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Etats-Unis: Hillary Clinton candidate à la présidentielle de 2016

Dans un message vidéo adressé aux Américains, Hillary Clinton a annoncé ce dimanche 12 avril sa candidature à l’investiture démocrate pour l’élection présidentielle de novembre 2016.


Rédigé par leral.net le Dimanche 12 Avril 2015 à 22:24 | | 1 commentaire(s)|

Etats-Unis: Hillary Clinton candidate à la présidentielle de 2016
Pour la deuxième fois, après sa tentative en 2008, Hillary Clinton vient de se lancer dans la course à la Maison Blanche. L'ancien première dame et ex-secrétaire d'Etat a officialisé sa candidature dans une vidéo diffusée sur son site internet. A 67 ans, elle est pour l'instant la première candidate du parti démocrate pour l'élection présidentielle de 2016.

Après des mois de faux suspense, la campagne d'Hillary Clinton est donc lancée, son équipe est prête, les militants sillonnent le terrain. De nombreux transfuges de la Maison Blanche ont commencé à travailler sur la candidature de l'ancienne secrétaire d'Etat, avec, semble-t-il, les encouragements de Barack Obama. L'ancien rival pense à son « héritage ». Douze années de présidence démocrate, cela ne s'est pas vu depuis Franklin Roosevelt et Harry Truman. Ce serait, pour Barack Obama aussi, un succès.

D'après les sondages, Hillary Clinton a toutes ses chances. Elle n'aura quasiment aucune opposition dans son propre camp. Est-ce un handicap ou un avantage ? Les avis sont partagés.

Par ailleurs, les républicains connaissent leur cible. Avec ses états de service auprès de son mari à la Maison Blanche et au secrétariat d'Etat avec Barack Obama, la candidate doit trouver une voie pour apparaître différente. Enfin, de l'avis des observateurs américains, Hillary Clinton semble bien mieux préparée qu'en 2008. Elle joue sur sa compétence, sur l'expérience en politique et sur son nouveau rôle de grand-mère, assumé et exploité dans les médias.

De nombreux atouts

Ainsi, pour Thomas Snégaroff, directeur de recherche associé à l’Institut de relations internationales et stratégiques et spécialiste des Etats-Unis, il ne fait aucun doute qu’Hillary Clinton sera la candidate du parti démocrate et deviendrait ainsi la première femme à briguer le poste de la Maison Blanche. « Historiquement, c’est plutôt un handicap d’être une femme en politique, puisqu’il n’y a jamais eu de femme choisie par son propre parti. Je crois que cette année ça peut changer, analyse-t-il. Parce que c’est un nom, une fortune, une capacité à lever des fonds, une expérience… Et c’est aussi quelqu’un qui a connu un échec, qui a appris de cet échec et qui saura les erreurs à ne pas commettre. On le voit dans cette candidature : une humilité apparente, rien n’est acquis d’avance. C’est ce qui a manqué un peu en 2008. »

En 2016, au moment des élections, Hillary Clinton aura 69 ans. Pour Thomas Snégaroff, c'est un atout. « Cela permet de connecter avec une Amérique qui a vieilli. Bien sûr, il faudra aussi séduire les jeunes électeurs pour gagner l’élection. Mais il y a un pari, là, c’est aussi de faire le plein des voix des gens qui lui ressemblent, à savoir cette génération née après guerre qui est très nombreuse aux Etats-Unis », estime encore le chercheur.

Les obstacles Obama et Bill Clinton

Mais dans sa course à la Maison Blanche, Hillary Clinton va devoir éviter plusieurs obstacles, à commencer par Barack Obama lui-même et son époux Bill Clinton. Tout en prenant ses distances avec l’actuel président, la candidate à l’investiture démocrate va également devoir continuer à s’assurer de son soutien, prévient ainsi Simon Sarfati, professeur au Centre d’études des relations stratégiques et internationales de Washington.

« Il lui faudra entreprendre des acrobaties d’autant plus difficiles qu’Obama, dans la recherche de son héritage, dans la recherche de sa place dans l’histoire, risque de prendre certains risques, comme il le fait avec l’Iran, qui rebondirait sur la candidature de Clinton », considère Simon Sarfati. « Le deuxième obstacle, c’est son mari. Bill Clinton, qui a aujourd’hui une popularité de beaucoup supérieure à celle de quelques personnalités politiques du moment, y compris Barack Obama, et qui néanmoins reste un peu imprévisible parfois. »


Par RFI






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