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Formation d'un nouveau gouvernement en Syrie

le 23 Juin 2012 à 15:27 | Lu 507 fois

Formation d'un nouveau gouvernement en Syrie
En vertu du décret promulgué par le président Bachar al-Assad, les ministres des Affaires étrangères Walid Mouallem et de l'Intérieur Mohammad Ibrahim al-Chaar gardent leurs postes, a précisé la télévision. Le ministre de la Défense Daoud Rajha, nommé en août en pleine révolte, conserve également sa fonction. Il fait partie des personnes sanctionnées par les Etats-Unis, qui dénoncent la répression très violente par le régime syrien du mouvement de contestation déclenché en mars 2011.

Alors que le pays est miné par plus de 15 mois de violences, un portefeuille de ministre d'Etat pour les "Affaires de la réconciliation nationale" a été créé pour la première fois dans l'histoire du pays. Le régime ne reconnaît néanmoins pas l'ampleur de la contestation et assimile les opposants à des "terroristes". Ali Haïdar, un membre de l'opposition tolérée par le régime, a été nommé à ce poste.

Un autre opposant, ancien communiste, Qadri Jamil, est devenu vice-Premier ministre pour les Affaires économiques et ministre du Commerce intérieur et de la Protection des consommateurs.

Ces deux opposants basés à Damas ne sont pas membres du Conseil national syrien (CNS), principale formation de l'opposition basée à l'étranger, qui réclame avant tout le départ du régime de M. Assad. MM. Haïdar et Jamil sont co-présidents du "Front populaire pour le changement et la libération" créé en juillet 2011 et qui, tout en soutenant la contestation pacifique, n'appelle pas expressément au départ du régime et refuse toute intervention étrangère.

Par ailleurs, l'avocat Omrane al-Zohbi a été désigné ministre de l'Information, selon l'agence officielle Sana, qui a précisé que cinq ministères avaient été rebaptisés. Le nouveau cabinet comprend 34 ministres, dont sept ministres d'Etat.

M. Assad avait chargé le 6 juin Riad Hijab de former un nouveau gouvernement après les législatives de mai, qualifiées de "mascarade" par l'opposition et les pays occidentaux qui dénoncent la répression de la révolte par les forces syriennes. Depuis le début de la contestation en mars 2011, les violences ont fait plus de 15.000 morts, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).



SOURCE:france24