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Et si Lamine Diack n’était que l’arbre qui cache la forêt ?


Rédigé par leral.net le Mercredi 30 Décembre 2015 à 09:40 | | 2 commentaire(s)|

Et si Lamine Diack n’était que l’arbre qui cache la forêt ?
Nous le savons, certaines grandes puissances, notamment les États-Unis et la France ont la manie de renverser dans des pays faibles les régimes qui ne servent pas leurs intérêts. Les dirigeants dociles sont félicités, décorés et soutenus. Il arrive même qu’on nomme leurs pays membres décoratifs à l’Onu. Ceux qui refusent de se soumettre sont diabolisés et renversés.

La première étape est la manipulation médiatique. Il faut faire croire que les régimes visés sont des dictatures qui oppriment leurs peuples. Ensuite, on soutient les opposants, financièrement ou militairement. S’il n’y a pas une opposition solide, on intervient directement pour « combattre des terroristes » ou on se sert de l’Onu et d’autres organisations internationales pour « instaurer la paix » ou « protéger les populations ».

En Afrique, la manipulation médiatique est très facile, vu que la plupart des journalistes reprennent ce que disent les médias occidentaux, sans la moindre vérification. Pour le financement des « opposants », les gouvernements occidentaux ne le font pas directement. Ils se servent d’Ong qui ne le sont que de nom. Et ils peuvent aussi se servir de personnalités influentes dans les pays ciblés.

Les Sénégalais en avaient marre de Wade. La France aussi. Quoi qu’on puisse dire les Wade mettaient fin à la domination française. Donc, pour l’intérêt de la puissance néocoloniale, il fallait que Wade dégage. Mais comment ? Et qui pour le remplacer ? Youssou Ndour était à l’époque l’opposant plébiscité par les médias occidentaux à tel point que certains croyaient qu’il était le seul adversaire de Wade. Si aujourd’hui, une certaine presse soutient qu’il avait reçu de l’argent provenant de l’extérieur, il n’est pas déraisonnable de le croire. Malheureusement, le chanteur n’a pas pu se présenter. Il restait alors Moustapha Niasse, candidat de Bennoo siggil Senegaal. Il était tellement bien placé que certains opportunistes criaient sur les toits qu’ils le soutenaient. Avait-il reçu de l’argent via Lamine Diack ? Nous ne le savons pas encore. Il fallait aussi que le « peuple » se fasse entendre. Le mouvement « Y’en a marre » occupa le devant de la scène. Qui était derrière ? Fadel Barro a parlé d’Ong et de Lamine Diack qui géraient leurs dépenses.

Macky Sall, sur qui presque personne ne comptait, a surpris tout le monde. « Pendant que les autres faisaient leur cinéma à Dakar », pour reprendre ses termes, « cinéma » qui consistait à s’opposer à un troisième mandat du président Wade, lui, troisième larron battait campagne à l’intérieur du pays. Au deuxième tour, il était seul face à Wade. Si un financement occulte a eu lieu à ce moment-là, on peut deviner qui en a été le bénéficiaire. Mais rien, pour l’instant, ne prouve que M. Diack a soutenu M. Sall avec de l’argent sale.

Tout ce qu’on sait, c’est que dès son élection, Macky Sall a remis les intérêts de la France sur les rails. Citons Xibaaru.com : « Macky installé au pouvoir, le bénéfice de France Telecom est rehaussé, Bolloré est revenu au Port, Necotrans s’est installé, l’armée française est de retour, Total Sénégal se sucre et L’UE obtient ses accords de pêche » constate-t-on depuis 2012. Le pouvoir de Wade avait osé ouvrir le Sénégal à des partenaires autres que la traditionnelle Europe et la France. Mais avec l’arrivée de Macky, on voit la signature des APE et le retour de Bolloré. Sudatel est aussi diabolisée pour le profit de France Telecom et DP World est recalée pour le profit de Bolloré. »

Pour que le texte ne soit pas trop long, je vous prie d’écouter cette interview de Luc Michel qui est toujours d’actualité. Quand il dit le mouvement ou groupe « Dégage », comprenez « Y’en a marre » : https://www.youtube.com/watch?v=xBPWloEam0Q

Luc explique comment des réseaux américains et européens manipulent la presse africaine, financent des « révolutions de couleur » et déstabilisent les pays insoumis pour mettre des marionnettes au pouvoir.

Bathie Ngoye Thiam.






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