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Festival "les blues du fleuve" : Baaba Maal souhaite l'implication des agences de spectacles

Après dix ans d’organisation du festival «Les blues du fleuve» à Podor, le chanteur Baaba Maal souhaite passer le relais aux organisateurs de spectacles pour pérenniser la manifestation. Le roi du Yéla évoque la lourdeur des charges que demande une telle organisation.


Rédigé par leral.net le Lundi 7 Décembre 2015 à 22:14 | | 0 commentaire(s)|

Festival "les blues du fleuve" :  Baaba Maal souhaite l'implication des agences de spectacles
C’est un Vsd (Vendredi-samedi-dimanche) musical très varié que Podor a vécu dans le cadre de la dixième édition du festival «Les Blues du fleuve». Durant ces trois jours, des artistes évoluant sous différents registres ont égayé les mélomanes. Des groupes de renoms ont assuré la participation sénégalaise : Tels que le mythique orchestre Baobab du Sénégal des années 70 avec ses sonorités salsa, latino cubaines distillées par la bande à Rudy Gomis, Balla Sidibé, Atisso Barthélémy, Malick Diabou Seck ; les Frères Guissé et le chanteur Ablaye Mbaye ; le méga concert du groupe du Dandé Lénol de Baaba Maal et la participation des artistes locaux. Le cachet international de cette édition 2015 est porté par les chanteurs Petit Yéro de la Guinée et Noura Mint Seymali de la Mauritanienne.
Faire venir tous ces artistes à Podor, assurer leur hébergement, leur restauration, leur cachet, garantir une bonne scène et une sonorisation pareille, ainsi que parfaire l’organisation dans tous les sens…, nécessite un coût. Pour le comité d’organisation, c’est environ cent millions de francs Cfa qui sont dépensés. Ainsi après dix éditions des «Blues du fleuve», le chanteur Baaba Maal, initiateur de la manifestation scrute vers d’autres horizons pour se décharger «de la lourdeur des charges que demande une telle organisation». Le roi du Yéla qui veut pérenniser «Les Blues du fleuve» déjà inscrits dans l’agenda culturel national, vu sa dimension internationale, et son «grand succès» engendré depuis dix ans auprès des Podorois et des populations de l’autre rive du fleuve Sénégal, mais aussi vis-à-vis de l’étranger, «souhaite désormais confier l’événement à des agences de spectacles en rapport avec la municipalité de sa ville». Le lead vocal du Dandé Lénol est conforté dans ces arguments pour intéresser les organisateurs de spectacle par Birane Niang, secrétaire général du ministre de la Culture et de la Communication. Car, souligne ce dernier, le festival a réussi à devenir une manifestation internationale en recevant des artistes des pays voisins contribuant du coût au renforcement de l’intégration sous régionale. Mais, l’initiateur des «Blues du fleuve», Baaba Maal, «un ardent défenseur de sa culture et de son terroir, toujours premier pour le combat de l’émergence de la ville de Podor», reste pour le parrain de cette dixième édition Racine Sy, «un artiste hors pair. Il représente la meilleure vitrine pour la promotion de la destination du Sénégal».
Il n’y avait pas que les musiciens et artistes contemporains lors de cette dixième édition des «Blues du fleuve». Les Jaltaabés ou pêcheurs hal pulaar, ont offert un spectacle riche en couleurs en mettant en exergue les facettes culturelles du Pékan avec leurs pirogues. Cette démonstration a été rehaussée par la présence du bateau Bou El Mogdad avec ses belles sirènes qui vibrent de partout. Ému Baaba Maal estime que sans ces pêcheurs, il est impossible de réussir cet événement. «Ils me revigorent, sans Podor, je ne suis absolument rien du tout», lance le roi du Yéla. L’artisanat a eu aussi sa part dans cette manifestation annuelle à Podor. Les produits du terroir ont été exposés. La dixième édition des «Blues du fleuve» a célébré avec Baaba Maal les dix ans de l’Asc du Dandé Lénol de N’Dioum en offrant des moustiquaires imprégnées.






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