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Faible présence des femmes dans les filières scientifiques - La poignante invite d’une alumni de l’UGB aux autorités


Rédigé par leral.net le Jeudi 7 Avril 2016 à 14:39 | | 3 commentaire(s)|

Mme Sophie Dabo, professeur à l’Université Charles de Gaulle de Lille 3 a invité, mercredi, les autorités sénégalaises en charge de l’éducation à «attirer les jeunes femmes vers les sciences et les mathématiques», en soutenant que cette exigence est «un authentique défi qu’il est indispensable de relever».
«Certes, la place des femmes progresse, mais nous partons de si loin ! Le chemin est encore long, mais nous avons une certitude : nous avons besoin de jeunes femmes scientifiques», a dit l’ancienne étudiante de l’Université à Gaston Berger de Saint-Louis.
Mme Dabo qui s’exprimait à l’ouverture de la quatrième école de recherche du Centre International de Mathématiques Pures et Appliquées (CIMPA) à l’Université Gaston Berger a déploré «la faible représentation des jeunes femmes dans cette audience».
« Comme disait mon amie et collègue Laurence Broze, présidente de l'association Femmes et maths de France, il ne faut pas se priver de la moitié de l’humanité et laisser au bord du chemin des milliers de personnes, des jeunes filles, femmes, qui auraient fait de merveilleuses mathématiciennes», a-t-elle ajouté.
Le recteur de l’Université Gaston Berger, le professeur Baydallaye Kane, s’est réjoui «de la participation d’une Alumni de ce Temple du Savoir à cette école de recherche et la joie qu’éprouve l’UGB d’accueillir une personne qui, par sa compétence s’est hissée parmi les sommités scientifiques mondiales».
En rassurant Mme Dabo, M. Kane a révélé que le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a mis à disposition un fond d’appui destiné soutenir les enseignantes-chercheures. «Cet appui vise à mettre les femmes qui présentent des projets de recherches dans de bonnes conditions d’études», a laissé entendre le recteur Kane.
En a croire M. Kane, la vulgarisation des sciences auprès de jeunes filles est une «option essentielle de l’État». En précisant que cette frange représente 52% de la population, il explique que «les femmes ont un important rôle à jouer dans ce domaine. Notre ministère de tutelle a bien compris que les questions de genre sont des éléments fondamentaux de développement».
Baydallaye Kane a magnifié, en outre, la belle collaboration que son université entretient avec le CIMPA, qui se traduit notamment par l’honneur fait à l’institution universitaire de Saint-Louis d’abriter ces 10 jours d’échanges scientifiques axés sur le thème «Méthodes statistiques pour l’évaluation des risques extrêmes : Applications à l’Environnement, l’Alimentation et l’Assurance».
Il faut rappeler que l’Université Gaston Berger est un pôle important dans l’enseignement des mathématiques. C’est la raison pour laquelle elle a été labélisée par la Banque Mondiale comme étant le Centre d’Excellence Africain en Mathématiques, Informatiques et en Technologies de l’Information et de la Communication.






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