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France : élection sans surprise du socialiste Claude Bartolone à la présidence de l'Assemblée nationale

le 26 Juin 2012 à 20:45 | Lu 439 fois

Le socialiste Claude Bartolone a été élu, mardi 26 juin, dès le premier tour, président de l'Assemblée nationale française. Il a obtenu 298 voix contre 185 au candidat de l'UMP, Bernard Accoyer, le président sortant. Le groupe Union des démocrates et indépendants (UDI, centriste), présidé par Jean-Louis Borloo, a voté blanc, de même que le groupe écologiste. Elu pour la durée de la nouvelle législature, soit cinq ans, Claude Bartolone devient ainsi protocolairement le quatrième personnage de l'Etat.


France : élection sans surprise du socialiste Claude Bartolone à la présidence de l'Assemblée nationale
Il n'avait pas beaucoup de chance de se tromper, François Scellier, doyen d'âge qui a présidé à l'élection au perchoir de Claude Bartolone. Le député de la Seine-Saint-Denis, soutenu par le groupe socialiste majoritaire, ne pouvait pas perdre face au sortant UMP Bernard Accoyer. Cela n'empêche pas l'émotion du nouveau président, mais aussi de ses camarades socialistes comme le député du Gers Philippe Martin : « J’avais le souvenir quand Raymond Forni était monté à la tribune et qu’il avait dit tout l’honneur que ça représentait. Claude Bartolone continue la grande tradition de ces républicains italiens qui, venus en France, prennent des fonctions importantes. »

Jacques Myard, député UMP des Yvelines, a survécu à la vague rose, il regarde tout ça avec le calme que confère l'expérience. « C’est un moment où on se retrouve, où on voit de nouveaux visages, où on regrette certains qui sont partis, et la vie continue », affirme-t-il.

Et puis, il y a les surprises que réserve cette journée un peu particulière. Les députés, pour cette unique séance, étaient placés par ordre alphabétique. Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP, avait pour voisin Gilbert Collard, député nouvellement élu du Gard sous l'étiquette du Rassemblement bleu marine. L'avocat a eu une pensée pour ceux qui l'ont élu. « Ils vont se marrer en voyant que je suis à côté de Copé qui avait dit "il ne faut pas qu’il rentre au Parlement celui-là" », s’amuse Gilbert Collard.

Les députés entreront dans le vif du sujet mardi prochain pour le discours de politique générale du Premier ministre Jean-Marc Ayrault.