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Escroquerie portant sur 49 850 000 F Cfa : le maire de Chérif Lô vend une forêt classée à un marabout

Le moins que l’on puisse dire est que la future élection du maire de la Commune de Chérif Lô, dans le département de Tivaouane, ne sera pas, alors pas du tout, un long fleuve tranquille pour l’édile Ousmane Sarr, dont la Cour suprême a annulé l’élection, le 9 avril dernier.


Rédigé par leral.net le Mercredi 13 Mai 2015 à 01:55 | | 4 commentaire(s)|

Escroquerie portant sur 49 850 000 F Cfa : le maire de Chérif Lô vend une forêt classée à un marabout
En effet, Actusen.com a appris de sources généralement bien informées que le Premier magistrat de cette Commune rurale a escroqué le Sieur Mouhamadou Samba Sow la somme de 49 850 000 F Cfa. Et ce, au détour du foncier.

Pour vous plonger dans cette sombre affaire, dans laquelle a trempé le désormais ex-maire de Chérif Lô, Actusen.com est en mesure d’écrire que tout remonte à décembre 2013.

A l’époque, désirant acquérir des parcelles pour son projet immobilier, Mouhamadou Samba Sow, marabout de son état, entrait en contact avec le maire de la Cité, qui lui promettait 138 parcelles en raison de 350 000 F Cfa chacune. Soit, la somme totale de 49 850 000 F Cfa, suivant des actes authentiques.

A cet effet, un accord a été conclu à la date du 12 décembre 2013. Et la totalité des documents devant être livrée au plus tard le 24 mars 2014. Soit un mois avant les dernières élections locales.

Croyant avoir affaire avec un Saint, le plaignant versait la globalité des sommes convenues entre les mains du mis en cause. Mais erreur ! Car ce dernier, jusqu’à la date de la plainte, ne parvenait pas à respecter son engagement.

Et le Ciel a semblé s’effondrer sur sa tête, quand le marabout Mouhamadou Samba Sow découvrait non seulement que la zone dans laquelle se trouvaient les parcelles était constituée d’une forêt classée, ne relevant pas de sa compétence.

Mais aussi il restait lui devoir 38 parcelles, soit quatorze millions qu’il ne parvenait pas à lui donner. C’est le début des ennuis judiciaires pour le maire Ousmane Sarr, né le 3 décembre 1961.

Non seulement, le plaignant a porté plainte contre lui, mais aussi toutes ses déclarations étaient confirmées par le témoin Mor Guèye. C’était devant les gendarmes de la Section Recherches de Thiès, qui ont piloté le dossier. Avant de le transmettre au Procureur de la République.

Pour ne pas couler, le maire sollicita et obtînt une médiation pénale

Sentant les carottes cuites, le mis en cause reconnait les faits qui lui sont reprochés et se fend de plates excuses. Même s’il précisait que le reliquat ne portait que sur 33 parcelles, soit dix millions sept-cent-vingt -cinq mille francs. Puisque les cinq autres étaient déjà mis au nom d’un témoin, Mor Guèye.

Pour ne pas couler, il sollicita et obtînt une médiation pénale. Et s’engageait à verser l’intégralité des sommes dues entre les mains de la partie civile. C’était sous les yeux du Substitut du Procureur prés le Tribunal régional de Thiès, Abdoukhadre Diop.

Médiation pénale : les deux parties avaient convenu du 10 mars 2015 comme date butoir pour le remboursement des sommes restantes

Après discussion, les parties s’accordent sur la date butoir du 10 mars 2015, à laquelle le maire Ousmane Sarr devait verser la totalité des sommes restantes, soit les dix-sept documents concernant les parcelles.

Reste maintenant à savoir si après avoir appris cette escroquerie dans laquelle a trempé Ousmane Sarr, les conseillers municipaux vont porter leur choix sur ce dernier, pour présider aux destinées de la Commune de Chérif Lô.

Pour rappel, c’est le 9 avril 2015 que la Cour suprême a invalidé le bureau du Conseil municipal. Et ce, pour vice de forme.

BON A SAVOIR

La commune de chérif Lo fait partie des collectivités locales remportées par la coalition Bbb dont la liste était conduite par Bamba Kounta coordonnateur du parti.

Retour sur l’élection mouvementée du bureau municipal

A l’issue des élections locales, le Parti présidentiel ayant désigné les têtes de liste comme candidats. Ousmane Sarr, un ex-libéral qui a rejoint l’Alliance pour la République juste avant les élections, refuse cette décision du parti et se présente. Lors du vote, Bamba Kounta obtient 23 voix, Ousmane Sarr, 24 voix, sur 46 Conseillers.

Alors, le Préfet de Tivaouane proclame Ousmane Sarr maire de Chérif Lô. Avant de revenir sur sa décision, le lendemain.

Comble de l’ironie, le surlendemain, le représentant de l’Exécutif doute de sa décision et effectue une volte-face. En élevant de nouveau Ousmane Sarr au rang de premier magistrat de la Ville.

La Cour suprême a invalidé le bureau municipal, le 9 avril 2015

Constatant que le nombre de voix exprimées était inférieur au nombre de conseillers, Bamba Kounta contesta le verdict des urnes devant la Cour d’Appel qui, dans son Arrêt du 28-8-2014, avait annulé l’élection de Ousmane Sarr et de ses adjoints, en ordonnant que l’élection du bureau de la Commune soit reprise.

Refusant de lâcher prise, l’édile Ousmane Sarr avait saisi la Cour suprême. Mais mal lui en a pris, car cette Juridiction a finalement confirmé, le 9 avril 2015, la décision de la Cour d’appel de Thiès.

S’il est réélu à la tête de la Municipalité et qu’il vendait le peu de réserve foncière de sa Commune, Chérif Lô ne devrait en vouloir qu’à lui-même. Car la Cité aurait déjà su avec qui il a réellement affaire.






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