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Ferdinand Coly, dresse le portrait-robot du futur sélectionneur des “Lions“

Quel coach pour les “Lions“ ? Le Comité de normalisation du football n’a pas livré ses résultats de ses travaux entamés depuis vendredi dernier. Mais, Ferdinand Coly lui dresse le portrait-robot de celui qui aura la lourde tache de remettre le football sénégalais sur les rails. Entre écoles française, allemande voire italienne, entre un local et étranger, l’ancien capitaine de l’équipe nationale à la recherche d’un club, n’a pas le choix. Toutefois, son cœur plaide pour un formateur, un dénicheur de talents, un technicien qui a un projet de développement. C’est ce qu’il a fait savoir à nos confrères de pressafrik.com dont l’interview exclusive sera publiée ce lundi.
par Abdoulaye THIAM | SUD QUOTIDIEN


Rédigé par leral.net le Lundi 5 Janvier 2009 à 12:52 | | 0 commentaire(s)|

Ferdinand Coly, dresse le portrait-robot du futur sélectionneur des “Lions“
Annoncé dans le staff technique des “Lions“, Ferdinand Coly dément cette information. Sans toutefois dire « jamais », le “Lion“ aux dreadlocks soutient que pour sa reconversion, il préfère plutôt devenir un “éducateur“. Dans une longue interview qu’il a accordée à nos confrères de pressafrik.com qui se sera publiée ce lundi 5 janvier, l’ancien capitaine des “Lions“ s’invite dans le débat qui anime le football sénégalais. Sans avoir une préférence nationale au poste de sélectionneur même si reconnaît-il, “cela serait une fierté“ ou étrangère, Coly qui a connu Peter Schnittger, Bruno Metsu, Guy Stephan, Abdoulaye Sarr, dresse le portrait robot du futur parton des “Lions“. “Puisqu’il faut reconstruire, soutient-il dans l’interview, il faut un formateur, un dénicheur de talents. Il faut un projet sur deux à trois ans, des jeunes qui vont jouer ensemble“. Pour ce, il cite les qualités des écoles allemandes, françaises, mais aussi italiennes sur lesquelles, il insiste beaucoup.

Parlant toujours du football local, Ferdinand Coly reconnaît que c’est un “dossier lourd et épineux“. “C’est vrai qu’on a connu des moments exceptionnels, mais malheureusement, la relève n’a pas suivi. Les structures n’ont pas suivi aussi parce que quand on a joué une coupe du monde, des coupes d’Afrique, on se doit aussi d’avoir des structures nationales, un championnat national qui doit avoir une certaine tenue“, ajoute-t-il avant de marteler : “Je suis désolé, mais chaque fois qu’on vient à Dakar (même si petit à petit on commence à voir avec le stade Demba Diop et quelques structures qui commencent à se mettre en place mais ce n’est pas suffisant), on voit ces enfants jouer dans des terrains vagues, on a un pincement au cœur“.

Interpellé sur les relations souvent heurtées entre la Fédération sénégalaise de football et le département des Sports, l’ancien joueur du Rc Lens, Birmingham, Perouse, Parme dit ignorer pourquoi les deux entités sont perpétuellement en conflit. “Je ne sais pas du tout. Je ne sais même pas comment ça fonctionne“, estime-il. “Je sais que c’est le gouvernement qui finance tout, la Fédération, je ne sais pas quel est son rôle. Il y a quelque chose qui ne va pas, il faut trouver un équilibre où la Fédération est autonome, ne dépend plus du gouvernement et gère son propre budget. Et là, elle sera responsable à 100%“, plaide Coly avant de poursuivre, “franchement, il y a eu beaucoup de tensions entre la Fédération et le ministère des sports et ceux qui ont payé les pots cassés, ce sont les joueurs“. “Il faut qu’ils comprennent aussi que ce sont des joueurs professionnels. Si ces problèmes-là ne s’arrêtent pas, s’ils font des démarches pour faire venir un joueur, cela va être difficile. Ils (les joueurs) vont se dire voilà encore : “ils sont en train de se quereller pour une histoire de prime et autre“.

Vu de l’extérieur, ce n’est pas sérieux par rapport aux clubs professionnels qui sont structurés. Quand on voit une organisation comme cela ça fait mal. Quand vous demandez à vos joueurs de partir dans ce genre de convocation, quand on vous remet la convocation, ils rigolent un peu et parlent de folklore, de machin, ce n’est pas sérieux.

Je ne me suis pas intéressé à ce que fait le comité de normalisation ; mais à chaque fois, il faut changer quelque chose. Il faut du changement“. Par ailleurs, Ferdinand Coly est largement revenu sur l’épopée de 2002 où le Sénégal a été vice-champion d’Afrique et quarts de finaliste au Mondial ; le rôle de tampon joué par Amara Traoré, les influences qu’exerçaient certains joueurs tels, Aliou Cissé, Khalilou Fadiga et lui-même.

Véritable globe-trotter pour avoir connu la Ligue 1, la Premier League et la Serie A, Coly donne son point de vue sur le phénomène du racisme entre autres sujets dans cette longue interview à paraître aujourd’hui dans le site www.pressafrik .com






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