinglé après une course-poursuite avec les hommes en tenue.

Devant les enquêteurs, les deux prévenus ne mettent pas trop de temps à se confier, selon le dossier parvenu aux juges. Cependant, à la barre du tribunal des flagrants délits, ils ont carrément varié dans leurs propos. Par exemple, Samb fera savoir au juge que son ami n’est pour rien dans cette affaire car il ne faisait que l’accompagner à son rendez-vous fatal avec la commerçante. Une posture rejetée par la partie civile.

«Je n’ai jamais vu Augustin mais je peux dire avec certitude que c’est avec Ndao que j’ai parlé au téléphone, j’ai reconnu sa voix», a déclaré la commerçante. Ainsi, note Me Alassane Djigo, il ne fait aucun doute que les prévenus ont roulé sa cliente dans la farine. Et en ce qui concerne B. Ndao, Me Djigo se dit certain que c’est la personne qui se faisait passer pour Augustin. Ce qui a d’ailleurs motivé sa fuite quand la police s’est lancée à ses trousses, ajoute Me Djigo, qui a demandé la somme de 5 millions pour réparer le préjudice subi par sa cliente.

Le parquetier, après avoir demandé au juge de disqualifier les faits en ce qui concerne B. Ndao, pour complicité d’escroquerie, a requis une peine d’un an ferme à l’endroit des prévenus. Néanmoins, Me Martin Diatta, avocat d’A.B. Samb, fait remarquer que c’est la commerçante qui a choisi le chemin de la fraude. D’où sa demande pour une «application bienveillante de la loi» à l’endroit de son client, «de bonne foi au début des faits». A la suite, Me Abdou Dialy Kane a plaidé la relaxe pure et simple de son client B. Ndao, «une victime», car il y a doute sur sa culpabilité.

Les deux prévenus A. B. Samb et B. Ndao seront fixés sur leur sort le 9 octobre.

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