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Euro 2016 : pourquoi les Bleus gagnent toujours à l'arrachée

Vainqueur de l’Albanie à la fin du temps réglementaire (2-0), mercredi à Marseille pour son deuxième match dans l’Euro 2016, l’équipe de France enchaîne les victoires au bout du suspense. Et ce n'est pas un hasard.


Rédigé par leral.net le Jeudi 16 Juin 2016 à 11:48 | | 0 commentaire(s)|

En 2016, l’équipe de France a décidé de briller… dans le money time. En 2016, marquer et gagner dans les dernières minutes est devenu sa spécialité. Ça a commencé en mars avec un succès arraché aux Pays-Bas grâce à un but de Blaise Matuidi (3-2). Après une victoire acquise en fin de match face à la Russie (4-2), les Bleus ont arraché des succès face au Cameroun en amical (3-2), puis à la Roumanie (2-1) et à l’Albanie (2-0) à quelques de secondes de la fin du temps réglementaire. Mais pourquoi attendre le money time pour faire la différence ? Voici quelques réponses.

Parce que les Bleus jouent face à des « murs »

Affronter des équipes regroupées en défense est le lot de toutes les grandes nations. Sans surprise, les Bleus ont donc composé avec des blocs roumains et albanais compacts et difficilement perméables. « L’équipe d’Albanie était présente en première mi-temps, confirme Adil Rami. On a eu du mal. En rentrant au vestiaire, on savait qu’on devait faire plus. » Ce n’était pas non plus une surprise pour Didier Deschamps : « Face à des adversaires qui sont d’abord là pour défendre, il faut user, user, il faut de la patience, explique le sélectionneur. On peut trouver l’ouverture tôt mais ça n’a pas été le cas. »

Parce que les Bleus ne prennent pas assez de risques

A l’image de leur prestation face à la Roumanie, les Tricolores sont apparus une fois de plus très tendus face aux Albanais. La pression, la peur de mal faire… en jouant avec le frein à main, l’équipe de France a manqué d’audace comme le prouve ses deux seules tentatives cadrées durant la rencontre.

Parce que les remplaçants font la différence

« La victoire est venu tardivement. Une fois, ça peut être un hasard mais ça fait plusieurs fois qu’on le fait, toujours avec des joueurs qui entrent et qui amènent un plus. » Pour Didier Deschamps, l’apport du banc de touche est l’une des explications de cette réussite tardive. Mercredi au Stade Vélodrome, la délivrance est venue d’Antoine Griezmann, entré en jeu à la 68e minute. « Grizou ne débutait pas mais c’est lui qui nous fait gagner, confirme Payet. On se l’était dit. » Sans être à la hauteur des espérances placées en lui, Paul Pogba a aussi apporté dans l’entrejeu. « Les entrants ont fait une super partie, souligne Blaise Matuidi. Ils nous ont bien aidés. On voit qu’on peut compter sur tout le monde. »

Parce que cette équipe ne lâche rien


Elle est à l’image de son sélectionneur, elle ne baisse pas les bras et haït la défaite. « On a poussé jusqu’au bout, j’ai une équipe généreuse, qui a tout fait pour arracher cette victoire », se réjouit l’intéressé. Passeur décisif sur le but de Griezmann, Adil Rami confirme : « On y a cru jusqu’à la fin et ça a payé. » Un mental d’acier bienvenu avant d’aborder les choses sérieuses même si Dimitri Payet espère ne pas gaspiller autant d’énergie à chaque match. « On va commencer à réfléchir parce que faire ça à chaque fois. C’est beaucoup de jus et d’émotion, indique le Réunionnais. C’est bien que ça arrive mais si on entre dans le match comme on est entré en seconde période, on pourrait se faciliter cette victoire. » Vérification dimanche face aux Suisses ?

Rmc

Thierno Malick Ndiaye
(Stagiaire)






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