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Escroquerie portant sur 270 millions: Comment le représentant de la communauté Sénégalaise en Italie avait inventé un projet de logements fictifs

Pour le restant de ses jours, l’Italien Val Dal Pozzo risque de ne plus faire confiance à un Sénégalais. Il a été victime d’une arnaque de 270 millions de francs Cfa de la part de son collaborateur sénégalais Talla Khouma qui l’avait convaincu pour un projet de logements au Sénégal. Ayant fait connaissance en 2001 par l’intermédiaire d’un certain Claudio, les deux hommes travaillaient ensemble dans le domaine du bâtiment.


Rédigé par leral.net le Samedi 4 Octobre 2014 à 15:00 | | 3 commentaire(s)|

Escroquerie portant sur 270 millions:  Comment le représentant de la communauté Sénégalaise en Italie  avait inventé un projet de logements fictifs
En tant que représentant de la communauté sénégalaise en Italie, Talla Khouma avait sollicité au près de son ami italien, 3 millions d’euros disponibles dans une banque à Rome, devant servir à l’achat de 22 logements pour ses compatriotes. Mais ce projet était tombé à l’eau, car seuls quatre des 22 logements ont été vendus. Par la suite, il lui avait proposé de faire ce même projet au Sénégal. Mais pour ce faire, il fallait d’abord créé une association mais également une société. C’est dans le cadre de l’érection de cette deuxième société, que Talla lui avait demandé plusieurs sommes d’argent entre 2009 et 2013. Selon l’Italien, le Sénégalais passait tout son temps à trouver des subterfuges pour lui soutirer de l’argent, alors qu’il n’avait rien construit. Souvent le polygame lui parlait de rencontre avec le ministre des finances, des députés, des marabouts ou encore des avocats. Et comme cela ne suffisait pas, il lui demandait de s’acquitter du payement de billets d’avion ou encore de documents administratifs.

Selon l’italien, le plus dur dans cette affaire c’est que ses banques avaient confisqué ses biens au motif que le projet était fictif. «Talla ne parvenait pas à nous montrer quelque chose de palpable même pas une photo. Je n’ai rien vu, ni société ni bâtiment, et pire il était devenu injoignable», a dit le plaignant. Pour élucider ce problème, il s’est déplacé sur Dakar. A sa grande surprise il avait constaté que le projet n’était que de nom. Sur ce, il s’en est ouvert à un de ses collaborateurs qui lui avait ouvert les yeux.

«L’argent est une dette que Valter me devait dans le cadre de nos projets en Italie»

Des propos confortés par Mor Gaye Faye selon qui, un jour il a entendu la victime parler au téléphone avec l’escroc qui lui demandait de l’argent, prétextant qu’à cause de l’épidémie Ebola, il doit passer en Gambie, afin de le rejoindre l’Italie. Et pour cela, il devait soudoyer les autorités de la frontière alors qu’en réalité, il ne faisait que le leurrer. Des propos reconnus, sans ambages, par Talla Khouma, selon qui Valter lui devait des sommes d’argent suite à des ventes de logements en Italie. Selon lui, les versements entrent dans le cadre d’affaires entre eux. Ce qui veut dire que les 270 millions lui reviennent de droit car c’est une dette que le plaignant lui devait dans le cadre de leur association, des bénéfices retirés de la vente des maisons construites en Italie et divers projets de commerce. A l’en croire, Aucun contrat ne les liait. Tout était basé sur une confiance mutuelle. Et le mis en cause de rajouter que les accusations portées à son encontre est une cabale montée de toutes pièces sur sa personne, juste pour se venger contre lui. « Avant son retour au Sénégal en 2005, on avait un différend, mais notre collaboration était toujours en cours. La banque avait confisqué ses maisons.

Après un projet de 22 logements, il n’avait vendu que quatre. Par la suite il voulait que je vende les 18 qui restaient à mes compatriotes sénégalais. Ce que j’avais catégoriquement refusé, car la société était en faillite. Depuis il m’en veut. D’après certaines indiscrétions, son épouse italienne est prête et disposée à payer la rançon afin que sa douce moitié puisse rejoindre le domicile conjugal dans les plus brefs délais», a dit le prévenu devant les enquêteurs. Des allégations qui ne l'ont pas empêché d’être déféré au parquet. Loin de convaincre le procureur de Rufisque, il a été placé sous mandat de dépôt.

Avec le Populaire






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