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Evasion de Boy Djinné de la prison de Diourbel : Quatre gardes pénitentiaires jugés

Le Tribunal correctionnel de Diourbel a mis en délibéré, jusqu’au 1er mars prochain, l’affaire opposant le ministère public aux quatre gardes pénitentiaires accusés d’avoir facilité l’évasion de Modou Fall alias « Boy Djinné ». D’après le journal L’As, les matons sont poursuivis pour complicité et négligence ayant entraîné l’évasion de prison de « l’hôte spécial de Yahya Jammeh ». Quant à ce dernier, il est prévenu d’évasion de prison.


Rédigé par leral.net le Mercredi 17 Février 2016 à 12:38 | | 0 commentaire(s)|

Evasion de Boy Djinné de la prison de Diourbel : Quatre gardes pénitentiaires jugés
L’absence de Modou Fall alias « Boy Djinné », qui se la coule douce au pays du Président Yahya Jammeh, n’a pas empêché la tenue, hier, de son procès devant le Tribunal correctionnel de Diourbel. Par contre, trois parmi les quatre gardes pénitentiaires mis en cause ont répondu présents. Il s’agit de Thomas Danfa, Maguette Diop (tous deux retraités depuis près de quatre ans) et de Adama Doly Diouf l’adjoint du Régisseur. Quant à l’agent Mbaye Guèye Diaw, il ne s’est pas présenté devant le tribunal. Devant la barre, les mis en cause, assistés par Me Assane Dioma Ndiaye, ont nié toutes implication dans l’évasion de Boy Djinné ainsi que les fuites précédentes. Ce qui a le plus intrigué durant le procès, c’est la comparution de Thomas Danfa et Maguette Diop.

En effet, ces matons qui sont partis à la retraite depuis plusieurs années ont, pourtant, été attraits en justice pour une évasion datant de quelques semaines. Une source proche du tribunal évoque un précédent avant l’évasion de Modou Fall et c’est ce qui explique leur implication. A la suite du représentant du ministère public qui a requis « l’application de la loi », contre les gardes pénitentiaires, la défense, assurée par Me Assane Dioma Ndiaye, a sollicité la relaxe pure et simple. Dans sa plaidoirie, l’avocat est revenu sur les difficultés dans lesquelles travaillent les gardes pénitentiaires du Sénégal en général et ceux de la Maison d’arrêt et de correction (Mac) de Diourbel en particulier. « Dans cette prison de Diourbel, qui date du siècle dernier, ces vaillants dérisoires et les conditions très difficiles, tentent vaille que vaille de faire un excellent travail. Le ratio d’un gardien pour cent détenus à la Mac de Diourbel est anormal, puisque, selon les standards des Nations Unies, il est indiqué qu’il ne faut pas plus de quatre détenus pour un garde pénitentiaire », clame le conseil. Pour lui, « il ne faut pas donner l’impression qu’il y a une stigmatisation des gardes pénitentiaires car, dans cette affaire, il s’agit tout simplement de la vétusté de la prison de Diourbel ». Me Ndiaye estime qu’il y avait lieu de sécuriser la prison où les toits sont en zinc.






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