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Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique : Plaidoyer pour bouter le terrorisme hors de l'Afrique

Arriver à bout du fléau dévastateur qu’est le terrorisme, c’est le combat de tous les pays du monde. Et pour trouver les voies et moyens pour y arriver, le Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique est ouvert, ce matin, et a vu la participation de bon nombre de pays de l’Afrique mais aussi de la France et des Etats Unis.


Rédigé par leral.net le Lundi 9 Novembre 2015 à 16:14 | | 9 commentaire(s)|

« L’Afrique face aux défis du terrorisme », c’est autour de ce thème que les participants du forum de Dakar ont axé leurs débats en ce premier jour. Selon Alioune Sall qui dirige le centre de réflexion dénommé « Institut des futures Africains » à Pretoria (Afrique du Sud), « il n’y a évidemment pas de développement sans paix de la même façon qu’il n’y a de paix qui soit durable sans développement ». Pour lui, il faut relier bout à bout la problématique de la paix et du développement. Poursuivant, il ajoute : « La menace sécuritaire en Afrique est réelle. Le terrorisme existe et fait des victimes militaires et civiles. Et il faut trouver les moyens d’y mettre fin et ce n’est pas facile vu que, face au terrorisme, il n’y a pas seulement de réponse purement militaire qui soit possible. Il faut une approche globale dans laquelle les dimensions militaires se combinent aux dimensions politiques, économiques, environnementales, sociales culturelles et technologiques ».

De son côté, le président de l’Institut panafricain de stratégies (Ips) indique, d’emblée, qu’il ne cherche pas à justifier les actes des groupes terroristes comme Boko Haram mais trouve que c’est « un phénomène d’exclusion à la base qui existe quasiment dans toutes nos sociétés où quelqu’un qui a étudié dans les écoles francophones est considéré comme un intellectuel, comme un cadre et quelqu’un qui a même un doctorat dans la langue Arabe est considéré comme un arabisant dans une vision très vulgaire et très peu respectueuse et cela pousse à la frustration et à la révolte ». Toutefois, M. Gadio trouve « qu’il n’y a rien au monde, aucune cause suffisamment juste ou suffisamment bonne, qui justifie que l’on pose une bombe dans un bus ou dans avion pour tuer des femmes enceintes, pour tuer des enfants innocents, qui n’ont rien à voir avec ces combats ». Et pour arriver à bout de ce phénomène qui inquiète plus d’un , M. Gadio se veut très réaliste, le combat contre le terroriste va être long. Ce combat n’est pas que militaire. Il faut bien que ce soit un combat inscrit dans la durée parce que traitant un problème qui est inscrit dans la durée », précise-t-il.

Le chef d’Etat-major des armées de la France, le Général Pierre de Villiers, de revenir sur les deux forces qui sous-tendent le terrorisme en Afrique, les frontières et la mondialisation qui font que Akmi, Boko Haram, entre autres activistes du terrorisme prospèrent. Il n’a pas manqué de dénoncer les méthodes « peu couteux et accessibles utilisés par ces derniers que sont les mines, les snipers, les ceintures explosives... Et pour arriver à cerner ce phénomène, il préconise trois méthodes structurants que sont : la prescription des actions dans la durée, le respect international et l’approche global. À l’en croire, ceci consiste à gagner la paix et non la guerre.

Mariama Kobar saleh






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