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Et si le président Wade doutait ?

Le peuple sénégalais a assisté indépendamment de sa volonté à une comédie tragique avec la prestation de piètres acteurs étrangers. La symphonie aurait été plus belle si le chœur était assuré par des acteurs bien de chez nous. Cette farce, pardon ce séminaire, nous a fait revivre la colonisation, la domination du blanc sur le noir. Que vaut notre indépendance célébrée en grande pompe tous les 4 avril ?


Rédigé par leral.net le Jeudi 24 Novembre 2011 à 07:06 | | 0 commentaire(s)|

Et si le président Wade doutait ?
Le président de la République nous ramène le Blanc pour nous expliquer notre Constitution à nous Sénégalais, quelle honte et quel déshonneur pour ce peuple de « jom », « fayda », de « foula » et de résistance. Les artisans de notre liberté, ceux qui se sont battus, qui ont payé de leur sueur, santé et sang donneraient cher pour revenir parmi nous et en découdre avec les fossoyeurs d’une liberté, d’une indépendance acquise avec autant de hargne, de volonté, d’abnégation, de fierté et de dignité.

Quand Monsieur Idrissa Seck invitait le juriste français dans le débat sur la recevabilité de la candidature, le président Wade ne s’était pas gêné à monter au créneau pour fustiger l’initiative et rappeler qu’il y a d’éminents juristes sénégalais capables qui ont donner un avis clair , net , précis et indiscutable sur la recevabilité de sa candidature. Quelle contradiction !!! Toute cette comédie rassure dans la mesure où cela prouve, et de quelle manière, encore que son excellence Maitre Abdoulaye Wade doute de la recevabilité de sa candidature.

Michel de Guillenchmidt, à la question du percutant journaliste Mamadou Ibra Kane concernant le Président Chirac, s’est contenté de dire avec beaucoup de fierté que « c’est une affaire franco- française ». Quelle humiliation dès lors pour l’Etat sénégalais pour qui l’ingérence est un vain mot.

L’avocat américain Hubert Baker soutient que la parole privée n’a aucune valeur juridique mais il est toujours bon de lui rappeler que nous ne partageons pas les mêmes coutumes, qu’en Afrique et particulièrement au Sénégal la parole est sacrée et est valorisée. Quiconque n’est pas en mesure de respecter la parole donnée n’est pas digne d’être le berger du peuple sénégalais.

Ce séminaire est à mon humble avis une manière d’intimider pour ne pas dire de proférer des « menaces » à peine voilées à l’encontre des cinq Sages du Conseil constitutionnel.

L’acte posé est plus osé et téméraire que l’initiative qui a valu au citoyen Malik Noël Seck son incarcération et son transfèrement à Tamba. Que la justice prenne ses responsabilités.

Son excellence ne se soucie pas du pénible quotidien des Sénégalais, sinon comment comprendre dépenser des millions rien que pour recueillir l’avis de juristes étrangers sur la recevabilité de sa candidature alors que l’article Lo 116 du Code électoral fait obligation au Conseil constitutionnel, de vérifier la validité des candidatures. Ceux qui soutiennent le contraire se référent à l’article 2 du Code électoral qui stipule que « le Conseil constitutionnel arrête et publie la liste des candidats »

Le Combat continue……

Adji Mergane KANOUTE

Secrétaire Politique UDS/Innovation

Membre de Benno et du M23
(de ferloo.com)










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