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France: Une Sénégalaise sauvagement tuée à coups de machette par son mari

Une centaine de personnes ont pris part à une marche blanche pour rendre hommage à la femme de 48 ans, sauvagement tuée à coups de machette le 10 juillet.


Rédigé par leral.net le Vendredi 26 Juillet 2013 à 11:51 | | 0 commentaire(s)|

France: Une Sénégalaise sauvagement tuée à coups de machette par son mari
La famille de la victime, en tête du cortège, a dénoncé la passivité des voisins lors du drame.

Ils étaient une centaine de personnes à s’être réunies jeudi, vers 11 heures, devant la gare de Montsoult (20 km au nord de Paris) pour participer à une marche silencieuse dans les rues de la ville à l’initiative l’association du Côté des femmes. Habillés de blanc, une rose à la main, ils venaient rendre un dernier hommage à Badjelina, 48 ans, sauvagement tuée dans un élan de folie par son époux, Abdouleye, 55 ans, de plusieurs de plusieurs coups de machette, il y a deux semaines. Un drame qui s’était déroulé dans le pavillon familial de la rue des Cailles, devant trois des cinq enfants du couple.

Le cortège, mené par la famille de la victime, s’est dirigé jusqu’à la mairie de la commune où a été effectué un dépôt de gerbe. «Il faut faire quelque chose pour lutter contre les violences conjugales», a lancé le maire, Jean-Claude Boistard. «Que la justice respecte ce qui a été fait par les policiers et les gendarmes», en prenant des sanctions contre les auteurs de violences. «Badjelina avait déposé plusieurs plaintes et effectué des mains courantes, a assuré Kaba», son petit frère. «Ces plaintes auraient dû suivre leurs cours», a ajouté Sago, son beau-frère. Toutefois, si Badjelina s’était rendue à plusieurs reprises à la gendarmerie, elle n’aurait jamais été victime de coups ni de menaces de morts. «Ils se disputaient régulièrement, souligne Kaba. La famille a tenté de régler le problème en discutant, comme on fait toujours chez nous.» Les disputes portaient sur la volonté de la victime de divorcer de son époux et de mettre la maison en vente, ce qu’Abdouleye aurait refusé.

«Les enfants sont très touchés par la passivité des voisins»

Encore sous le choc du drame, la famille en voulait également aux voisins de ne pas être intervenus. «Quand ma belle-sœur, après avoir été agressée dans la rue par son mari, a demandé aux voisins d’appeler les gendarmes, personne n’a rien fait ! Et après, le drame est survenu…» soupire Sago. Alors que les cinq enfants de Badjelina étaient absents, Kaba a tenu à délivrer un message de leur part « plus particulièrement aux voisins, a précisé le frère de la victime. Quand le drame a commencé, le plus petit âgé de 10 ans a sonné aux portes des maisons pour demander de l’aide. Personne n’a répondu. Si un des voisins avait répondu, peut être que les circonstances auraient été moins graves. Les enfants sont très touchés par la passivité des voisins. Ce sont eux qui ont fait les points de compression sur les plaies pour arrêter le saignement. » Présents à la marche, certains voisins ont nié avoir été prévenus d’un tel drame par les enfants. «Je n’ai rien entendu à part les sirènes des pompiers», se défend une riveraine. D’autres avaient assuré au lendemain du drame qu’ils pensaient que les cris étaient ceux de jeunes en train de jouer dans la rue.






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