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Explosion au Nigeria après un meeting du président Goodluck Jonathan

le 2 Février 2015 à 18:28 | Lu 454 fois

Explosion au Nigeria après un meeting du président Goodluck Jonathan
Une bombe a explosé lundi à la sortie d'un meeting du président Goodluck Jonathan à Gombe, dans le nord-est du Nigeria, quelques minutes après son départ. Deux femmes kamikazes seraient à l'origine de l'attentat qui a blessé 18 personnes.

Le président Goodluck Jonathan venait à peine de terminer son meeting dans le stade de Gombe, dans le nord-est du Nigeria, quand la bombe a explosé lundi 2 février. "L'explosion est survenue à 15 h 10 (locales, 14 h 10 GMT) dans le parking devant le stade, juste trois minutes après le départ du convoi de M. Jonathan" a déclaré Mohammed Bolari, un témoin.

"Nous avons évacué deux corps de femmes, nous pensons qu'il s'agit des kamikazes responsables de l'explosion", a déclaré un employé des secours, confirmant les informations d'une source hospitalière dans la ville. Au total, 18 personnes ont été blessées et sont soignées à l'hôpital général de Gombe, selon ces sources.

"Le président venait de sortir du parking et nous suivions son convoi quand l'explosion a retenti, à 100 m du bus dans lequel nous nous trouvions" a rapporté un journaliste qui couvrait l'événement.

Selon le journaliste sur place, qui a requis l'anonymat, des centaines de jeunes ont provoqué des émeutes dans la ville, suite à l'explosion.

Les jeunes "criaient et ils dénonçaient la venue du président, car, selon eux, c'est à cause de lui qu'il y a eu une attaque", a-t-il ajouté.

Goodluck Jonathan, candidat à sa réélection le 14 février, était à Gombe, la capitale de l'État du même nom, pour y rencontrer les militants du Parti démocratique populaire (PDP), au pouvoir.

Gombe a déjà été ciblée dimanche par un double attentat à la bombe contre un poste de contrôle militaire qui a fait au moins cinq morts.

L'attentat de dimanche n'a pas été revendiqué mais le groupe islamiste Boko Haram, qui multiplie les attaques en plusieurs endroits du nord-est ces derniers jours, a souvent pris pour cible les symboles des forces de l'ordre.

Avec AFP


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