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Faut-il fermer notre Faculté de Droit ?


Rédigé par leral.net le Vendredi 19 Février 2016 à 23:53 | | 6 commentaire(s)|

C’est un pavé dans la marre , et non un souhait, une sérieuse alerte à l’endroit des Autorités Académiques de notre université dont certaines Facultés semblent aujourd’hui être rattrapées par la dévaluation, à l’endroit des institutions chargées de dire le Droit, des Praticiens du Droit, notamment nos constitutionalistes et nos Avocats, pour qu’ils entrent illico presto en conclave, pour accorder leurs violons, se prescrire les mêmes lentilles de lecture unique de l’esprit et de la lettre de notre loi Cadre, la Constitution qui est la base de toute l’ architecture juridique du pays. Les dégâts de la division prennent de l’ampleur. Le caractère ambivalent et subtil du Droit ne sauraient justifier, les errements en cours notés dans ce domaine dans notre Pays depuis bientôt une décennie et dont plusieurs illustrations nous ont été données, avec des cascades de recours au plan interne comme au plan externe, des plaintes extérieures initiées par des Conseillers juridiques contre leur Etat comme si on ne faisait pas confiance à nos juridictions ou à nos magistrats, ou on ne pouvait pas avoir une même lecture des textes de Droits.
Le débat tout récent, contradictoire, mais croustillant pour les profanes entre supposés spécialistes du Droit, à propos de la faisabilité de la réduction du Mandat en cours du Président de la République a montré également que nos praticiens du Droit ne sont pas prêts à nous sortir du gué. Ainsi beaucoup de questions restent toujours sans réponse suite au débat soulevé par ces spécialistes : Quelle est la nature des actes pris par le Conseil Constitutionnel, Avis ou Décisions ? Est-ce que ses avis ou Décisions lient le Président ou pas ? Sur ces deux questions nos constitutionnalistes et d’autres juristes sont partagés. Mais plus grave encore la position et les arguments avancés par certains, posent de sérieux problèmes d’éthique professionnelle, de déontologie à l’image de cet oiseau naïf, qui, aussitôt l’hiver terminé, se met à détruire son nid douillet. Ce faisant ils ont ouvert au profane un boulevard avec un horizon d’incertitudes : Qui incarne la Constitution dans la Société, les 5 Sages ou/et le Président de la République ? Est-ce que dans une République un Président de la République peut passer outre même un simple avis de non-conformité à la Constitution, alors que cette même Constitution fait de lui, son gardien et des Institutions, le Garant ? Comment une consultation DU Conseil peut-elle être obligatoire ( Art 51) et ne pas avoir de sens in fine ?Que vaut une promesse en droit ? Autrement, que vaut un engagement politique en Droit ? Relativement à la possibilité de Réduction du Mandat en cours, Y aurait-il un Droit post Modernisme sinon tropicalisé qui met dans la poubelle les Principes fondamentaux, sacro-saints, universels , de non rétroactivité, et du caractère impersonnel de la Loi ? C’est là autant de questions qui taraudent l’esprit et nos constitutionalistes étaient attendus dans ce débat politique passionné pour éclairer et dire le Droit et uniquement le Droit. Mais hélas certains constitutionnalistes se sont livrés au jeu à sommes nulles suite au point de vue du Droit, rappelé par le Conseil Constitutionnel. A contrario certains constitutionnalistes se sont permis de cogiter au mépris de leur métier sur des possibilités de contourner l’avis –décision du Conseil constitutionnel, intégrant ainsi la symphonie des politiciens au point de se confondre à eux. L’un d’eux est allé jusqu’à dire que si le Président ne respectait pas sa promesse il aura le peuple en face de lui : Analyse du Droit ? Prémonition ? Désidérata politique ? incitation à l’incivisme, à piétiner le Droit au profit de quelle éthique ?
Tout cela a permis de faire monter l’adrénaline et est inquiétant pour un corps d’élite sensé arbitrer, donc pouvoir rappeler à l’ordre, contenir les pulsions, les passions des uns et des autres pour ramener tous autour du socle de la République qu’est la constitution. Son respect scrupuleux par tous étant le seul gage de stabilité et de cohésion sociale, de paix civile
Waly Ndiaye , Société civile







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