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Financement insuffisant, défaut de qualité, système non conforme aux réalités socio-culturelles… : ces maux qui empêchent l’Afrique d’attendre ses cibles en matière d’éducation

Les maux qui empêchent l’Afrique d’atteindre ses cibles en matière d’éducation ont été passé en revue par ses experts à l’occasion des 11e assises de l’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (ADEA) qui ont pris fin vendredi, à Dakar.


Rédigé par leral.net le Lundi 20 Mars 2017 à 15:30 | | 0 commentaire(s)|

Le système scolaire africain souffre de plusieurs maux. Il est notamment victime de faiblesse des financements, du défaut de qualité des enseignants, d’un système non conforme aux réalités socio-culturelles dominé par des langues étrangères… Cette situation affecte bon nombre d’Etats.

Elle a servi de prétexte à l’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (ADEA) pour tenir la 11e triennale qui a pris fin vendredi dernier, à Dakar. Ce colloque a servi de cadre aux experts pour proposer des solutions idoines pour « revitaliser l’Education à l’agenda 2063 ». C’était d’ailleurs le thème du conclave.

C’est sous ce rapport que la présidente de l’ADEA, Oley Dibba Wadda, a indiqué que « l’évaluation de 2015 fait ressortir des résultats qui ont eu des succès et des échecs. Mais le monde n’a pas atteint l’objectif de l’Education pour tous. La stagnation de l’analphabétisme des adultes, la pauvreté a reculé et l’indice du VIH est en baisse ».

Toutefois, a-t-elle noté, « l’Afrique n’a pas réussi à atteindre ses cibles. Le faible capital humain est un défi ainsi que la menace à la paix et à l’environnement. Et l’objectif 2063 fait partie intégrante de l’agenda mondial et vise à lutter contre les inégalités et à promouvoir l’égalité des sexes ».

« Pour que l’Education règle ses problèmes, il lui faut 6 piliers. Elle doit se révolutionner avec la promotion des enseignements des sciences et des mathématiques. Il faut une communauté axée sur la croissance.

Il faut mettre en œuvre une formule révolutionnaire pour être revitalisé et atteindre les objectifs. Il faut aussi une connexion des modelés réussis et échoués pour repositionner l’Education
», a précisé Mme Wadda.

Quant à l’ancien président du Comité directeur de l’ADEA Dzingui Mutumbuka, il estime que « le financement de l’Education est urgent et grandissant et reste une question fondamentale que nous devons aborder pour aboutir à l’élaboration d’un mécanisme de financement durable et continental ».

A tour de rôle, les ministres Gambien et Burkinabé ont plaidé pour un appui de la diaspora afin de soutenir le financement de l’Education. Badara Joof, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique de la Gambie, a indiqué que « la diaspora africaine dont l’apport dans l’économie des pays d’origine est plus important que l’aide bilatérale et multilatérale, doit aider à financer l’Education. La diaspora doit prendre conscience que sa contribution est déterminante dans la revitalisation de nos systèmes éducatifs ».

Le ministre de l’Education nationale de Burkina Faso, Jean Martin Coulibaly, qui indique que "la diaspora africaine doit être impliquée dans la conduite de la politique éducative en Afrique pour des investissements dans le secteur. Au Burkina, nous avons pris la décision de créer une Caisse de dépôt pour centraliser les ressources générées par la Caisse sécurité sociale et la loterie nationale, par exemple. Ces ressources étaient laissées aux soins des administrateurs alors que le pouvoir central peut l’utiliser pour le financement d’un bien public comme l’Education".








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